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Le premier ministre norvégien, Jonas Gahr Store, avait fait savoir que l’avion du président ukrainien avait été « presque touché » par un drone dans l’espace aérien moldave le 9 septembre, alors que Volodymyr Zelensky se rendait à Oslo pour les funérailles du roi Harald V de Norvège.
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La star du hockey américain Alexander Ovechkin fait campagne pour le parti de Poutine
Alexander Ovechkin, meilleur buteur de l’histoire de la National Hockey League (NHL) – principale ligue professionnelle de hockey sur glace en Amérique du Nord, regroupant des équipes américaines et canadiennes –, figure dans un clip de campagne de Russie unie, le parti au pouvoir en Russie, à quelques jours des élections législatives.
Le capitaine des Washington Capitals y apparaît derrière le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, aux côtés de Margarita Simonian, patronne de la chaîne RT, et de plusieurs personnalités soutenant le pouvoir. Selon le média russe indépendant Meduza, le Kremlin avait envisagé de l’intégrer à la liste de Russie unie pour les législatives, mais le hockeyeur « n’en avait pas envie ». Il a en revanche accepté de participer à la campagne du parti.
Les Washington Capitals ont confirmé mardi qu’Ovechkin avait été sollicité pour participer à cette campagne alors qu’il se trouvait en Russie cet été. Le club n’a pas condamné son choix, soulignant qu’il était citoyen russe et vivait à Moscou avec sa famille pendant l’intersaison.
Selon The Insider, média d’investigation russe indépendant en exil, Ovechkin affiche depuis longtemps sa proximité avec Vladimir Poutine. En 2017, il avait lancé le mouvement Putin Team, affirmant qu’il n’avait « jamais caché » son soutien au président russe. Après l’invasion de l’Ukraine en 2022, il avait appelé à la paix tout en refusant de désavouer Poutine : « Il est mon président. Mais je suis en dehors de la politique, je suis un sportif. »
Bonsoir,
La Russie organise du 18 au 20 septembre ses premières élections législatives depuis le début de la guerre en Ukraine. Dans un système politique largement verrouillé, Russie unie, le parti soutenant Vladimir Poutine, devrait conserver sa majorité à la Douma d’Etat, qui compte 450 sièges.
La moitié des 450 députés est élue à la proportionnelle nationale, l’autre dans des circonscriptions uninominales. Le vote n’est pas obligatoire en Russie et l’abstention n’est pas sanctionnée. Les autorités ont toutefois recours à une importante « mobilisation administrative » pour favoriser la participation, notamment parmi les fonctionnaires et les salariés d’entreprises publiques.
Un sondage VTsIOM publié à la fin d’août créditait Russie unie de 37 % des intentions de vote, loin devant le Parti communiste (11,6 %). VTsIOM a publié le 10 septembre un véritable pronostic électoral : il prévoit entre 51 % et 53 % des suffrages pour Russie unie et une participation de 51 % à 53 %. L’enjeu porte surtout sur l’ampleur de la victoire : le parti détient actuellement 310 sièges et doit en conserver au moins 300 pour maintenir sa majorité qualifiée, qui lui permet notamment de modifier la Constitution sans le soutien des autres partis.
Quatre autres partis devraient rester représentés : le Parti communiste, le Parti libéral-démocrate de Russie (LDPR, ultranationaliste), Russie juste et Nouvelles Personnes. Les principales formations de cette opposition dite « systémique » soutiennent la guerre et votent généralement avec Russie unie sur les questions essentielles.
La Cour suprême a interdit au parti libéral Iabloko, seule formation enregistrée opposée à la guerre, de participer au scrutin de liste, même si certains de ses candidats restent en lice dans des circonscriptions. D’autres opposants ont été écartés après avoir été désignés « agents de l’étranger ». Boris Nadejdine, l’une des dernières voix critiques du Kremlin encore présentes en Russie, a renoncé à se présenter après avoir été désigné « agent de l’étranger » puis condamné à une amende pour « extrémisme ». Il a depuis quitté la Russie pour la France.
Golos, le principal organisme indépendant russe d’observation électorale, a cessé ses activités en 2025 après des années de pressions. Moscou n’a par ailleurs pas invité d’observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), qui estime que le système électoral russe est devenu encore plus restrictif depuis les législatives de 2021. Les autorités russes rejettent ces critiques et assurent que le scrutin se déroule conformément à la loi.
