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Un enchaînement de systèmes dépressionnaires venus du Pacifique s'installe sur les Prairies, entraînant des températures anormalement fraîches et une vague d'orages violents pour ce week-end.
Le début de l'été s'avère particulièrement discret dans le sud des Prairies. En effet, le mois de juin est marqué par des températures maximales inférieures aux normales de saison, une instabilité chronique et de violents orages.
Ce phénomène s'explique par une configuration persistante de systèmes de basse pression en altitude qui proviennent du Pacifique et stagnent au-dessus de la région.
[Cela] nous a gardés vraiment au frais, peut-être plus frais que la moyenne, surtout plus à l'ouest. En Alberta, c'était peut-être un peu moins le cas la nuit, explique Julien Corriveau, météorologue à Environnement et Changement climatique Canada (ECCC).
La Saskatchewan [se situe] un peu entre les deux, là où les températures ont été un peu mais plus proches de la moyenne.
Si la moyenne provinciale se maintient près des normales, c'est grâce à des nuits plus douces (entre 10 et 15 °C).
En journée, la fraîcheur domine : à Saskatoon, le thermomètre n’a pas atteint une seule fois la barre des 30 °C ce mois-ci, plafonnant à un maximum de 26,9 °C.
Une telle absence de journées à 30 °C en juin s'était déjà produite en 2024, mais avant cela, il fallait remonter à 2014. La température maximale moyenne de la ville s'établit à 20,7 °C pour le mois, contre plus de 22 °C en temps normal.
Alerte aux pluies diluviennes et aux tornades ce week-end
Un nouveau système dépressionnaire abordant l’ouest des Prairies ce week-end va aggraver la situation, apportant des pluies très abondantes en Alberta et en Saskatchewan, accompagnées d'orages violents.
Les secteurs les plus à risque se situent dans le sud et le centre de la Saskatchewan, ainsi que dans le sud-ouest du Manitoba.
Des rafales de vent atteignant 100 km/h, de la grêle de la taille d'une pièce de monnaie à une balle de ping-pong et des précipitations intenses sont redoutées.
Cette instabilité s'inscrit dans un mois de juin déjà marqué par des grêlons massifs et des tornades. La Saskatchewan comptabilise déjà sept tornades confirmées cette année (quelques-unes en mai, trois le 7 juin et une le 9 juin).
Celle du 9 juin à Oxbow, classée EF-3 sur l'échelle de Fujita améliorée, est la première de cette intensité au Canada cette année et la plus puissante en Saskatchewan depuis plus d'une décennie.
La moyenne annuelle pour la Saskatchewan est de 14 à 15 ; nous en sommes déjà à la moitié, souligne David Sills, directeur du projet Northern Tornadoes. Je ne pense pas que ce début précoce soit une indication de la manière dont la saison va se terminer.
L'été dernier, la province avait enregistré 17 tornades (dont 10 en une seule journée). Selon David Sills, les conditions sévères pourraient persister.
La masse d'air chaud et humide reviendra probablement dans les Prairies à partir de la fin de la semaine prochaine. Et nous pouvons nous attendre à ce que de gros épisodes de temps violent l'accompagnent , ajoute-t-il.
Des nuages en entonnoir, signes de forts vortex pouvant mener à des tornades, sont également attendus.
Le sport de plein air s'adapte malgré les éléments
Bien que les intempéries les plus lourdes se soient concentrées durant les week-ends, le milieu sportif ne faiblit pas. Darren Cannell, fondateur de la Canadian Volleyball Elite Academy à Saskatoon, constate que ses joueurs continuent de fouler les terrains malgré la pluie et le froid.
Il a fait un peu plus frais et un peu moins ensoleillé que d'habitude, alors nous utilisons cela comme un outil d'apprentissage pour tous nos athlètes , confie Darren Cannell. Nous les entraînons à jouer, et une partie de cet entraînement consiste à être capable de rivaliser face aux éléments.
Après avoir composé avec la fumée des feux de forêt l'an dernier, les athlètes doivent s'adapter à ce nouveau défi. Les gens qui ne veulent pas jouer à moins qu'il fasse un temps magnifique, qu'il n'y ait pas de vent, pas de pluie, pas de poussière, pas de fumée, ils ne vont pas beaucoup jouer au volley de plage parce qu'on se retrouve avec plein de conditions météo différentes, et cela change tout le temps, ajoute-t-il, attribuant à cette météo le mérite de forger des joueurs plus résilients.
Pour le mois de juillet, Environnement et Changement climatique Canada prévoit le retour de températures plus chaudes, tout en avertissant que l'été pourrait rester jalonné de pluies diluviennes et de phénomènes météorologiques violents.
Avec les informations d'Halyna Mihalik


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