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Entre passion et emploi du temps chargé, ces deux pompiers volontaires de L'Aigle (Orne) ont trouvé leur manière d'être utile. Témoignages.
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Par Thomas Adam Publié le 9 oct. 2026 à 18h24
Trouver des volontaires reste un enjeu pour les sapeurs-pompiers.
Pourtant, certains arrivent à faire une place à cet engagement dans des vies parfois bien chargées. A L’Aigle (Orne), Mathilde et Teddy racontent ce qui les pousse à enfiler l’uniforme.
Deux métiers qui se répondent
Infirmière et sapeur-pompier volontaire, Mathilde cumule deux activités qui se répondent. Une double casquette qu’elle porte depuis plusieurs années, après avoir découvert les pompiers à l’école des JSP. « Je n’ai jamais eu envie de passer pro, parce que j’aime avoir les deux facettes du métier. Le préhospitalier avec les pompiers, et puis mon travail d’infirmière ».
Son engagement chez les pompiers a d’ailleurs participé à son choix professionnel.
Je suis restée volontaire pendant mes études. Quand je rentrais le week-end, je reprenais mes gardes. J’ai seulement pris une disponibilité de deux ans lorsque j’étais en école infirmière.
Aujourd’hui installée à Alençon, Mathilde n’envisage pourtant pas de changer de centre. « Ici, il y a beaucoup de bienveillance. Je connais tout le monde et je sais que je peux évoluer sereinement ».
« C’est purement de la passion »
Un engagement qui repose avant tout sur l’envie. « C’est purement de la passion. Je m’éclate dans mon rôle », dit-elle.
« Je travaille douze heures comme infirmière, puis je peux être volontaire douze à vingt-quatre heures, souvent depuis chez moi. Et je fais aussi quatre ou cinq gardes postées par mois ici, en plus des week-ends de garde ».
« Une envie d’essayer le rouge »
Pour Mathilde, l’engagement s’est donc construit au fil des années. Pour Teddy, en revanche, l’histoire est différente.
A 39 ans, il est sapeur-pompier volontaire depuis quelques mois seulement. Un engagement né d’une envie de se rendre utile. « J’ai longtemps été gendarme réserviste, dans l’Eure, mais j’ai dû arrêter car je partais travailler en Guyane. A mon retour, j’ai vite eu envie de redonner de mon temps, de me sentir utile. Mais je voulais essayer quelque chose de différent. Pompier, ce n’est pas le même rapport avec la population. J’ai eu envie d’essayer le rouge ».
Une souplesse de part et d’autre
Un engagement qui doit pourtant composer avec un emploi du temps particulièrement prenant.
J’ai un planning compliqué. Je suis amené à bouger constamment pour le travail, avec des départs fréquents pour la Guyane. Avec les pompiers, j’ai aussi cette souplesse là. Ce n’est pas simple pour moi, mais je me dis que ce n’est pas simple pour eux non plus de remplir la caserne.
Rapidement, les bénéfices de l’engagement se font sentir. « Les gens sont contents de nous voir. Ça galvanise ». Mais ce qu’il apprécie surtout, c’est le collectif. « L’esprit d’équipe avec les collègues, ça me plaît énormément ».
Quant à l’uniforme, il ne cache pas une certaine fierté !
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