La Russie organise également le scrutin en Crimée annexée ainsi que dans les territoires qu’elle contrôle dans les régions ukrainiennes de Donetsk, Louhansk, Zaporijia et Kherson. Dans certaines de ces zones, le vote a commencé de manière anticipée, officiellement pour des raisons de sécurité.
Volodymyr Zelensky s’entretient avec Emmanuel Macron avant l’Assemblée générale de l’ONU
Le président ukrainien a déclaré, mardi, s’être entretenu par téléphone avec son homologue français au sujet des démarches diplomatiques en cours pour mettre fin au conflit avec la Russie, précisant qu’ils se rencontreraient très prochainement à New York.
« J’ai parlé avec Emmanuel Macron. Nous avons discuté en détail de la situation dans le processus diplomatique », a affirmé M. Zelensky dans un message publié sur les réseaux sociaux. « J’ai informé M. le Président de nos échanges avec l’ensemble de nos partenaires et nous avons examiné ensemble les mesures possibles pour stopper cette terrible guerre russe », a-t-il ajouté, saluant « le soutien de la France pour la protection [du] peuple [ukrainien] ».
Les deux dirigeants sont convenus de se rencontrer à l’occasion de la prochaine Assemblée générale des Nations unies, a précisé le chef d’Etat ukrainien.
Volodymyr Zelensky affirme que la Russie a tenté à deux reprises de viser son avion avec des drones
Dans un entretien accordé à la chaîne américaine CBS News, mardi, le président ukrainien affirme que la Russie a tenté à deux reprises ces dernières semaines de viser son avion avec des drones lors de déplacements. « Mon avion présidentiel se trouvait en Moldavie, et c’est précisément pour cette raison qu’ils ont attaqué la Moldavie, déclare-t-il. Lorsque nous sommes rentrés, en passant de nouveau par Chisinau, ils ont fait la même chose. »
Le premier ministre norvégien Jonas Gahr Store, avait affirmé que l’avion de M. Zelensky avait été « presque touché » par un drone dans l’espace aérien moldave le 9 septembre, alors que le président ukrainien se rendait à Oslo pour les funérailles du roi Harald V de Norvège.
M. Zelensky affirme à CBS qu’un ou deux drones ont également pénétré dans l’espace aérien moldave lors de son voyage retour vers l’Ukraine quelques jours plus tard, un fait qui n’avait pas été signalé jusqu’ici.
Les autorités ukrainiennes avaient expliqué après le premier incident que tous les membres de la délégation présidentielle étaient sains et saufs, sans pouvoir alors déterminer si l’appareil avait été délibérément visé. M. Zelensky a assuré, mardi, que ces incidents relevaient d’une stratégie russe visant à l’intimider, ainsi que les dirigeants étrangers se rendant en Ukraine.
Il a également estimé que la Russie pourrait avoir délibérément visé dimanche un train transportant une délégation étrangère en Ukraine, dont plusieurs responsables européens et l’ancien directeur de la CIA David Petraeus.
« Peut-être qu’ils ne savaient pas que des Américains étaient là, ou peut-être qu’au contraire ils le savaient, parce que je ne leur fais pas confiance. Je pense qu’ils le savaient, déclare M. Zelensky. Des Européens, des Américains…, une importante délégation se trouvait dans ce train, et ils l’ont attaqué. »
Le point sur la situation, mardi 15 septembre à 21 heures
- Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a dénoncé un comportement « irresponsable et dangereux » de la Russie, à la suite de deux événements survenus mardi dans la matinée : le tir de fusées éclairantes d’un navire russe en direction d’un hélicoptère danois et la destruction d’un drone dans l’espace aérien lituanien par des avions de chasse de l’OTAN.
- Devant la multiplication de ces attaques « hybrides », l’Union européenne doit imposer « un coût plus élevé » à la Russie, a estimé la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne (UE), Kaja Kallas. « [Vladimir] Poutine ne s’arrêtera pas, à moins qu’on ne l’arrête », a-t-elle affirmé devant le Parlement européen, à Strasbourg.
- La France est « la cible de l’agressivité redoublée de Vladimir Poutine », a aussi réagi Jean-Noël Barrot, chef de la diplomatie française, estimant que l’UE ne devait pas « se laisser intimider » par le président russe, qui souhaite peser sur les élections prévues sur le continent en 2027.
