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En séquençant les génomes de Néandertaliens de Belgique et de France, des chercheurs de l’Institut Max Planck lèvent le voile sur les derniers instants de cette espèce qui a disparu mystérieusement il y a un peu plus de 30 000 ans.
Comment une population implantée depuis des centaines de milliers d’années a-t-elle pu disparaître en l’espace de quelques milliers d’années ? Pourquoi les Néandertaliens, qui occupaient encore l’Europe il y a 40 000 ans, n’ont pas survécu plus de 7 000 ans après l’arrivée des premiers Homo sapiens ? La question est hautement débattue et divise la communauté scientifique. Une étude inédite menée par les équipes de l’Institut Max Planck de Leipzig (Allemagne), analysant plusieurs génomes néandertaliens permet d’apporter un nouvel éclairage (Nature, 25 juin 2026). Ces données permettent de mieux comprendre l’organisation de ces sociétés dans les derniers instants de leur existence, et d’explorer leurs interactions avec les premiers représentants de notre espèce, Homo sapiens.
L’équipe d’Alba Bossoms Mesa a séquencé l’ADN de 27 restes de Néandertaliens provenant de sept sites du bassin de la Meuse en Belgique (une région exceptionnellement riche en sites du Paléolithique moyen) et…


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