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Un accord conclu entre Washington et Kingston, dont les termes n’ont pas été publiés, prévoit d’envoyer sur l’île caribéenne plusieurs dizaines d’étrangers par mois. ONG et Eglises se mobilisent contre ce procédé, déjà adopté par une trentaine de pays à travers le monde.
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Marco Rubio, secrétaire d’Etat américain et Andrew Holness, premier ministre jamaïcain, à Kingston, le 26 mars 2025. La polémique n’en finit pas d’enfler en Jamaïque, un mois après l’annonce, par le gouvernement de ce pays caribéen, d’un projet de coopération en matière migratoire avec les Etats-Unis. En vertu d’un protocole d’accord signé le 10 juin entre les gouvernements des deux pays, des ressortissants de pays tiers expulsés des Etats-Unis pourraient « transiter » par l’île des Grandes Antilles vers « un autre territoire ou leur pays d’origine », précisait le ministre de l’intérieur jamaïcain, Horace Chang, dans un communiqué publié le 16 juin, en réaction à la révélation de l’existence de ce partenariat par la presse locale.
Si des « négociations » étaient toujours en cours entre Washington et Kingston sur la mise en œuvre de cette coopération, certains aspects étaient déjà réglés, avait également indiqué le ministre, le lendemain, devant les caméras : « les Etats-Unis prendront en charge le coût du séjour initial en Jamaïque » de ces ressortissants étrangers, dont le nombre devrait être limité à 25 personnes toutes les deux semaines. Ceux-ci seront « logés par l’Organisation internationale pour les migrations » et ne seront pas « détenus », avait souligné Horace Chang.
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