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Le président américain a réservé ses premières remarques, mercredi, à son projet de rénovation. Quelques heures avant, son vice-président a déclaré que « la véritable raison pour laquelle nous avons perdu est évidente pour presque tout le monde », à savoir la guerre lancée par son administration et Israël contre l’Iran.
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Sénatoriale du Mississippi : plusieurs jours avant les résultats définitifs
Au Mississippi, l’élection sénatoriale reste suspendue à quelques milliers de bulletins, l’écart étant si serré que l’Associated Press (AP) pourrait ne pas désigner de vainqueur avant la certification officielle des résultats, le 13 novembre au plus tard. Mercredi soir, le démocrate Scott Colom comptait 1 138 voix d’avance sur la républicaine Cindy Hyde-Smith, sénatrice sortante, alors que la quasi-totalité des votes a été dépouillée.
Restent à compter : environ 3 600 votes par correspondance, qui seront pris en compte s’ils arrivent d’ici au mardi 10 novembre, conformément à une décision de la Cour suprême de l’Etat rendue en juin ; ainsi qu’un nombre encore inconnu de « bulletins provisoires », remis aux électeurs dont l’éligibilité est contestée. Ces derniers ne sont validés que si l’électeur présente une pièce d’identité conforme ou une exemption religieuse. En 2024, l’Etat en avait enregistré près de 15 000, dont 70 % avaient été acceptés, rappelle le New York Times.
Particularité locale : le Mississippi ne prévoit ni recomptage automatique ni procédure de contestation, de sorte qu’un nouveau décompte ne pourrait être ordonné que par un tribunal.
Les marchés américains réagissent positivement aux résultats des midterms
Les marchés apprécient la clarté et le moins que l’on puisse dire c’est que la soirée électorale de mardi soir leur en a apporté. Alors que les premiers indicateurs d’une victoire démocrate avaient envoyé les bourses asiatiques dans le rouge mardi soir, l’optimisme a repris le dessus à Wall Street mercredi, tandis que le scénario d’une grande vague bleue se confirmait.
Les principaux indices ont clôturé dans le vert. Le Dow Jones (+ 3,3 %) a réalisé sa meilleure journée depuis avril 2025, et le S&P 500 (+ 1,60 %) et le Nasdaq (1,46 %) ont tous deux enregistré des gains significatifs.
Le prix du baril de brut a reflué à 94,62 dollars (-8,7 %). Les investisseurs ont interprété le résultat de l’élection comme un désaveu de la guerre en Iran de Donald Trump — ce que le vice-président J.D. Vance a lui-même écrit dans un message mercredi.
Le rendement des bons du trésor à 10 ans a continué sa lente décrue, à 4,88 %, après avoir culminé aux alentours de 5,30 % ces dernières semaines, ce qui devrait détendre quelque peu les taux d’emprunts en général, sous pression ces dernières semaines.
Nicolas Chapuis (New York, correspondant)
Bonjour,
Il est trop tôt pour savoir si la proposition 40, qui prévoit d’instaurer une taxe sur les milliardaires de 5 %, a été rejetée ou non. Cette idée, portée par les économistes franco-américains Gabriel Zucman et Emmanuel Saez, a été, selon le décompte provisoire de mercredi matin, rejetée par 55,6 % des électeurs avec 60 % des bulletins de vote dépouillés.
C’est insuffisant pour annoncer la défaite de la proposition à coup sûr, d’autant que des grands comtés ayant voté en faveur de la taxe n’ont pas encore été suffisamment dépouillés : Los Angeles a voté oui à 51 % avec 70 % des votes reçus, Alameda a voté pour à 54 % avec 59 % de bulletins reçus, et San Francisco à 52 % avec seulement la moitié des bulletins dépouillés.
Ces trois comtés représentent un tiers des votes dépouillés jusqu’à présent. Selon The New York Times, en 2024, à midi au lendemain de l’élection, seuls 62 % des votes avaient été reçus.
