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Un programme de formation en maintenance d'éoliennes à Stephenville connaît une baisse du nombre d'inscriptions, alors qu'un projet majeur de parcs éoliens dans la région tarde à se concrétiser.
Le College of the North Atlantic a lancé la formation en 2023 dans le but de créer une main-d'œuvre locale pour entretenir les projets d’éoliennes proposés sur l’île de Terre-Neuve, notamment celui proposé par World Energy GH2.
Si 20 personnes étaient inscrits au programme sur neuf mois lorsqu’il a commencé, il n'y a que cinq étudiants dans la cohorte 2025-2026. Aucun d'entre eux ne vient de la région.
La bulle hydrogène a éclaté
World Energy avait promis de construire jusqu’à 600 éoliennes dans l’ouest de l’île, dont 150 dans la péninsule de Port-au-Port, pour alimenter une usine de production d’hydrogène et d’ammoniac verts, à Stephenville. La compagnie avait versé 160 000 $ au collège pour des bourses et avait promis d’embaucher tous les diplômés de la formation, mais son projet ne s’est pas concrétisé.
Le marché de l’hydrogène vert peine à se développer, faute d’acheteurs. En janvier dernier, World Energy a reconnu qu’il n’y avait plus de calendrier pour la construction. Son président, John Risley, a indiqué lundi que le projet d’usine était tombé à l’eau et qu’il se penchait désormais sur un réseau de transport électrique pour acheminer l’énergie éolienne vers le Québec.
Selon lui, des discussions sont en cours avec Hydro-Québec et le Bureau des grands projets, créé par Ottawa pour faire accélérer les grands projets d’infrastructures, mais le milliardaire reconnaît qu’il n’existe aucun calendrier pour les travaux.

Le milliardaire John Risley dirige le mégaprojet World Energy GH2 dans l'ouest de Terre-Neuve. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Danny Arsenault
L’énergie renouvelable, c’est l’avenir
Le collège indique qu’il va continuer d’offrir la formation, malgré le déclin des inscriptions.
Au début, on a créé ce programme pour appuyer la création d’emplois locaux, mais, au niveau mondial, il existe toujours beaucoup de possibilités d’emploi sur le marché du travail, rappelle Wayne Howlett, le directeur principal du campus de Stephenville.
L’énergie renouvelable, c’est l’avenir, affirme Etienne Laskey, étudiant originaire du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse. Il estime qu’il va travailler dans sa province natale ou dans l’ouest du Canada lorsqu’il termine ses études.
Wayne Howlett croit toujours aux projets éoliens proposés sur l’île et souligne que le collège a un rôle à jouer dans le développement de l’industrie énergétique.
Au cours des trois dernières années, le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador a réservé presque 400 000 hectares de terres de la Couronne pour six promoteurs d’usines d’hydrogène vert alimentées par l’énergie éolienne.
Le site d’actualités AllNewfoundlandLabrador a toutefois rapporté le mois dernier que trois promoteurs sur six avaient jeté l’éponge.
John Risley avait promis de fournir une nacelle au collège, soit la salle des machines de l’éolienne, placée au sommet de la tour, qui contient les composants essentiels pour transformer l'énergie du vent en électricité.
La promesse n’a pas été tenue, mais le collège a réussi à mettre la main sur une pale d’éolienne en décembre dernier. La pale fait 41 m de long et pèse 7700 kg. Il sera utilisé par les étudiants au printemps.
Avec les informations de Colleen Connors, de CBC


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