NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La manifestation botanique Presqu’île en fleurs se déroule ce samedi 9 et dimanche 10 mai 2026 au château des Ravalet de Tourlaville (Manche).
Sur le même thèmechâteau des RavaletCotentinJardinageArticle réservé aux abonnés S'abonner

Par Ludivine Laniepce Publié le 10 mai 2026 à 9h35
C’est LE rendez-vous incontournable des jardiniers amateurs du Grand Ouest : Presqu’île en fleurs. Ces samedi 9 et dimanche 10 mai 2026, cette expo-vente exceptionnelle accueille plus d’une quarantaine de pépiniéristes triés sur le volet dans le parc du château des Ravalet, à Tourlaville (commune déléguée de Cherbourg-en-Cotentin, Manche).
Vendredi soir, Stéphane Marie, le présentateur de « Silence, ça pousse ! » (France 5), natif de la Manche, était d’ailleurs déjà présent pour dispenser ses conseils auprès des Cotentinais.

Pour sa 11e édition, Presqu’île en fleurs a pour thème les jardins urbains et les petits espaces. Pour cette occasion, les agents de la Ville ont de nouveau, et comme tous les deux ans, travaillé d’arrache-pied pour que cette manifestation botanique gratuite et à grand succès se déroule dans les meilleures conditions qui soient.
Plus de 35 000 visiteurs leur avaient ainsi renouvelé leur confiance en 2024, année des 20 ans de Presqu’île en fleurs.
« Le thème de cette année est issu d’une réflexion avec les équipes, explique Nicolas Pont, directeur des espaces verts de la Ville depuis trois ans. Nous nous sommes demandé quel serait le thème le plus sympathique pour toucher les gens et les aider à aménager leurs propres espaces. »
Cette année, 97 agents étaient volontaires pour assurer les différentes missions de Presqu’île en fleurs. Nous avions reçu 125 demandes, ce qui montre que c’est un événement qui est aussi très apprécié par les agents.
Cette année, de nouveaux pépiniéristes ont également rejoint l’aventure botanique de Presqu’île en fleurs. « Mais la philosophie de notre manifestation reste la même : que les pépiniéristes ne se concurrencent pas, c’est pourquoi ils ne présentent pas les mêmes gammes de plantes aux visiteurs », ajoute Nicolas Pont.
Ce sont tous des pépiniéristes et non des revendeurs. On les audite pour s’assurer qu’ils produisent eux-mêmes ce qu’ils présentent ce week-end.
Des pépiniéristes chevronnés et passionnés présents

Une quarantaine de pépiniéristes ont donc déployé leurs stands au cœur du parc du château des Ravalet, pour le plus grand plaisir des milliers de visiteurs qui ont inauguré Presqu’île en fleurs dès son ouverture.
L’organisation au cordeau et le cadre majestueux de cette manifestation botanique : les deux premiers points forts cités à l’unanimité. Puis vient la très grande qualité des pépiniéristes, venus de la Manche et du Grand Ouest, voire d’Espagne pour certains, tous prêts à dispenser leurs conseils.
L’un des premiers stands est celui des Bretons de Barnhaven Primroses et sa multitude de variétés de primevères insoupçonnées et méconnues. Au stand des Filles de l’eau, cette pépinière vendéenne présente sa belle collection de nymphéas et d’iris d’eau, de lotus et autres plantes aquatiques rares.
Ailleurs, les visiteurs trouvent par exemple du figuier afghan auprès des Bretons des Pépinières Indigènes ou de l’érable du Japon et du deutzia auprès des Manchois des Pépinières d’Elle.
« Depuis quelques années, la tendance est aux arbres fruitiers, note Didier Anquetil, qui a repris cette entreprise familiale il y a 20 ans. On sent que les gens cherchent à jardiner utilement, à avoir du beau mais aussi des fruits, avec des variétés qu’on ne vendait pas forcément avant. La mode générale est au jardin utile. »
Du côté des Vivaces de Grimesnil, au nord de Gavray, « le nerf de la guerre, ce sont les fleurs ».