La Californie est un Etat particulièrement incapable de compter rapidement les votes. L’attente peut donc se prolonger avant que le verdict ne soit rendu, comme c’est l’usage, par l’agence AP.
Le Monde ne commentera pas le scrutin avant que le résultat soit certain, et nous vous tiendrons informés dans la nuit quand cela sera le cas.
Arnaud Leparmentier (San Francisco, correspondant)
Des référendums sur le droit à l’avortement en majorité approuvés
Bonsoir,
Quatre Etats tenaient des référendums sur le droit à l’avortement lors de cette élection, contre dix en 2024. Selon les projections de CNN, dans trois d’entre eux les partisans de l’IVG l’ont emporté.
Les électeurs ont approuvé des protections constitutionnelles dans le Nevada et la Virginie, tandis que le Missouri a rejeté une proposition d’abroger des mesures instaurées en 2024. Seul le très conservateur Idaho a rejeté l’instauration d’un droit à l’avortement.
Rappelons que depuis l’arrêt de la Cour suprême de 2022 (Dobbs v. Jackson) supprimant le droit fédéral à l’avortement (Roe v. Wade) de 1973, les décisions en la matière sont renvoyées aux Etats.
Elon Musk, l’autre grand perdant des midterms
Elon Musk et Donald Trump à Washington, le 29 octobre 2026. Son nom ne figurait sur aucun bulletin de vote, il était pourtant omniprésent, du moins financièrement. Elon Musk, l’homme qui a dépensé près d’un demi-milliard de dollars pour soutenir les candidats républicains dans l’élection la plus chère de l’histoire des Etats-Unis et qui a perdu sur toute la ligne, a réagi à cette débâcle par l’humour ironique sur son réseau social, X.
« J’ai l’impression que l’ingérence de mes lasers spatiaux dans les élections n’a pas fonctionné cette fois », a-t-il écrit alors que les victoires des démocrates étaient annoncées dans le Texas, l’Etat où il a dépensé la plupart de son argent directement ou par le biais des Political Action Commitees (PAC). Son précédent post datant de mardi matin – « Votez rouge aujourd’hui ! » – a, lui, été simplement effacé. L’écrasante victoire démocrate pourrait pourtant avoir des conséquences très réelles pour le multimilliardaire.
Un Texas qui n’est plus si accueillant
Pas un hasard si Musk s’est concentré sur cet Etat historiquement républicain où il a déménagé en 2021 et où sont désormais basés les sièges de ses entreprises, Tesla (à Austin) et SpaceX (à Starbase, une ville qu’il construit).
La défaite de Ken Paxton, dont la campagne pour le Sénat a été presque entièrement financée par Musk, a été une première gifle. Le démocrate James Talarico n’a d’ailleurs pas manqué de le mentionner, indirectement, dans son discours de victoire : « Nous venons de prouver que tout l’argent du monde ne fait pas le poids face au peuple. »
Mais c’est une autre course qui risque de perturber les projets d’Elon Musk : la victoire de Gina Hinojosa, qui est devenue la première gouverneure démocrate du Texas depuis 1990 en battant Greg Abbott, le républicain sortant qui avait promis de faire de l’Etat un « épicentre » de l’IA. Alors qu’Abbott avait fait un pont d’or pour que Musk s’installe au Texas, Hinojosa a promis un moratoire immédiat sur les data centers et une levée des avantages fiscaux pour les entreprises de la tech. Des mesures qui seront d’autant plus faciles à faire passer maintenant que la Chambre des représentants du Texas est, elle aussi, passée sous contrôle des démocrates.
Le risque d’enquêtes parlementaires
« Prenez des avocats ». C’est le message très direct de Robert Garcia, le prochain président du comité de surveillance de la Chambre des représentants, lancé mardi soir à destination des républicains et de leurs alliés. Maintenant qu’ils contrôlent le Sénat, les démocrates pourront lancer des commissions d’enquêtes parlementaires contre des membres de l’administration, ou des personnes dans son orbite.