- La « dissuasion nucléaire avancée » proposée par la France en juin est « imprudente » et présente « des risques » pour la Russie, a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. La Finlande a annoncé, lundi, participer à cette initiative.
- L’ambassadeur américain à l’OTAN a imputé, comme Donald Trump, la hausse des prix du diesel aux frappes ukrainiennes en Russie, affirmant que « cette guerre doit s’arrêter ». Plus tôt, le Kremlin avait salué la « bonne idée » d’une trêve énergétique, annoncée par le président américain.
- Les bombardements russes à Kiev depuis mardi matin ont tué une personne et blessé onze autres, a fait savoir le maire de la ville, Vitali Klitschko, dans un bilan actualisé.
Sur Le Monde aujourd’hui
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La France est « la cible de l’agressivité redoublée de Vladimir Poutine », dit Jean-Noël Barrot
Les tentatives de déstabilisation menées par la Russie en Europe visent particulièrement la France, « cible de l’agressivité redoublée de Vladimir Poutine » depuis cinq ans, a affirmé le ministre des affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, invité du « 20 heures » de France 2. « C’est l’une des raisons pour lesquelles, sous l’impulsion du président de la République, le budget des armées a été doublé ces dix dernières années », a-t-il expliqué.
« Il ne faut pas se laisser intimider » par le président russe et « tomber dans son piège », a déclaré le chef de la diplomatie, pointant que le pari de M. Poutine est, selon lui, de « provoquer le délitement l’UE, de diviser l’Europe ». Alors que la moitié des citoyens de l’Union européenne se rendront aux urnes en 2027, « Vladimir Poutine cherchera, d’une manière ou d’une autre, à peser sur [leurs] choix », a soutenu M. Barrot.
Volodymyr Zelensky a signé le décret destituant le procureur général d’Ukraine
Le décret officialisant la destitution de Rouslan Kravtchenko, procureur général d’Ukraine, a été publié, mardi soir, sur le site de la présidence ukrainienne. Les députés ukrainiens avaient approuvé, plus tôt dans la journée, cette demande du chef de l’Etat.
M. Kravtchenko avait lui-même annoncé, au début du mois, son intention de renoncer à ses fonctions, en raison de la mise en cause de ses services dans une affaire portant sur la protection présumée de centres d’appels frauduleux, bien qu’il conteste ces accusations. Il a, par ailleurs, annoncé lundi avoir porté plainte contre le directeur du Bureau national anticorruption d’Ukraine, Semen Kryvonos, qu’il accuse d’avoir « falsifié des documents officiels ».
Le Japon ne peut pas « rester indifférent » à la situation ukrainienne, dit le président de la Chambre basse du Parlement japonais
Eisuke Mori, président de la Chambre des représentants du Japon, arrive à la gare de Kiev, le 14 septembre 2026. Eisuke Mori, président de la Chambre des représentants du Parlement japonais, a exprimé, mardi, le soutien japonais à l’Ukraine, en visite en séance plénière devant la Verkhovna Rada (le Parlement ukrainien). « Compte tenu de la situation sécuritaire complexe dans la région Indo-Pacifique, le Japon ne peut pas se permettre de rester indifférent à l’Ukraine », a affirmé M. Mori dans un discours, rapporté par l’agence Interfax-Ukraine.
« Les actions barbares de la Russie constituent une tentative de dépouiller l’Ukraine de son identité et d’imposer un revers à l’ordre international. La sécurité dans les régions euroatlantique et indo-pacifique est étroitement liée. Nous ne devons tolérer aucune tentative unilatérale de modifier le statu quo par la force », a déclaré M. Mori.
Selon le président du Parlement ukrainien, Ruslan Stefanchuk, a été discuté « le renforcement de la défense de l’espace aérien ukrainien et la mise en accusation de l’agresseur » russe, a-t-il écrit sur Facebook. M. Mori a aussi évoqué la Corée du Nord, alliée de la Russie et vive source de préoccupations en raison de ses programmes d’essais d’armes nucléaires et de missiles balistiques.
Les élections législatives russes, qui doivent avoir lieu du 18 au 20 septembre, se dérouleront sans enjeu, le pays étant muselé par le service fédéral de sécurité, dont les pouvoirs ne cessent de s’étendre, hors de tout contrôle, depuis le début de l’invasion de l’Ukraine. Il s’agit du deuxième épisode de notre série « Le système Poutine ».