Chez Fleur de Palmier, de Romagny, près de Mortain, l’ambiance diffère. Annick Saives, vétérinaire, s’est reconvertie il y a trois ans et est désormais à la tête d’une palmeraie. Sur son stand, des palmiers, donc, mais aussi des cactus, des agaves et des fougères.
« Ici, on trouve des choses qui changent dans les jardins, qui donnent du relief, explique-t-elle. J’aime le mélange entre plantes exotiques et plantes classiques. »
Les Bretons des Pépinières d’Arven proposent une autre invitation au voyage puisqu’elles sont spécialisées dans les plantes du Chili, « qui s’adaptent très bien au climat de Bretagne et du Cotentin », renseigne Yves Gloaguen, à la tête de cette belle collection.
Parmi les nouveaux venus figure par ailleurs Les Chênes de Caux et son stand étonnant de chênes.

Le Normand Jean-Baptiste Bellili, 35 ans, a créé cette pépinière biologique à Valliquerville, près d’Yvetot, en Seine-Maritime, où ses variétés sont toutes issues de semis. « Il existe de nombreuses variétés de chênes dans le monde, explique ce passionné. On dit que le Mexique est la capitale des chênes puisque ce pays abrite près d’un tiers de sa diversité. J’essaye donc d’explorer ça. »
Il combat également les idées reçues sur les chênes en présentant des variétés différentes. « Il y a forcément un chêne pour chaque jardin, plaide-t-il, même petit et même en bord de mer. On a énormément d’arbustes parmi les chênes. C’est peut-être une clé pour nos paysages de demain. »
Son préféré ? « Ce Quercus agrifolia, qui pousse sur les côtes californiennes. Son feuillage est persistant, il est rustique et pousse très vite. En trois ans, il atteint deux mètres de haut. Ce Quercus galeanensis est un chêne arbustif du Mexique qui est également parfaitement rustique et qui se plaît même dans des terres un peu lourdes. Je pense que je suis un des premiers à l’avoir commercialisé en Europe. »
Des visiteurs fidèles et conquis
Avant l’ouverture des portes, la file d’attente devant les grilles du parc en disait déjà long sur la cote d’amour de Presqu’île en fleurs. « On est là pour prendre notre temps, expliquent Anne et Nathalie, deux sœurs valognaises d’une soixantaine d’années. Nous avons un gîte avec un grand jardin et plusieurs espaces, on vient chercher des idées, discuter avec les producteurs et renouveler un peu nos fleurs. »
Dès 10 heures, les visiteurs affluaient en effet. Parmi eux, trois nouveaux : Pola, Julien et Yohann, la vingtaine, de Cherbourg.
On vient d’acheter ces plantes grasses, car on est en train de refaire la salle de bains, et pour Stéphane Marie ! C’est vrai qu’on est devenus un peu fans de plantes et on ne pensait pas que c’était aussi grand ici !
Mireille et Nicole, octogénaires martinvastaises, ne manquent jamais ce rendez-vous.

« On est toujours dans les fleurs, et on vient depuis le début !, sourit Nicole. C’est très bien organisé. »
J’ai 2 000 m² de jardin alors, au bout de 50 ans, on ne peut plus trop en mettre ! Mais on trouve toujours quelque chose au coup de cœur et au plaisir ici. Aujourd’hui, c’étaient des iris. On vient chercher des choses qui changent un peu.
Dans les allées, l’accent de la reine se fait aussi entendre. Belinda, la soixantaine, est une Anglaise qui habite Saint-Germain-de-Tournebut. « Je viens pour le nombre de plantes qu’il y a à voir, et parce que c’est gratuit : ici, on ne paye que les plantes. Tout est vraiment beau ici, c’est la meilleure manifestation du coin. »
Autre habituée : Anne, la cinquantaine, venue spécialement des environs de Combourg, en Ille-et-Vilaine, avec deux amis. « Je suis venue dans l’intention d’acheter et j’avais même appelé des pépiniéristes avant pour leur demander de me mettre des choses de côté ! J’en ai déjà beaucoup trop… Presqu’île en fleurs, ça devrait être tous les ans ! »
Un travail d’exception réalisé par les agents de la Ville
En tenue verte, les agents de Cherbourg-en-Cotentin sont partout. Et pour cause : sans eux, Presqu’île en fleurs n’existerait pas.