Musk, qui a créé et dirigé le tristement célèbre département de l’efficacité gouvernementale (DOGE) au début du deuxième mandat de Trump, pourrait être dans leur viseur. « Les électeurs ont rejeté les républicains en partie parce qu’ils ont été achetés par des milliardaires de l’IA. Les démocrates doivent leur demander des comptes, plutôt que d’accepter leurs chèques », a ainsi dit Greg Casar, un élu démocrate du Texas. Donald Trump a déclaré, avant l’élection, qu’il protégerait Musk des enquêtes, étant même prêt à lui accorder une grâce préventive.
Une fusion entre Space X et Tesla qui se complique
Annoncé il y a moins d’un mois par le multi-entrepreneur, le rapprochement entre ses deux sociétés, qui créerait l’une des entreprises les plus valorisées au monde, pourrait lui aussi se compliquer. Comme le note Bloomberg, si le Congrès ne peut pas directement bloquer ce deal, des élus démocrates peuvent en revanche le ralentir, en se prévalant de la volonté de réguler le développement de l’IA, et plus largement du secteur de la tech, exprimée par les électeurs américains. Ce qui serait très préjudiciable pour Musk, alors que les entreprises engloutissent chaque trimestre des milliards de dollars de capitaux en investissements.
En parlant d’argent qui part en fumée, les cours en Bourse de SpaceX (− 5,3 %) et Tesla (− 2,6 %) ont chuté ce mercredi, alors que le Dow Jones, lui, a connu sa meilleure journée post-midterms depuis 44 ans. Ce qui fait dire au blog Alphaville du Financial Times que, en prenant en compte ses dépenses et la journée de mercredi à Wall Street, « les midterms ont déjà coûté près de 30 milliards de dollars à Elon Musk ». Le site The Verge rappelle, lui, qu’il ne s’agit que d’une partie de sa fortune, et espère que « sa défaite soit le signe que même l’homme le plus riche du monde ne peut pas contrôler un électorat. Mais c’est également possible qu’il dépense encore plus d’argent la prochaine fois ».
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Bonsoir Sally,
Voici un résumé des réactions politiques en France.
Bonsoir,
Les références à Versailles ne manquent décidément pas à la Maison Blanche ! La comparaison avec Marie-Antoinette et la salle de bal est tentante. Mais Donald Trump rappelle aussi Louis XVI, surnommé « Monsieur Véto » par les révolutionnaires français pour son opposition à certaines décisions de l’Assemblée.
Le président américain a lui-même brandi son pouvoir de veto face au Congrès démocrate, allant jusqu’à publier un message réduit à un seul mot : « VETO. »
Mais aux Etats-Unis, ce pouvoir est encadré par la Constitution : le Congrès peut passer outre à la majorité des deux tiers dans chacune des deux chambres.
Une multiplication de veto pourrait provoquer une paralysie politique, notamment sur le budget, voire pousser certains républicains à rejoindre les démocrates pour contourner le président. Encore faudrait-il réunir cette majorité des deux tiers, un obstacle considérable.
Ce qu’il faut retenir au lendemain du scrutin, mercredi 4 novembre, à 21 heures
- Les démocrates reprennent le contrôle du Congrès, avec, mercredi soir 54 sièges au Sénat, 237 à la Chambre des représentants, infligeant une lourde défaite au Parti républicain de Donald Trump.
- J. D. Vance attribue la défaite à la guerre contre l’Iran. Le vice-président estime que le conflit est la principale raison du revers républicain. Il évoque également le coût de la vie et les relations avec Israël. Donald Trump Jr prend publiquement le parti de J. D. Vance.
- Donald Trump reconnaît le coût électoral de la guerre, mais ne regrette rien. Le président estime que J. D. Vance a « largement raison », tout en affirmant qu’il prendrait à nouveau la décision d’entrer en guerre.