Comment la Russie est devenue « l’Etat-FSB » : « On leur a donné le pays »
Par Isabelle Mandraud
Sur les sites des médias russes en exil, des conseils ont surgi sur la façon de se comporter et de protéger son smartphone à l’arrivée sur le territoire de la Fédération de Russie. « Nettoyez-le », « Utilisez un autre appareil », « Retirez vos applications bancaires étrangères », « Ne paniquez pas »… En cas de poursuites, d’inscription sur le registre « extrémistes », ou si l’on a critiqué publiquement les autorités ou la guerre en Ukraine, « N’Y ALLEZ PAS ! », exhorte le média en ligne Meduza. La surveillance des frontières russes, terrestres ou aériennes, relève exclusivement du service fédéral de sécurité (FSB), l’héritier en tous points du KGB, à l’exception du renseignement extérieur, qui fait partie d’une branche séparée, le SVR.
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Le bilan des bombardements sur Kiev depuis mardi matin passe à un mort et onze blessés
Les frappes menées par les forces russes sur la capitale ukrainienne depuis mardi matin ont fait un mort et onze blessés, dont six hospitalisés, a annoncé le maire de la ville, Vitali Klitschko, sur Telegram. Il avait expliqué, plus tôt dans la journée, qu’une station-service et des entrepôts avaient été touchés.
La capitale ukrainienne est quotidiennement prise pour cible, de jour comme de nuit, depuis la fin du mois d’août, notamment à l’aide de drones à réaction, plus difficiles à intercepter que les modèles à hélice.
Bonjour,
Pour ce qui est du constat, le diesel, qui représente près de 30 % de la demande mondiale, a vu ses prix dépasser la barre des 200 dollars par baril (173 euros) aux Etats-Unis début septembre, soit 94 % de plus qu’avant la guerre, les prix en Europe et en Asie n’en étant pas très loin, selon le rapport de septembre de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
La Russie exporte habituellement environ 800 000 barils de diesel ou d’essence par jour, soit environ 10 % de l’offre disponible. Mais depuis début juillet, Moscou a décidé d’interrompre toutes ses livraisons de diesel à l’étranger, en réaction aux attaques de l’Ukraine sur ses raffineries, qui ont entraîné des pénuries de carburant dans le pays.
La Russie est traditionnellement le deuxième exportateur mondial de gazole, et ses principaux clients, tels la Turquie et le Brésil, doivent désormais rivaliser avec l’Europe pour obtenir des cargaisons de substitution en provenance des Etats-Unis ou de l’Inde. Cela explique effectivement une partie de la hausse des prix.
Pour ce qui est du Moyen-Orient, il est plus pertinent de s’intéresser aux exportations de l’ensemble des pays du Golfe, pour la plupart touchés par les perturbations dans le détroit d’Ormuz et les frappes sur des raffineries, que simplement à l’Iran. Selon l’AIE, les exportations nettes de diesel en provenance des pays du Golfe ont atteint en moyenne 390 000 barils par jour en août, soit à peine plus du quart des niveaux d’avant-guerre, les flux traversant le détroit d’Ormuz restant très restreints.
Par ailleurs, fin août, le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, avait estimé que la guerre au Moyen-Orient avait « retiré du marché environ 3 millions de barils par jour de produits raffinés », lors d’un forum mondial sur l’énergie en Norvège. Cumulées, les exportations nettes de diesel du Golfe et de la Russie en août étaient inférieures de 1,6 million de barils par jour à celles de février, lorsqu’elles représentaient près de 45 % du commerce maritime mondial, toujours selon l’AIE.
A Kiev, la vie quotidienne en images, alors que les attaques russes s’intensifient
Le photographe espagnol Francisco Seco a passé un mois en Ukraine pour l’agence photo Associated Press.
Liudmyla et Leonid Ryzhak se préparent pour leur cérémonie de mariage dans leur appartement endommagé, à la suite d’une attaque russe par missiles et drones à Kiev (Ukraine), le 8 septembre 2026.
Des pompiers interviennent sur un incendie à la suite d’une attaque de missile russe à Kiev (Ukraine), le 8 septembre 2026.
Un habitant porte un masque à gaz alors qu’il passe à vélo devant un entrepôt partiellement détruit, à la suite d’une attaque de drone russe à Brovary, en périphérie de Kiev (Ukraine), le 4 septembre 2026.
