Depuis septembre, les lycéens et lycéennes français se mobilisent pour réclamer de meilleures conditions d’étude. Peu à peu, les voix d’autres étudiants européens se sont jointes à la cause. Certaines revendications se font écho, alors que d’autres sont propres à chaque pays.
Des infrastructures en meilleur état
Des établissements mieux entretenus, davantage de professeurs, des emplois du temps allégés: ces revendications se retrouvent, avec des nuances, dans plusieurs pays européens. En France, près de 10% des heures de cours dans le secondaire n’ont pas été assurées en 2024-2025, faute de remplaçants. En France comme en Italie, les jeunes demandent aussi que l’argent public aille à l’éducation plutôt qu’aux dépenses militaires.
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Au-delà de ce socle commun, chaque pays a ses propres combats. Les Belges protestent contre la hausse des frais d’inscription à l’université et pour le climat, les étudiants grecs dénoncent leurs difficultés à se loger, et en Albanie, la mobilisation vise aussi la corruption et le gouvernement d’Edi Rama. Le mouvement s’élargit peu à peu à d’autres catégories de la population, notamment sur la hausse du coût de la vie. En Espagne et au Portugal, c’est surtout le logement qui cristallise la colère.
Les revendications varient donc d’un pays à l’autre, mais pas selon la couleur politique des gouvernements. Le sentiment, lui, est partagé: celui de voir les conditions de vie se dégrader sans réponse suffisante. Une mobilisation contre l’austérité et la militarisation est prévue le 20 novembre dans plusieurs pays européens, dont la Suisse.
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