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Le Parc national de Miguasha poursuivra la recherche scientifique, malgré la fin du programme de recherche en paléontologie à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR).
Le départ à la retraite du chercheur et professeur en paléontologie Richard Cloutier entraîne la fermeture du Laboratoire de recherche en paléontologie et biologie évolutive, ce qui marque ainsi la fin de la recherche universitaire en français dans ce domaine, explique-t-il.
Comme chercheur et professeur, Richard Cloutier a consacré beaucoup de son temps à la falaise fossilifère de Miguasha dans la Baie-des-Chaleurs, reconnue comme site du Patrimoine mondial de l’UNESCO.
Ses travaux sur un poisson vieux de 380 millions d’années, l’Elpistostège Watsoni, dont un fossile a été découvert à Miguasha en 2013, ont eu un retentissement international.

L’Elpistostège Watsoni est le premier poisson à s’être aventuré hors de l’eau. Il marque la transition entre la vie aquatique et terrestre. Il présente à la fois les caractéristiques d’un poisson et d’un vertébré à pattes (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Mais au Parc national de Miguasha, la fin de ce programme ne changera pas la mission scientifique de son centre de recherche. Des chercheurs ont développé et vont continuer de développer des projets de recherche à Miguasha , assure le directeur du parc, Rémi Plourde.
C’était souhaitable que le programme existe à l’UQAR. Par contre, le parc national a des ressources pour continuer à faire de la recherche et surtout à solliciter de la recherche , ajoute-t-il.
La recherche va demeurer, elle ne vient pas de s’effondrer.

Rémi Plourde est également directeur du Parc national de l'Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé et gestionnaire de la villa Frederick-James à Percé. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat
France Charest, responsable de la conservation et de la recherche au parc national, fait partie de ces ressources.
Mon travail n’est pas la grosse recherche fondamentale, je suis plutôt là pour solliciter et accueillir les chercheurs pour les mettre sur des pistes de recherche pour des fossiles qu’on trouve , explique Mme Charest, elle-même doctorante en biologie de l’UQAR.
Collaboration internationale
France Charest ajoute que la recherche n’émanera pas directement de Miguasha , puisqu’ils ont besoin de grandes institutions universitaires et muséales pour des projets de recherche à grand déploiement.
Le parc national collabore déjà avec des universités ou des musées des États-Unis, de la France et de la Suède pour le développement de la recherche. On envoie des photos ou carrément des fossiles en prêt vers l’international, précise Mme Charest.

France Charest, doctorante en biologie de l'UQAR, a fait ses travaux de doctorat aux côtés de Richard Cloutier à Miguasha notamment. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sarah Gagnon-Piché
Pour elle, la recherche est tout de même essentielle à la mission d’éducation et de vulgarisation scientifique du Parc national de Miguasha.
Les données qui ne sortent pas du Québec ou de l’UQAR nous nourrissent quand même pour faire des mises à jour de notre exposition. Notre travail, c’est de prendre l’information qui sort des universités, des institutions ou directement des chercheurs pour la digérer et la rendre aux visiteurs , fait valoir France Charest.
On est une courroie de transmission entre les chercheurs et le public qui s’intéresse à la paléontologie.
Le directeur du parc national, Rémi Plourde, persiste et signe : Miguasha reste une place de choix pour la recherche paléontologique.
La spécialisation de Miguasha, c’est la période du Dévonien, les vertébrés inférieurs et tout ce qui est poisson, donc on reste encore le meilleur endroit dans le monde pour pouvoir profiter de fossiles exceptionnels , conclut-il.


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