Au quotidien, une centaine d’entre eux, affectés aux espaces verts, travaillent à concevoir et entretenir les jardins et les massifs de la Ville, où 75 % des plantes mises en terre sont produites en interne, notamment dans les serres municipales d’Équeurdreville-Hainneville.
« En 2025, Cherbourg-en-Cotentin a décroché une Fleur d’or dans le cadre du label national Villes et Villages Fleuris, rappelle Nicolas Pont, directeur des espaces verts. C’est un peu le Graal qui consacre le travail réalisé non seulement autour de la végétalisation, mais aussi dans l’aménagement durable et paysager de la ville. Et pour Presqu’île en fleurs, là aussi, du jardinage aux menuiseries, tout est fait en régie par les équipes, tout est créé de A à Z. »
Pour découvrir tout le talent des agents, rendez-vous à l’intérieur du parc, non loin de l’espace des exposants, où se trouvent trois de leurs créations originales réalisées pour l’occasion.
- Le parcours débute par la reproduction d’un jardin de cour urbaine, une « parenthèse de sérénité » gravillonnée avec des plantes aromatiques hors sol et une petite pergola.
- Deuxième espace : une « immersion végétale » dans un jardin jungle. Ambiance luxuriante et dépaysement garanti d’inspiration tropicale. Il y a là des fougères arborescentes, notamment de Tasmanie, des bambous et autres plantes à grandes feuilles, sans oublier des artichauts et des rhubarbes qui participent pleinement à cet effet de jungle.
- Dernier temps : un jardin structuré tout en longueur, autorisant « élégance et perspective ». Ici, un espace est également dédié aux plantes aromatiques et à des arbres fruitiers palissés.

« On a cherché à présenter de petits jardins en s’appuyant sur les problématiques rencontrées par les particuliers, comme les sols qu’ils ont, par exemple », expliquent Frédéric et Benjamin, respectivement responsable des serres municipales et chef de service des espaces verts.
On a donc la cour, le petit terrain et le jardin en forme de couloir, des choses qui collent à la réalité qu’on a cherché à aménager. Et dans chaque espace, il y a un point d’eau, un coin repos et un côté nourricier avec des fruits, des légumes ou des aromatiques.
Après avoir défini leurs projets et leurs ambiances, les agents – une trentaine de volontaires – ont travaillé leurs palettes végétales et implanté les différents végétaux sur place trois semaines avant la tenue de Presqu’île en fleurs.
« Il y a eu de l’émulsion, témoignent-ils encore. Chacun a apporté sa pierre et ses idées. Et ensuite, on a sorti de la plante des serres municipales ! Tout a été semé et a poussé dans nos serres. Même cette gloriette a été faite par le métallier de chez nous pour une précédente édition de Presqu’île en fleurs. »
Une boîte à idées formidable alimentée par les conseils des agents, présents pour accompagner le cheminement des visiteurs.
Et pour prolonger l’expérience…
Les visiteurs peuvent prolonger l’expérience botanique sur le stand de la librairie indépendante cherbourgeoise Ryst, présente, comme toujours, aux côtés des pépiniéristes.

« Nous avons sélectionné environ 400 ouvrages présents dans nos rayons pour les proposer ici, détaille Arnaud Coignet, qui dirige cette librairie depuis 10 ans. Nous avons fait une double sélection. Une première pour les adultes, avec des ouvrages techniques sur le jardin, et une seconde pour la jeunesse en collant aux thèmes du jardin, des plantes et du développement durable. »
« On essaye d’accompagner le mouvement. C’est aussi le rôle du libraire d’être partenaire des manifestations du territoire, pas nécessairement dans un objectif commercial, mais dans une optique de rayonnement et presque, je dirais, d’une mission de service public puisqu’il s’agit de répondre, par des livres, aux questionnements des gens. »

À l’entrée de Presqu’île en fleurs, plusieurs associations locales sont également présentes pour prolonger l’expérience : L’Abeille noire de la Manche, La Cité des plantes (lié notamment au jardin botanique de la Roche Fauconnière, à Octeville), Art & jardins du Cotentin, Les Jardiniers amateurs de la Manche, Cotentin Côté Jardin… Autant d’espaces pour continuer à apprendre sur la biodiversité et à se transmettre des secrets de jardinage.

Presqu’île en fleurs se poursuit ce dimanche, de 10 heures à 19 heures. Entrée, parking, consigne et brouettage des plantes gratuits. Animations et expositions. Restauration sur place.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


2 month_ago
31



























.jpg)






French (CA)