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Plus de 3 000 personnes ont été tuées durant les six premiers mois de l’année, malgré le déploiement progressif d’une nouvelle force multinationale. Les exactions des groupes criminels font planer le doute sur la tenue, en décembre, des élections présidentielle et législatives, les premières organisées dans le pays depuis dix ans.

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Lors d’une cérémonie funéraire organisée en hommage aux victimes d’une attaque perpétrée par un gang armé le 23 août, à Kenscoff (Haïti), le 2 septembre 2026. Lors d’une cérémonie funéraire organisée en hommage aux victimes d’une attaque perpétrée par un gang armé le 23 août, à Kenscoff (Haïti), le 2 septembre 2026.

L’indignation reste forte, en Haïti, après la dernière attaque qui a ensanglanté la ville de Kenscoff, sur les hauteurs de Port-au-Prince. Dans la nuit du 23 au 24 août, « environ 150 membres de gangs lourdement armés » ont pris d’assaut cette commune agricole, a déclaré Marta Hurtado, porte-parole du haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, dans un communiqué publié le 28 août. Lors de cette attaque, commise par l’une des bandes criminelles qui contrôlent 85 % de l’agglomération de Port-au-Prince et terrorisent la population, « au moins 47 personnes ont été tuées », dont cinq enfants, et « plus de 52 personnes ont été enlevées », a ajouté Mme Hurtado.

« J’ai entendu des détonations de 21 h 30 jusqu’à 4 heures du matin, non-stop », relate, au téléphone, Jean-Max Duvivier, adjoint au maire de Kenscoff. Après avoir « brûlé plusieurs maisons », des bandits appartenant à la coalition de gangs Viv Ansanm se sont approchés « à moins de 100 mètres du commissariat principal » de Kenscoff, mais ils « ont été repoussés », poursuit-il.

Dans cette ville d’altitude, réputée pour son climat agréable et ses paysages, la consternation est d’autant plus grande que les bandes criminelles avaient déjà lancé un assaut sanglant, début juillet, contre des hameaux excentrés de Kenscoff, faisant une soixantaine de victimes parmi les paysans. La population est « secouée et traumatisée », se désole Jean-Max Duvivier, qui pleure la mort de deux agents municipaux lors du dernier massacre. La mairie de la commune meurtrie a décrété trois jours de deuil jusqu’au mercredi 2 septembre, tandis que les funérailles des victimes se succèdent chaque jour.

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