Le coût de la vie étudiante augmente de 1,66 % cette année, selon une étude dévoilée par l’Unef ce lundi. Cette hausse est portée par l’augmentation du coût des transports et des loyers.

Cyrielle Thevenin - Aujourd'hui à 06:00 - Temps de lecture :

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Le coût de la vie étudiante augmente encore à la rentrée 2026. Les étudiants devront prévoir une hausse de 1,66 % de leur budget mensuel cette année, selon une étude de l’Unef dévoilée ce lundi. Cela représente une augmentation de 888 euros à l’année. Le reste à charge mensuel s’établit désormais à 1 300 euros, soit un niveau pour la première fois supérieur au seuil de pauvreté en France, pointe l’association étudiante.

La hausse est néanmoins moins forte que les années passées, où elle s’établissait à 4,12 % en 2025 et 2,25 % en 2024. Cette année, elle est portée par la hausse des coûts du logement et des transports. Le loyer étudiant moyen s’établit en 2026 à 627,11 euros (+2,87 % en un an) dans le parc privé et à 426,36 euros en résidence Crous (+1,04 %). Les étudiants boursiers devront débourser en moyenne 254,14 euros dans les transports (+3,07 %) et les étudiants non boursiers 278,59 euros (+2,29 %).

Forte hausse des loyers en province

Tous les étudiants ne sont pas logés à la même enseigne. En cette rentrée 2026, ce sont les boursiers quittant le domicile des parents en province qui subissent la plus forte hausse de leur train de vie (+2,14 %), devant les non boursiers quittant le domicile des parents en province (+1,81 %), ceux quittant le domicile des parents dans une grande ville (+1,42 %) et les étudiants boursiers habitant chez leurs parents en Île-de-France (+0,36 %). Cela s’explique notamment par la forte hausse des loyers constatés en province, dont le coût moyen mensuel passe de 513 euros en 2025 à 537 euros en 2026, soit une hausse de 4,68 % sur un an. Mais c’est surtout la situation des étudiants extracommunautaires qui préoccupe l’Unef. Leur reste à charge mensuel s’élève cette année à 2 160,14 euros, soit un coût de la vie près de deux fois plus élevé que les étudiants français.

Pour l’Unef, « cette augmentation continue du coût de la vie étudiante » traduit « l’incapacité du gouvernement à apporter une réponse à la hauteur des besoins réels de la jeunesse ». Depuis 2017, le coût de la vie étudiante a progressé de 35,84 %, selon ses calculs. L’association déplore notamment le fait que le deuxième volet de la réforme des bourses n’ait jamais abouti.

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