Le Tour de France Femmes s’élance de Lausanne le 1er août pour une cinquième édition qui mènera le peloton jusqu’à Nice. Neuf étapes sont au programme, avec notamment une ascension du Mont-Ventoux, une première dans l’histoire de l’épreuve. Le Grand Départ en Suisse confirme la montée en puissance de la course, relancée en 2022 par Amaury Sport Organisation (ASO), après plus de trois décennies d’absence.
Le poids de l’Histoire
Si le Tour féminin reste nettement plus court que son équivalent masculin, ce n’est pas parce que les meilleures coureuses ne seraient pas capables d’enchaîner trois semaines de compétition. Les raisons sont avant tout historiques, économiques et structurelles. Le cyclisme féminin a longtemps souffert d’un manque de reconnaissance, d’investissements et de professionnalisation. Jusqu’à récemment, certaines athlètes de haut niveau exerçaient encore un métier en parallèle de leur carrière sportive. Aujourd’hui, toutes les équipes du World Tour sont professionnelles, mais les écarts de moyens entre les formations restent importants.
Le pari d’une croissance progressive
Les organisateurs défendent ainsi une croissance progressive. Depuis 2022, le Tour de France Femmes s’est allongé, est passé de huit à neuf étapes et a intégré des ascensions de plus en plus exigeantes, comme le col du Glandon, l’Alpe d’Huez, le col de la Madeleine ou, cette année, le Mont-Ventoux. «On dessine aujourd’hui un parcours féminin de la même façon que pour les hommes. On ne se pose plus de questions liées à leur capacité ou à leurs performances», explique Franck Perque, directeur de course du Tour de France. L’objectif affiché n’est pas de reproduire à l’identique le Tour masculin, mais de construire une épreuve durable, capable de poursuivre sa croissance tout en trouvant son équilibre économique.
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