L’assassinat, samedi 28 février, du guide suprême de l’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, n’est que «justice», selon Yasmine Motarjemi, vaudoise d’adoption née en 1955 à Chiraz, dans le sud-ouest du pays. «Le monde et l’Iran, sans cet homme qui a tué, torturé et plongé l’Iran dans une situation économique désastreuse, ne s’en porteront que mieux», explique cette femme qui s’est fait connaître comme lanceuse d’alerte lors d’un long combat judiciaire contre son ex-employeur, Nestlé, qu’elle a fini par remporter. «On peut cependant regretter qu’il n’ait pas été capturé vivant, puis jugé. Il n’a pas souffert de sa chute», note-t-elle.
Egalement membre de la diaspora, le syndicaliste Jamshid Pouranpir prévoit de «trinquer» ce soir à la mort d’un «dictateur sanguinaire» responsable du décès de milliers de personnes. Mais il ne peut se réjouir du fait «que cet assassinat soit le fait de dirigeants – en particulier le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou – qui ont commis d’innombrables crimes de guerre dans la bande de Gaza mais aussi en Iran, avec le bombardement d’une école qui a tué 148 jeunes filles et blessé une centaine d’autres». De manière générale, l’intervention conjointe des Etats-Unis et d’Israël découle d’une «action irréfléchie, dépourvue de toute légitimité internationale», relève Jamshid Pouranpir, établi à Genève.


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