NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
L’entrepreneuriat jeune est devenu le refrain des politiques publiques camerounaises. Le cas Franck Olivier Emmanuel Biya, souvent cité en modèle, mérite pourtant mieux qu’un slogan. Formation à l’USC, passage à la BEAC, entrée dans la forêt puis dans l’investissement : le parcours impressionne. Il ne dit pas tout, non plus. La question n’est plus de savoir si l’entrepreneuriat doit porter l’émergence, mais comment cette génération peut réellement s’y insérer. À Yaoundé, beaucoup d’étudiants connaissent les discours, pas les guichets.
Les faits, loin des tribunes
Les faits sont plus prosaïques que les tribunes. Franck Olivier Emmanuel Biya a été formé au Collège Vogt et à la Retraite à Yaoundé, puis diplômé en 1994 de l’University of Southern California en sciences politiques et économie. Il passe à la BEAC de 1995 à 1997, devient partenaire de l’entreprise forestière I.N.G.F de 1997 à 2004, avant de fonder Venture Capital PLC vers 2004. La structure revendique des positions dans la banque, la forêt, l’énergie et les télécommunications. L’opération Camtel de 2005-2006 est citée comme exemple de restructuration de créances. Le pays compte 10,3% de chômage jeune et plus de 80% de sous-emploi, selon les chiffres repris dans le débat public. La Politique Nationale de la Jeunesse 2025-2035 est dotée de 386,1 milliards FCFA. Le ministre des PME, Laurent Serge Etoundi Ngoa, le dit sans détour : « Si les PME contribuaient à 50% du PIB, nous serions déjà émergents ».
C’est simple.
Le discours tient, la mise en œuvre moins.
Ce que le modèle ne règle pas
Pourtant, le parcours de Franck Olivier Emmanuel Biya ne se reproduit pas sur commande. Il faut le dire franchement : le réseau, le capital de départ et les passages institutionnels pèsent. Rien ne confirme à ce stade qu’un jeune diplômé de Douala puisse copier ce schéma sans appui. Le schéma n’est pas une méthode reproductible. Le ministre Mounouna Foutsou a rappelé le 11 janvier 2025 que la jeunesse est au centre de l’émergence 2035, avec un réarmement civique, moral et entrepreneurial. Sur le papier, l’idée tient. Dans les faits, les guichets restent sélectifs, les garanties bancaires rares et l’accompagnement inégal. Un jeune qui veut entreprendre aujourd’hui ne manque pas de discours. Il manque de trésorerie, de marchés et de patience administrative. Le signal est clair : l’entrepreneuriat jeune ne peut pas être un alibi pour l’État. Mais l’État ne peut pas non plus tout porter. Qui financera vraiment la génération 2035 ?
![]()
Christiane Tamoura Engo
Journaliste spécialisée dans les questions politiques, Christiane Tamoura Engo suit de près l'actualité des institutions camerounaises, des partis politiques et des grandes décisions qui façonnent le Cameroun et l'Afrique centrale.Rédactrice pour 237online.com, elle s'attache à décrypter les enjeux politiques pour les rendre accessibles à tous les Camerounais, qu'ils soient au pays ou dans la diaspora.


20 hour_ago
23



























.jpg)






French (CA)