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Rares sont les pays, comme l’Allemagne, minée par ses débats de politique intérieure, où le sujet est traité avec réserve.

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Lors de la mobilisation des étudiants, lycéens et enseignants, à Lyon, le 8 octobre 2026. Lors de la mobilisation des étudiants, lycéens et enseignants, à Lyon, le 8 octobre 2026.

La France a certes l’habitude d’être exposée dans les médias internationaux, alors que ses mouvements sociaux font sa réputation. Mais le mouvement lycéen a généré une couverture particulièrement importante, dans un contexte de crise de la dette qui inquiète. La nature du mouvement, jeune, divers, propulsé par les réseaux sociaux et parfois violent, a suscité l’intérêt médiatique, tout en alimentant les discours xénophobes de leaders de l’internationale réactionnaire.

Aux Etats-Unis, où il est rare que la France attire l’attention et où les médias sont généralement focalisés sur la situation intérieure américaine, l’Hexagone est doublement au centre des conversations. La tension sur la dette occupe la une des titres économiques et est abondamment commentée à Wall Street, qui voit dans la France l’échec du modèle d’un pays accro à la dépense publique. Mais les manifestations ont aussi fait émerger des figures de La France insoumise (LFI), comme le maire de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Bally Bagayoko, qui a donné des interviews jusqu’à CNN, tandis que les images des émeutes ont été abondamment relayées par les réseaux MAGA (Make America Great Again) de l’extrême droite.

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