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Le président ukrainien est arrivé mardi à Londres, où il a été reçu par le roi Charles III au palais de Buckingham, avant des discussions avec Keir Starmer et le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte.
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L’épibatidine, neurotoxine extrêmement puissante, est sécrétée par une grenouille de l’Equateur. Découverte par la science occidentale au XIXᵉ siècle, elle n’a été synthétisée que dans les années 1990. Son origine et son parcours intriguent la communauté scientifique. Elle semble avoir particulièrement intéressé l’institut de recherche russe responsable de la synthèse des agents Novitchok, utilisés pour des empoisonnements.
Sur la piste de l’épibatidine, le poison qui a tué Alexeï Navalny
Par Rémi Ducasse, Audrey Lagadec, Eric Dedier
Désignant le culot d’un microtube en plastique transparent, Alexandre Mourot, directeur de recherche à l’Inserm, au laboratoire Plasticité du cerveau, à Paris, décrit quelques particules d’une poudre crayeuse. « La molécule nous arrive sous cette forme solide et se dissout ensuite très facilement dans l’eau. » Une seringue posée sur la paillasse adjacente le prouve : elle est remplie d’un liquide translucide contenant la substance. Celle-ci servira au chercheur pour étudier l’activité de certains récepteurs du système nerveux.
Ce qu’il faut retenir, mardi 17 mars à 19 heures
- Un civil ukrainien a été tué et quatre blessés, mardi, dans des attaques de drones dans l’oblast de Dnipropetrovsk. Cinq autres ont été blessés dans l’oblast de Kherson, selon les autorités régionales.
- Au moins 188 civils ont été tués et 757 blessés en Ukraine en février 2026, soit 31 % de plus qu’en février 2025 et 83 % de plus qu’en février 2024, selon un rapport de l’ONU.
- L’Ukraine a envoyé 201 experts en drones au Moyen-Orient, a annoncé Volodymyr Zelensky devant le Parlement britannique. Trente-quatre autres sont prêts à être déployés, a-t-il précisé.
- Keir Starmer a appelé à « maintenir l’attention sur l’Ukraine » malgré la guerre au Moyen-Orient, au début d’une rencontre avec le président ukrainien à Downing Street.
- Le secrétaire du Conseil de sécurité russe, Sergueï Choïgou, a affirmé qu’aucune région russe n’était à l’abri des drones ukrainiens.
- Viktor Orban a déclaré maintenir son veto à l’octroi d’un prêt européen de 90 milliards à Kiev, tant que l’oléoduc Droujba ne serait pas « rouvert ».
Cinq blessés par des attaques de drones et des bombardements dans l’oblast de Kherson
Cinq personnes, dont deux policiers, ont été blessées, mardi, dans des attaques russes sur l’oblast de Kherson, a annoncé sur Telegram le parquet régional. Cela s’est déroulé dans trois communes différentes de l’oblast.
« Selon les données de l’enquête, le 17 mars 2026 les occupants russes ont bombardé des localités de l’oblast de Kherson à l’aide d’artillerie, de mortiers et de drones de différents types », a précisé le parquet.
L’Ukraine a envoyé 201 experts en drones au Moyen-Orient, annonce Volodymyr Zelensky
« Il y a 201 Ukrainiens au Moyen-Orient et dans le Golfe, et 34 autres sont prêts à être déployés ; ce sont des experts militaires, capables d’apporter leur aide et de permettre de se défendre contre les drones Shahed » iraniens, a déclaré le président ukrainien lors d’un discours au Parlement britannique. Ces drones sont également utilisés par la Russie, alliée de l’Iran, pour frapper quotidiennement l’Ukraine.
Il a détaillé que ces équipes étaient « déjà présentes aux Emirats arabes unis, au Qatar et en Arabie saoudite, et étaient en route pour le Koweït ». « Nous ne voulons pas que cette campagne de terreur du régime iranien contre ses voisins aboutisse », a-t-il ajouté.
Ces spécialistes ont été envoyés « à la demande de nos partenaires, y compris des Etats-Unis », a précisé le dirigeant ukrainien, se disant prêt à nouer des accords en matière de drones avec les pays intéressés. « Ce qui se passe aujourd’hui autour de l’Iran n’est pas pour nous une guerre lointaine, compte tenu de la coopération entre la Russie et l’Iran », dont les « régimes (…) sont frères dans la haine » et « frères en matière d’armement », a insisté Volodymyr Zelensky.
