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Par Eric Neuhoff, pour Le Figaro Magazine
Publié le 23/10/2026 à 14h00

CHRONIQUE - L’ex-favori de la rentrée, Thélyson Orélien, risque d’être l’auteur d’un seul livre. Petit passage en revue des écrivains et cinéastes qui n’ont pas persévéré.
Normalement, il ne devrait pas y en avoir d’autre. Thélyson Orélien, en homme pressé, vient sans doute de publier son premier et dernier livre. L’Haïtien a fui la tempête et rejoint son cher Québec. Il se tait, se mure dans une bouderie qui équivaut à une dénégation. Les Goncourt l’ont couvert de goudron et de plumes. Les jurés Renaudot, jamais à court de fantaisie, l’ont gardé sur leur liste. C’était ça ou mourir restera un cas isolé ou marquera le début d’une longue chaîne.
Écrire un seul livre ne constitue pas forcément une honte. Il importe de ne pas rater son coup. Au revoir et merci. Des exemples viennent à l’esprit. Dans le genre, Lampedusa ne s’est pas mal débrouillé avec son Guépard – il faut dire que Visconti est arrivé à la rescousse, Claudia Cardinale et Alain Delon sous le bras. Le Grand Meaulnes demeure une pierre blanche. Alain-Fournier, qui a été tué dans les tranchées de 1914, a laissé la pauvre Yvonne de Galais orpheline. La mort n’est pas toujours responsable du silence…


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