- Pour sa première apparition depuis la défaite, Donald Trump parle de sa salle de bal. Le président consacre une longue intervention aux travaux de la Maison Blanche avant d’aborder les élections et de rappeler son pouvoir de veto face au futur Congrès démocrate.
- Pete Hegseth maintenu au Pentagone, selon Donald Trump. Alors que son nom circule pour succéder à la sénatrice Marsha Blackburn, élue gouverneure du Tennessee, le président assure ne pas envisager de remplacer son ministre de la défense.
- Incertitude au Mississippi. Seulement 65 voix séparent les candidats au Sénat. Le démocrate Scott Colom devance de justesse la républicaine Cindy Hyde-Smith, alors que 96 % des suffrages ont été dépouillés. Quelque 15 000 bulletins provisoires doivent encore être examinés.
- Michigan : une victoire symbolique pour la gauche démocrate. Abdul El-Sayed devient le premier sénateur musulman des Etats-Unis. A la Chambre, William Lawrence, cofondateur du mouvement écologiste Sunrise Movement, remporte également une circonscription.
- Nancy Lacore ravit un siège aux républicains en Caroline du Sud. L’ancienne vice-amirale limogée par Pete Hegseth en 2025 a été félicitée par Nancy Mace, qui détenait jusqu’ici cette circonscription.
Bonsoir Rafael,
Les principales élections en Géorgie sont désormais tranchées, même si le dépouillement et la certification officielle des résultats ne sont pas encore achevés. Le démocrate Jon Ossoff a été réélu au Sénat face au républicain Mike Collins, tandis que Keisha Lance Bottoms a remporté l’élection au poste de gouverneur face à Rick Jackson, devenant la première femme noire élue à la tête d’un Etat américain. Les démocrates ont également remporté les postes de lieutenant-gouverneur, de procureur général et de secrétaire d’Etat.
Si les démocrates ont remporté les principales élections en Géorgie, ils n’ont pas réussi à gagner de terrain dans les 14 circonscriptions de l’Etat à la Chambre des représentants des Etats-Unis. Selon l’Associated Press, les républicains conservent leurs neuf sièges et les démocrates leurs cinq sièges.
Les démocrates pourraient également s’emparer de la Chambre des représentants de Géorgie, contrôlée par les républicains depuis 2004. Selon CBS News Atlanta, huit des 180 sièges restent à attribuer. Les démocrates, qui ont déjà gagné huit circonscriptions républicaines, sont en tête dans cinq des dernières courses indécises. Il leur suffirait de remporter trois de ces sièges pour obtenir la majorité.
Au-delà des élections de mi-mandat, les électeurs de Géorgie se sont prononcés sur trois modifications de leur Constitution. L’une d’elles, approuvée à 78 %, autorise la création d’un fonds destiné à moderniser le 911, le numéro d’urgence américain. Objectif : permettre notamment aux personnes appelant les secours de transmettre des SMS, des photos et des vidéos aux opérateurs, grâce à une nouvelle génération de systèmes d’urgence. Les électeurs ont également approuvé des avantages fiscaux pour les grandes exploitations agricoles et la suppression des étiquettes partisanes lors des élections des juges chargés notamment des successions.
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Dans le Michigan, la victoire d’un jeune activiste pour le climat
William Lawrence, à Lansing, dans le Michigan, le 4 novembre 2026. Parmi toutes les préoccupations formulées par les électeurs américains, et elles sont nombreuses au niveau local comme national, l’absence du dérèglement climatique était flagrante. Un petit rayon de soleil est venu ce soir du 7e district du Michigan, où le jeune démocrate William Lawrence a battu le républicain sortant, Tom Barrett.
Lawrence, la trentaine, n’avait jamais été élu jusqu’ici. Il était un militant de la cause climatique connu pour avoir mené de nombreuses actions lorsqu’il était à l’université. Il a ensuite fondé le Sunrise Movement, une organisation qui avait collaboré à la politique climatique de l’administration Biden, et milité pour les droits des locataires dans sa région du Michigan.