Une minute de silence nationale quotidienne à la mémoire des soldats tués dans la guerre contre la Russie, dans une librairie de Kiev (Ukraine), le 2 septembre 2026.
Des enfants, des parents et des enseignants se trouvent dans un abri souterrain pendant une alerte aérienne, lors des célébrations traditionnelles de la rentrée scolaire à Kiev (Ukraine), le 1ᵉʳseptembre 2026. L’Union européenne doit imposer « un coût plus élevé » à la Russie pour répondre à la multiplication des attaques hybrides, dit Kaja Kallas
Face à la recrudescence des attaques « hybrides » de la Russie, il est crucial pour l’Europe de « lui imposer un coût plus élevé », a assuré, mardi, la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas. « Poutine ne s’arrêtera pas, à moins qu’on ne l’arrête », a-t-elle affirmé devant le Parlement européen à Strasbourg, lors d’un débat consacré aux attaques hybrides dans l’UE.
Celles-ci se sont récemment multipliées sur le territoire européen. « Les attaques hybrides de Moscou sont conçues pour nous intimider, paralyser nos sociétés et nous faire hésiter à agir », a expliqué Mme Kallas. Il est donc essentiel de ne pas « laisser la peur dicter nos choix », qui doivent être « à la hauteur de ces attaques », a martelé l’ancienne première ministre estonienne.
Elle a ainsi appelé les Européens à partager au maximum les renseignements dont ils disposent pour faciliter, entre autres, la désignation des coupables. « Si nous déterminons l’origine de ces attaques, la Russie ne pourra pas se cacher, et nos citoyens pourront voir les schémas de fonctionnement et comprendre leur mode opératoire », a-t-elle expliqué.
Pour cette raison, « l’enquête, l’attribution et la communication publique claire de l’Allemagne à la suite de l’attaque de Leipzig ont été importantes », a salué Mme Kallas. L’Allemagne a officiellement accusé la Russie d’une tentative d’attentat à l’aide d’un drone chargé d’explosifs au début d’août à l’aéroport de Leipzig-Halle. Il s’agit d’une plateforme militaire-clé pour l’armée allemande, l’OTAN et l’aide à l’Ukraine.
L’ambassadeur américain à l’OTAN impute, comme Donald Trump, la hausse du diesel aux frappes ukrainiennes en Russie
Matthew Whitaker, représentant permanent américain auprès de l’Alliance atlantique, a validé, mardi, l’interprétation de Donald Trump selon laquelle les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes étaient responsables de la hausse des prix du diesel et du pétrole, affirmant sur la chaîne Fox Business que « cette guerre doit s’arrêter ».
« Il est certain que le fait de retirer des capacités des marchés mondiaux de l’énergie – comme ce qui s’est produit lors des frappes ukrainiennes – met de la pression sur le diesel et sur le pétrole en général », a affirmé M. Whitaker, appelant à trouver « une solution diplomatique » au conflit engendré par l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Lundi, le président américain avait annoncé une trêve énergétique entre l’Ukraine et la Russie, attribuant la hausse mondiale du prix du diesel à la guerre en Ukraine plutôt qu’à la campagne militaire américaine contre l’Iran, en juin dernier. Le prix du diesel a dépassé, vendredi, pour la première fois, les 6 dollars le gallon (3,78 litres). Cette hausse des prix est très impopulaire aux Etats-Unis et pourrait jouer sur les élections législatives américaines de mi-mandat, début novembre.
La Russie qualifie la « dissuasion nucléaire avancée » proposée par la France d’« imprudente »
La « dissuasion nucléaire avancée » proposée par la France à ses alliés européens, et que la Finlande a décidé de rejoindre, « crée des risques » pour Moscou, a déclaré, mardi, la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. « Nous qualifions cette initiative française, pour parler avec douceur et beaucoup de diplomatie, d’imprudente », a-t-elle soutenu lors de son point presse hebdomadaire.
Mme Zakharova a aussi recommandé – au nom de la Russie – aux « têtes brûlées d’Europe de l’Ouest de prendre au sérieux les avertissements concernant la prolifération des armes nucléaires », a rapporté l’agence officielle russe TASS. Le concept de « dissuasion avancée » a été introduit par Emmanuel Macron à l’occasion d’un discours prononcé le 2 mars sur la base opérationnelle de l’île Longue, dans le Finistère. Elle doit permettre à plusieurs partenaires européens de se joindre à des exercices militaires de dissuasion, ou de participer à des opérations dans leur dimension conventionnelle.
