Ces opérations de débroussaillage et de déboisage sont encadrées par les forces de l’ordre, qui sécurisent les chantiers. Car des citoyens se mobilisent contre l’abattage des arbres, parfois en se jetant sur les machines ou en réalisant des actions de blocage. Elles finissent dans certains cas par des gardes à vue, comme celle du militant écologiste Thomas Brail le 22 septembre. Et ce sont près d’un millier de manifestants qui se sont rassemblés au lac de Machilly samedi 26 septembre dernier pour dénoncer des irrégularités sur les chantiers et la destruction de zones humides après un été caniculaire record.
Ce déboisage est réalisé dans l’urgence, car pour Amedea, la filiale du géant de la construction Eiffage qui est chargée du chantier, la fenêtre d’opération est courte. Le préfet de Haute-Savoie, Jérôme Bonet, a signé l’autorisation environnementale le 28 août, elle n’autorise le déboisement que du 1er septembre au 31 octobre.
Le projet A412 fait aujourd’hui des mécontents du côté suisse également. La ville de Genève et cinq communes limitrophes de Gy, Jussy, Meinier, Presinge et Puplinge ont déposé des recours juridiques. Elles craignent que les véhicules sortant de l'autoroute à Machilly traversent directement ces villages genevois. Ce qui entraînera un afflux massif de voitures, du bruit et de la pollution supplémentaires sur la Rive gauche. Par ailleurs, les citoyens genevois ont voté, ce 27 septembre 2026, l'octroi d’un crédit de près de 39 millions de francs suisses à la France voisine. Cet argent doit financer des P+R et des transports publics dans le but de réduire le nombre de voitures entrant dans le canton.
La suite est à découvrir dans la vidéo ci-dessus.


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