Il a été élu sur un programme qui propose d’élargir l’accès à la couverture santé et de réguler davantage l’installation de data centers. Après l’officialisation de sa victoire, le nouveau membre de la Chambre des représentants a dit : « Je crois que nous avons démontré qu’il y avait de l’envie pour une autre façon de faire de la politique ici, dans le centre du Michigan. »
Mississippi : 15 000 bulletins pourraient faire basculer l’élection au Sénat, selon CNN
Le suspense reste entier dans le Mississippi. Selon les résultats de l’Associated Press, actualisés mercredi à 20 h 14, le démocrate Scott Colom devance la sénatrice républicaine sortante Cindy Hyde-Smith de seulement 65 voix, avec 462 857 suffrages contre 462 792, soit 48,9 % chacun. Le candidat indépendant Ty Pinkins recueille 19 938 voix (2,1 %). A ce stade, 96 % des suffrages ont été dépouillés. Mais l’issue du scrutin pourrait dépendre d’environ 15 000 bulletins provisoires, dont la validité doit être vérifiée dans les prochains jours, rapporte CNN.
Ces bulletins ont notamment été déposés par des électeurs dépourvus de pièce d’identité conformes ou absents des listes électorales. Une situation qui pourrait être liée à une vaste opération de révision des listes : quelque 230 000 électeurs ont été classés « inactifs » après l’utilisation de données commerciales, une procédure contestée par des associations.
Les électeurs concernés ont jusqu’au 10 novembre pour présenter les justificatifs nécessaires. Des votes par correspondance doivent également être comptabilisés. Les premières indications sur le nombre de bulletins finalement validés pourraient ne pas être connues avant la semaine prochaine.
En cas de victoire, Scott Colom deviendrait le premier sénateur noir du Mississippi depuis la période de la Reconstruction, après la guerre de Sécession
Où en est le vote sur la taxe sur les milliardaires en Californie ?
Bonjour,
Il est trop tôt pour savoir si la proposition 40, qui prévoit d’instaurer une taxe sur les milliardaires de 5 %, a été rejetée ou non. Cette idée, portée par les économistes franco-américains Gabriel Zucman et Emmanuel Saez, a été, selon le décompte provisoire de mercredi matin, rejetée par 55,6 % des électeurs avec 60 % des bulletins de vote dépouillés.
C’est insuffisant pour annoncer la défaite de la proposition à coup sûr, d’autant que des grands comtés ayant voté en faveur de la taxe n’ont pas encore été suffisamment dépouillés : Los Angeles a voté oui à 51 % avec 70 % des votes reçus, Alameda, à Oakland, a voté pour à 54 % avec 59 % de bulletins reçus et San Francisco à 52 % avec seulement la moitié des bulletins dépouillés.
Ces trois comtés représentent un tiers des votes dépouillés jusqu’à présent. Selon The New York Times, en 2024, à 12 heures au lendemain de l’élection, seuls 62 % des votes avaient été reçus.
La Californie est un Etat particulièrement incapable de compter rapidement les votes. L’attente peut donc se prolonger avant que le verdict ne soit rendu, comme c’est l’usage, par l’agence AP. Le Monde ne commentera pas le scrutin avant que le résultat soit certain.
Arnaud Leparmentier (San Francisco, correspondant)
Donald Trump reconnaît le coût électoral de la guerre en Iran, mais défend Pete Hegseth
Le président américain Donald Trump sur le chantier de la salle de bal de l’aile Est de la Maison Blanche, à Washington, DC, le 4 novembre 2026. Alors que J. D. Vance attribue la défaite républicaine aux élections de mi-mandat à la guerre contre l’Iran, et que Donald Trump reconnaît lui-même le poids du conflit dans le scrutin, l’avenir du ministre de la défense, Pete Hegseth, qui supervise les opérations militaires américaines, suscite des interrogations.
