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Le Figaro TV diffuse le documentaire inédit d’Alexandre Devecchio, suivi d’un débat animé par Timothée Dhellemmes, avec Karim Bouamrane et Marie-Hélène Thoraval.
Passer la publicité Passer la publicitéAprès les violences perpétrées en marge des manifestations de lycéens, en particulier celles du 17 octobre, et l’attaque terroriste et raciste de Trappes, la France est-elle au bord de la guerre civile ? Une chose est sûre, il est urgent de permettre aux Français de se parler, de débattre, librement et dans le respect mutuel. Une nécessité d’échanger qui est justement au cœur de la soirée spéciale proposée ce jeudi sur Le Figaro TV. Avec un numéro spécial de l’émission « Esprits libres », à 22 h 30, animée, une fois n’est pas coutume, par Timothée Dhellemmes et non pas comme habituellement par Alexandre Devecchio. Ce dernier n’en est pas moins en plateau, mais comme invité, à l’occasion de la diffusion, à 22 heures, de son documentaire inédit, Émeutes de 2005, l’autre histoire. Le témoignage des victimes oubliées.
Pour discuter avec le rédacteur en chef des pages débats du Figaro sont présents Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen, candidat à la présidentielle et auteur du livre L’Espoir ou le Mépris (Plon) et Marie-Hélène Thoraval, maire divers droite de Romans-sur-Isère (Drôme), médiatisée depuis le meurtre de Thomas Perotto à Crépol, en 2023, affaire dans laquelle la circonstance aggravante de racisme anti-Blanc a été retenue lors de l’instruction.
Témoignages dignes et poignants
Dans son film, réalisé en collaboration avec le journaliste enquêteur du Figaro Guillaume Poingt, Alexandre Devecchio s’est appuyé sur son livre, Nous vivions côte à côte (Fayard), pour rendre hommage à trois personnes tuées à l’époque des émeutes de 2005. Une volonté de se souvenir qui se traduit à l’écran par les témoignages dignes et poignants de membres des familles des défunts retrouvés vingt ans après les faits. « C’est Laurence de Charette, directrice adjointe de la rédaction du Figaro, en charge du pôle audiovisuel, qui a eu l’idée de circonscrire le documentaire au chapitre de mon ouvrage consacré aux victimes oubliées de 2005, confie Alexandre Devecchio après l’enregistrement de l’émission. Je rends hommage notamment à Jean-Claude Irvoas, qui est mort à 300 mètres de là où j’habitais, à Épinay-sur-Seine. Il allait photographier un lampadaire, il travaillait pour une société d’éclairage. Il a été lynché. » Sa fille se souvient avec émotion mais sans haine. Quant à Alain Lambert, gardien de lycée à Trappes mort asphyxié après l’incendie de sa voiture, son fils retient qu’un des incendiaires lui a exprimé ses remords lors du procès. Pour ce qui concerne Jean-Jacques Le Chenadec, frappé mortellement devant chez lui, à Stains, après avoir tenté d’éteindre un feu de poubelle, son épouse reste submergée par le chagrin.
En plateau, Karim Bouamrane affirme qu’aujourd’hui « il y aura une paix civile pérenne lorsqu’il y aura une paix sociale. Lorsqu’un espoir donnera la possibilité à toutes les Françaises et à tous les Français de se dire : mon avenir dans le pays, grâce à la République, sera radieux. » Ce à quoi Alexandre Devecchio répond : « Je ne nie pas un certain nombre de difficultés, mais, dès le début du mouvement actuel, l’extrême gauche l’a instrumentalisé. » Dans la foulée, Marie-Hélène Thoraval insiste sur le fait que « tous les émeutiers n’étaient pas nécessairement des lycéens ».
En fin d’émission, Karim Bouamrane évoque des convergences : « Le point commun de nous trois, c’est que nous sommes foncièrement ancrés dans le réel. Nous pouvons avoir des divergences, mais nous savons de quoi nous parlons. Et le prochain président de la République devra aussi avoir cette qualité : ne pas être déconnecté du réel. C’est le premier antidote contre le mépris. »


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