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Le président ukrainien dénonce la construction de positions d’artillerie à proximité de la frontière ukrainienne par l’armée de Biélorussie. Le dirigeant du pays, Alexandre Loukachenko, rétorque être prêt à utiliser « tous les moyens » pour prévenir une agression contre son pays.

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Alexandre Loukachenko, président biélorusse, à Moscou, le 26 février 2026. Alexandre Loukachenko, président biélorusse, à Moscou, le 26 février 2026.

La Biélorussie militarise sa frontière avec l’Ukraine et cette dernière redoute une répétition de l’offensive russe de février 2022 visant Kiev, qui se trouve à moins de 100 kilomètres. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a alerté le 17 avril, sur sa chaîne Telegram : « [Minsk] construit des routes vers le territoire ukrainien et on met en place des positions d’artillerie. Nous pensons que la Russie va à nouveau tenter d’impliquer la Biélorussie dans sa guerre. » Il y a quatre ans, l’armée biélorusse n’avait pas directement participé à l’invasion, laissant l’armée russe utiliser son territoire pour attaquer l’Ukraine. Pour dissuader son homologue biélorusse, M. Zelensky lui a rappelé « les récents événements au Venezuela », une allusion à l’enlèvement de Nicolas Maduro par les forces spéciales américaines, le 3 janvier.

M. Zelensky avait déjà attiré l’attention, le 23 mars, sur l’installation programmée par la Russie de quatre bases de contrôle de drones à long rayon d’action sur le territoire biélorusse. Un équipement destiné à faciliter les frappes quotidiennes menées par l’armée russe sur le territoire ukrainien.

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