Interrogé sur son éventuel remplacement, alors qu’il arpentait le chantier de sa future salle de bal à la Maison Blanche, Donald Trump a assuré vouloir le maintenir à son poste. « Non, je pense qu’il fait du très bon travail », a-t-il déclaré à la presse.
Le nom de Pete Hegseth circule en effet pour succéder à la sénatrice républicaine Marsha Blackburn, élue gouverneure du Tennessee. Le président américain a estimé que son ministre « serait très populaire » au Sénat, tout en assurant ne pas avoir entendu parler de cette hypothèse.
Résident du Tennessee, Pete Hegseth pourrait être nommé par la future gouverneure pour occuper son siège. Marsha Blackburn n’a toutefois pas encore dévoilé ses intentions.
Que se passe-t-il en Alaska ?
Bonjour,
Rien n’a bougé en Alaska depuis ce matin. Il faut préciser qu’il n’est que 10 heures là-bas actuellement.
Pour le poste de gouverneur, alors que 74 % des bulletins ont été dépouillés, le candidat démocrate Jonathan Kreiss-Tomkins recueille 49,2 % des suffrages, conte 29,2 % pour la républicaine Bernadette Wilson.
Pour le poste de sénateur, avec là aussi 74 % des bulletins dépouillés, la course est encore plus serrée entre la démocrate Mary Peltola (102 701 voix, soir 48,2 %) et le républicain Dan S. Sullivan (102 075 voix, 47,9 %).
A noter, cependant, qu’il faudra que l’un des candidats atteigne la barre des 50 % pour être élu, car l’élection dans cet Etat se joue au « vote préférentiel ». Les électeurs doivent ainsi classer les candidats d’un à quatre. Si aucun des candidats n’atteint 50 % après le premier décompte, le candidat recevant le moins de voix, est « éliminé » et l’on reprend les bulletins de tous les électeurs l’ayant classé premier pour les redistribuer à leur deuxième choix. Et ainsi de suite jusqu’au 18 novembre.
« Donald Trump prend vraiment une claque » : l’analyse de notre correspondant à New York
Un net basculement vers les démocrates dans tout l’électorat, selon les sondages du « New York Times »
On vous conseille la lecture de cette infographie qui résume à elle seule l’ampleur de la victoire démocrate lors de ces midterms.
Peu importe le sexe, l’origine ethnique, le niveau d’éducation ou l’âge, chaque groupe – sauf les électeurs blancs – a majoritairement voté pour un ou une candidate démocrate.
Plus inquiétant encore pour l’état-major républicain, la différence entre le vote de 2024 et celui est flagrante – on compte + 29 points chez les électeurs d’origine hispanique, + 32 points chez les électeurs âgés de 18 à 29 ans –, signe que la coalition qui a élu Donald Trump n’existe plus.
Pour sa première apparition depuis la défaite républicaine, Donald Trump parle de sa salle de bal à la Maison Blanche
Le président est apparu mercredi devant les caméras pour la première fois depuis la lourde défaite des républicains aux élections de mi-mandat. Plutôt que de commenter les résultats, le président américain a choisi de parler… des travaux de sa future salle de bal à la Maison Blanche.
Micro à la main, devant une structure encore en chantier, il s’est attardé sur la hauteur des plafonds et les colonnes corinthiennes du bâtiment. « C’est une construction exceptionnelle », a-t-il assuré. « Le propriétaire de la carrière ne voulait pas le vendre, mais il m’aimait bien », a-t-il raconté, avant de se féliciter d’avoir obtenu une veine de marbre particulièrement convoitée pour le sol de sa salle de bal. Donald Trump a ensuite détaillé les plans du bâtiment, jusqu’à l’emplacement des cuisines et a vanté la résistance du toit. « Vous pourriez installer autant d’hélicoptères que vous voulez sur le toit. C’est un plafond très solide. Il résiste aux drones, aux missiles et aux balles », a-t-il assuré.
Le tout dans une acoustique chaotique, entre échos et larsens, sa voix se répercutant sur les poutres et les structures en béton du chantier. Le président a également évoqué ses autres projets d’aménagement, notamment un nouvel héliport et des travaux d’embellissement à Washington.