Dans une déclaration conjointe publiée lundi, la France et la Finlande annoncent qu’« un groupe de pilotage nucléaire sera établi dans les prochains mois pour commencer la mise en œuvre de cette coopération ». Parallèlement, l’Estonie, autre pays frontalier de la Russie, a annoncé lundi être « en discussion » avec la France au sujet d’une éventuelle participation à cette initiative. La France est le seul pays membre de l’Union européenne possédant l’arme atomique.
La Finlande approuve un plan d’aide de 290 millions d’euros à l’Ukraine
Le président finlandais, Alexander Stubb, a annoncé, mardi, l’approbation en Finlande du « 34e lot de matériel de défense destiné à l’Ukraine, d’une valeur de 290 millions d’euros », comprenant « du matériel dont l’Ukraine a fait la demande urgente ».
Ce pays allié « se prépare à affronter l’hiver qui approche et a besoin de tout le soutien que nous pouvons lui apporter, a écrit M. Stubb dans une publication sur X. Nous soutenons l’Ukraine parce que c’est moralement juste de le faire, et parce qu’il en va de la sécurité de toute l’Europe – et donc aussi de celle de la Finlande. »
Des documents confidentiels révèlent comment l’Industrial and Commercial Bank of China a courtisé des entreprises à haut risque, tel un géant russe du nickel – secteur frappé en 2024 par les sanctions occidentales –, pour garantir des ressources et des alliances au régime de Xi Jinping.
Ursula von der Leyen dénonce un comportement « irresponsable et dangereux » de la Russie
En réaction au tir de fusées éclairantes d’un navire russe en direction d’un hélicoptère danois et de la destruction d’un drone dans l’espace aérien lituanien par des avions de chasse de l’OTAN, mardi matin, la présidente de la Commission européenne a condamné, « une fois de plus, (…) un comportement irresponsable et dangereux de la part de la Russie ».
« Il ne s’agit pas d’incidents isolés. Ils s’inscrivent dans un schéma plus large d’agressions et de provocations russes à l’encontre de l’Europe, visant à tester notre état de préparation et notre détermination », a écrit Ursula von der Leyen sur X, avant de réaffirmer le renforcement de la « dissuasion et de [la] défense collective » européenne, en collaboration avec l’OTAN.
Volodymyr Zelensky fait état de progrès dans le développement d’un intercepteur de drones ukrainien, qui doit « encore être perfectionné »
Un « autre intercepteur » destiné à contrer les drones russes « a été testé avec succès » par les fabricants ukrainiens, mais son système de guidage « doit encore être perfectionné », a écrit le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, dans le compte rendu d’une réunion avec le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Mykhaïlo Drapaty, et le ministre de la défense, Ievheni Khmara, sur Telegram.
« Nous poursuivons nos travaux – il nous faut encore un peu de temps », a ajouté M. Zelensky. L’Ukraine et plusieurs industriels européens développent actuellement Freyja, un intercepteur moins coûteux et susceptible d’être produit en grande quantité. En attendant, le pays cherche urgemment à renforcer sa défense aérienne, en acquérant notamment des intercepteurs PAC-3 pour ses batteries Patriot. Le 11 septembre, la Commission européenne a approuvé le déblocage de 6,1 milliards d’euros dans cet objectif.
Le chef de la diplomatie ukrainien qualifie les tirs de fusées éclairantes russes sur un hélicoptère danois d’« actions provocatrices et inacceptables »
Le ministre des affaires étrangères ukrainien, Andrii Sybiha, a exprimé, mardi, le « soutien total » de l’Ukraine au Danemark après le tir, par l’équipage d’une frégate russe, de deux fusées éclairantes en direction d’un hélicoptère des forces danoises dans les eaux internationales au large de Gedser, en mer Baltique.
Ces « actions provocatrices et inacceptables menées par la Russie » constituent des « tentatives visant à déstabiliser l’Europe, et pas seulement le Danemark », a continué le chef de la diplomatie dans un message sur X. La première ministre danoise, Mette Frederiksen, avait dénoncé, plus tôt dans la journée, un « acte irresponsable de la Russie ».


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