Un vol de la compagnie néerlandaise KLM a été contraint de faire demi-tour sur le tarmac, samedi 9 mai, après qu’un réseau Wi-Fi au nom menaçant a déclenché une alerte à la bombe.

La rédaction - Aujourd'hui à 07:45 - Temps de lecture :

L’un des voyageurs a immédiatement alerté l’équipage, qui a ordonné le retour de l’avion au sol. Photo d'illustration Sipa L’un des voyageurs a immédiatement alerté l’équipage, qui a ordonné le retour de l’avion au sol. Photo d'illustration Sipa

Un vol de la compagnie néerlandaise KLM assurant la liaison entre Málaga, en Espagne, et Amsterdam a été contraint de faire demi-tour sur le tarmac samedi soir, après qu’un réseau Wi-Fi au nom menaçant a déclenché une alerte à la bombe. L’appareil, un Boeing 737-800, s’apprêtait à décoller à 20 h 30 lorsque des passagers ont repéré un point d’accès sans fil portant le nom « Allahu Akbar : there is a bomb on board », soit, en traduit en français : « Allahu Akbar : il y a une bombe à bord », rapporte nos confrères néerlandais du De Telegraaf.

L’un des voyageurs a immédiatement alerté l’équipage, qui a ordonné le retour de l’avion au sol. Des agents de la Garde civile espagnole sont intervenus avec des chiens renifleurs, tandis que l’ensemble des passagers était évacué et regroupé dans une zone isolée de l’aéroport. Les bagages et la totalité de la cabine ont ensuite fait l’objet d’une fouille approfondie. « C’était une grosse intervention. La police a tout passé au peigne fin. Finalement, il s’est avéré que c’était une fausse alerte », a témoigné l’un des passagers présents.

L'origine du réseau toujours indéterminée

KLM a confirmé l’incident, indiquant que la sécurité de ses passagers et de son équipage constituait sa priorité absolue. L’avion a finalement pu repartir vers Amsterdam avec environ quatre heures de retard, atterrissant sans encombre à l’aéroport de Schiphol aux alentours de 3 heures du matin.

L’origine du réseau Wi-Fi n’a pas pu être déterminée, et aucune arrestation n’a été réalisée. Si certains passagers, ébranlés par l’incident, auraient préféré passer la nuit à l’hôtel plutôt que de reprendre l’avion, l’équipage a su gérer la situation avec calme : « Ils ont rassuré tout le monde, avec des mises à jour régulières et une prise en charge attentive », a salué un voyageur.

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