NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
L’entente entre Québec et Ottawa sur le financement d’une stratégie de protection du caribou est « un pas dans la bonne direction », mais reste à voir quelles seront les mesures précises qui seront prises, clame un expert en écologie animale.
L'accord, annoncé mardi après-midi par voie de communiqué, dévoile le financement de la stratégie, qui prévoit le versement par Ottawa de 25 millions de dollars sur cinq ans à Québec.
Pour avoir accès à ces sommes, Québec devra faire un suivi annuellement auprès d’Ottawa.
Selon Martin-Hugues St-Laurent, spécialiste en écologie animale et professeur en biologie à l'Université à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), cette annonce est une bonne nouvelle, car elle suggère que le canal de communication semble rouvert entre les deux paliers de gouvernement.

Martin-Hugues St-Laurent, professeur et chercheur en écologie animale à l’UQAR. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Il croit que cette entente devrait permettre à Québec de s'inscrire dans la continuité avec des actions déjà en place, comme la garde en captivité dans certains enclos et des programmes de gestion des prédateurs.
Le chercheur s’impatiente toutefois d’en apprendre plus sur les mesures concrètes de protection et de restauration de l’habitat qui seront adoptées avec ce financement.
Détails sur l'entente
Cette entente vise l'ensemble des populations de caribous au Québec.
Elle couvre 17 populations réparties en trois écotypes : le caribou boréal (forestier), le caribou migrateur et le caribou montagnard de la Gaspésie.
Le gouvernement du Québec devra produire un bilan annuel à Ottawa faisant état de l'utilisation des sommes versées.
Ces sommes s’ajouteront aux investissements du gouvernement du Québec, qui totalisent 59,5 millions de dollars pour la période de 2024 à 2028 en appui au déploiement de mesures de conservation, précise un communiqué publié mardi après-midi.
Là où on attend encore depuis plusieurs années, c'est sur la protection de l'habitat et la restauration de l'habitat. Donc, des mesures qui vont permettre de freiner l'érosion de l'habitat du caribou par la coupe forestière et réussir à avoir une voie de sortie qui a des chances de fonctionner pour le caribou, mentionne-t-il en entrevue.
L'annonce prévoit aussi 15 millions de dollars additionnels qui doivent être versés aux Premières Nations du Québec. Le fédéral et le provincial s'engagent aussi à consulter et impliquer les communautés autochtones dans le processus.
Les nations autochtones sont un partenaire important pour la conservation du caribou. note M. St-Laurent. Elles connaissent leur territoire, elles ont aussi embauché une multitude d'experts formés parfois même dans leurs propres communautés pour être en mesure de faire des propositions d'aires protégées autochtones, de faire des propositions d'aménagement du territoire qui sont peut-être plus en phase avec leurs valeurs spirituelles, culturelles et les valeurs environnementales aussi.
Elle est due pour une nouvelle fraîcheur
Malgré ce changement de ton à la Coalition avenir Québec (CAQ), M. St-Laurent croit encore que le gouvernement est surtout animé par des préoccupations économiques.
On ne peut pas continuer à éroder l'environnement et l'habitat d'espèces menacées. [...] Notre stratégie d'aménagement forestier, elle est due pour une nouvelle fraîcheur attachée à la science et à la capacité de réellement faire du développement durable, poursuit-il.
En juin 2024, jugeant que Québec n'en faisait pas assez pour protéger les espèces menacées sur son territoire, Ottawa avait enclenché le processus de décret d'urgence à la suite d'une analyse révélant que trois hardes de caribous boréaux du Québec faisaient face à une menace imminente de disparition.
Et l’industrie forestière?
De son côté, le député bloquiste de Jonquière–Hébertville–Pays-des-Bleuets, Mario Simard, se réjouit de voir qu'Ottawa reconnaît la compétence de Québec pour gérer sa faune et sa forêt. Il attend maintenant qu'Ottawa investisse pour soutenir l'industrie forestière, qui joue un rôle important dans l'économie du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le député de Jonquière–Hébertville–Pays-des-Bleuets, Mario Simard. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Marie-Michèle Bourassa
Nous, on travaille pour que le secteur forestier puisse se maintenir, ce qui est une lourde tâche présentement. Il est supposé avoir des sommes de la part du gouvernement fédéral, des annonces qui devraient être faites, mentionne M. Simard.
J'ai l'impression que ce qu'on voit aujourd'hui sur le caribou, c'est une première étape, après ça il va falloir voir comment on peut soutenir nos scieries, nos entrepreneurs forestiers dans un contexte désavantageux avec les Américains. Mais les choses commencent à se mettre en place, ajoute l'élu.


13 hour_ago
40



























.jpg)






French (CA)