NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Cet article vous est offert
Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous
Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement
Par Jacques Follorou
Publié hier à 20h29, modifié à 01h50Article réservé aux abonnés
Récit« Dans les coulisses des prises d’otages » (4/4). Denis Allex, membre du service action, est enlevé en juillet 2009, à Mogadiscio. Trois ans et demi plus tard, en janvier 2013, alors que la santé du captif se détériore, une opération est validée par François Hollande pour le libérer. Rien ne se passe comme prévu.
Cet été 2009, à Mogadiscio, voilà des semaines que Marc Aubrière et Denis Allex (des pseudonymes), deux agents de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), les services secrets français, se font passer pour des journalistes. En réalité, ils sont chargés de former la garde présidentielle de Cheikh Sharif Cheikh Ahmed, élu en janvier, à la tête d’un gouvernement fédéral de transition qui promet la réconciliation nationale. La France entend contribuer discrètement à la sécurisation d’un pays dont un quart du territoire est entre les mains du mouvement islamiste Harakat Al-Chabab Al-Moudjahidin (qui signifie « Mouvement de la jeunesse des moudjahidin »), affilié à Al-Qaida.
Au petit matin du 14 juillet, une dizaine d’hommes surgissent, armes à la main, au Sahafi, l’hôtel des deux Français, qui ne résistent pas et sont enlevés. Les ravisseurs savent où les trouver : un membre de la garde présidentielle a trahi les deux hommes et les a vendus à une milice locale. C’est une prise de choix. Car derrière leur mission officielle d’« assistance auprès du gouvernement somalien », ce sont des membres du service action (SA). Ce bras armé clandestin de la France à l’étranger mène aussi bien des assassinats ciblés que des missions de soutien auprès de guérillas, de protection de dirigeants ou d’exfiltration d’otages. Ils dépendent du Centre parachutiste d’instruction spécialisée (CPIS), basé à Perpignan, l’ancien « 11e choc », qui officie pour le compte de la DGSE.
Lors de leur fuite, les kidnappeurs sont contraints de remettre Denis Allex aux Chabab. Le convoi reprend sa route avec le seul Marc Aubrière, qui se retrouve détenu dans la périphérie de Mogadiscio par une autre milice islamiste, le Hizbul Islam. Au cours de sa détention, il souffre vite de diarrhées. Ses gardiens, en plein ramadan, finissent par le laisser se déplacer seul. Au fil des jours, il comprend que la porte donnant sur la rue n’est pas verrouillée.
Il vous reste 84.16% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.


2 day_ago
47



























.jpg)






French (CA)