Le président américain Donald Trump s’adresse aux journalistes, sur le chantier de la salle de bal de l’aile Est de la Maison Blanche, à Washington, le 4 novembre 2026. Pendant son discours, il n’a pas eu un mot sur les élections, une attitude qui pourrait agacer jusque dans son propre camp. Selon The New York Times, de nombreux républicains étaient déjà exaspérés lundi de voir Donald Trump consacrer sa dernière apparition publique avant le scrutin à ses projets immobiliers plutôt qu’à la campagne.
Fox News a fini par interrompre la retransmission. Après une dizaine de minutes, plus aucune grande chaîne d’information câblée ne diffusait l’intervention du président, toujours retransmise sur la chaîne YouTube de la Maison Blanche.
Donald Trump a néanmoins fini par aborder la défaite républicaine. Interrogé sur les propos de J. D. Vance, qui l’attribue à la guerre contre l’Iran, il a reconnu que son vice-président avait « largement raison », le conflit ayant fait augmenter les prix de l’essence « un peu, à court terme ». Mais pas question de regretter sa décision d’entrer en guerre : « Si c’était à refaire, je devrais le refaire », a-t-il assuré, invoquant la nécessité d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire.
Quant à ses relations avec le nouveau Congrès dominé par les démocrates, Donald Trump a alterné ouverture et mise en garde. « Je m’entendrai probablement avec les démocrates, à moins qu’ils ne veuillent jouer un rôle destructeur », a-t-il déclaré, avant de rappeler qu’il disposait du « droit de veto ».
La républicaine Nancy Mace félicite la démocrate Nancy Lacore, qui lui succède à la Chambre
Bonsoir,
En effet, la républicaine Nancy Mace a félicité la démocrate Nancy Lacore pour sa victoire dans la première circonscription de Caroline du Sud, jusqu’ici détenue par les républicains. « Nous tenions à prendre un moment pour féliciter la future représentante Nancy Lacore pour sa victoire hier soir, ainsi que tous les nouveaux élus de Caroline du Sud », a-t-elle écrit sur Facebook.
Nancy Mace, qui avait renoncé à briguer un nouveau mandat pour se présenter sans succès au poste de gouverneure, a promis une transition sans heurts et assuré que son équipe continuerait de servir les habitants de la circonscription jusqu’à la fin de son mandat.
Ce message constitue une reconnaissance explicite de la victoire de Nancy Lacore, ancienne vice-amirale limogée par Pete Hegseth en 2025, qui devance sa rivale républicaine Jenny Costa Honeycutt de plus de 3 308 voix, selon le dernier décompte de l’Associated Press.
Comme J. D. Vance, Donald Trump Jr impute la défaite républicaine à la guerre contre l’Iran
Il y a comme un petit air de « Tu quoque, fili mi » (« Toi aussi, mon fils ! ») à la Maison Blanche. Dans un message sur X, Donald Trump Jr, le fils aîné du président américain, a apporté son soutien à J. D. Vance, qui attribue à la guerre contre l’Iran la lourde défaite des républicains aux élections de mi-mandat.
« Chaque mot de ce message [est juste à 100 %] », écrit Donald Trump Jr en partageant une longue publication du vice-président sur les conséquences électorales du conflit. Les deux hommes ont déjà exprimé en privé des réserves sur cette guerre, déclenchée en février et toujours en cours.
Donald Trump, lui, reconnaît que le conflit a pesé sur le scrutin, sans pour autant remettre en cause sa décision. Sur Fox News, il a déclaré : « Je pense que l’Iran a joué un rôle » [dans la défaite républicaine], ajoutant que les électeurs comprenaient l’importance de ce qu’il avait fait.
Au Wall Street Journal, il a également défendu son choix d’entrer en guerre : « J’ai fait ce qu’il fallait. Je l’aurais refait. »


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