Sean Penn a reçu un Oscar de la compagnie ukrainienne des chemins de fer
L’acteur américain Sean Penn, qui se trouve en Ukraine et a manqué dimanche une cérémonie des Oscars au cours de laquelle il a été récompensé, s’est vu offrir un « Oscar » ukrainien fabriqué avec un morceau de wagon endommagé par une frappe russe.
« Sean Penn n’est pas reparti les mains vides : il a reçu un Oscar des mains d’Ukrzaliznytsia ! Merci de soutenir l’Ukraine, d’être à nos côtés et d’avoir choisi d’être ici avec nous », a écrit la compagnie ukrainienne des chemins de fer (Ukrzaliznytsia), dans un message accompagnant une vidéo diffusée mardi sur Instagram.
On y voit l’acteur recevoir cet objet – une fine lame de métal ayant la silhouette des célèbres statuettes américaines –, puis remercier et qualifier ce cadeau de « trésor ». Soutien affiché de Kiev face à l’agression russe, Sean Penn, 65 ans, avait offert en 2022 l’un de ses deux Oscars au président Zelensky.
Sur Le Monde aujourd’hui
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Un mort et quatre blessés dans des attaques de drones dans l’oblast de Dnipropetrovsk
« Une personne a été tuée et quatre autres blessées. L’ennemi a attaqué à plus de 50 reprises deux raïons de l’oblast à l’aide de drones et d’artillerie », a déclaré sur Telegram le chef de l’administration militaire de l’oblast de Dnipropetrovsk, Oleksandr Hanja.
Les frappes russes ont touché trois communes du raïon de Synelnykove (🚩), faisant un mort et trois blessés. « Des voitures et une maison individuelle ont été endommagées », a-t-il précisé. Le quatrième blessé a été signalé dans le raïon de Nikopol (🚩), où quatre communes ont été touchées. « Une exploitation agricole, un bâtiment administratif, quatre immeubles collectifs et deux maisons individuelles, ainsi qu’une ambulance, ont été endommagés », a ajouté M. Hanja.
« Pas de pétrole, pas d’argent » : Viktor Orban maintient son veto à l’octroi d’un prêt européen de 90 milliards à Kiev tant que l’oléoduc Droujba ne sera pas « rouvert »
« Si le président Zelensky veut recevoir son argent de Bruxelles, alors l’oléoduc Droujba doit être rouvert », a déclaré, mardi, dans une vidéo sur Facebook, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, ajoutant : « Pas de pétrole, pas d’argent ! ». Il a dit s’être entretenu avec le président du Conseil européen, Antonio Costa, et le premier ministre slovaque, Robert Fico, avant de confirmer que sa position restait inchangée.
Plus tôt, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait annoncé que l’Union européenne allait aider à rouvrir l’oléoduc, qui achemine du pétrole russe en Hongrie et en Slovaquie mais est endommagé en Ukraine, dans l’espoir que cela puisse résoudre le blocage actuel.
Au moins 188 civils tués et 757 blessés en Ukraine en février 2026, 31 % de plus qu’en 2025, selon l’ONU
Le conflit a fait au moins 188 morts et 757 blessés civils ukrainiens en février 2026, soit 31 % de plus qu’en février 2025, et 83 % de plus qu’en février 2024, selon le rapport mensuel de la mission de surveillance des droits humains de l’ONU en Ukraine, publié à la mi-mars.
Il pointe que les attaques de missiles et drones à longue portée ont causé environ 36 % de l’ensemble des victimes civiles (60 morts et 276 blessés), la plupart survenant dans des villes et des localités éloignées de la ligne de front.
A proximité de la ligne de front, les attaques de drones à courte portée sont restées la principale cause de victimes civiles (52 morts et 222 blessés), tandis que les bombes aériennes ont causé 47 % de victimes de plus en février qu’en janvier (40 morts et 107 blessés en février).
Keir Starmer, au côté de Volodymyr Zelensky, appelle à « maintenir l’attention sur l’Ukraine » malgré la guerre au Moyen-Orient
Le premier ministre britannique, Keir Starmer, et le président ukrainien, Volodymyr Zelensky à son arrivée au 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 17 mars 2026. « Il y a évidemment un conflit en Iran et au Moyen-Orient, mais nous ne pouvons pas perdre de vue ce qu’il se passe en Ukraine et la nécessité de notre soutien là-bas », a déclaré, mardi, le premier ministre britannique, Keir Starmer, au début d’une rencontre avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à Downing Street. « Il faut maintenir l’attention sur l’Ukraine », a-t-il insisté.
De son côté, le président ukrainien a dit vouloir évoquer avec Keir Starmer les « efforts diplomatiques » et « l’état d’avancement » des négociations avec les Etats-Unis et la Russie pour mettre fin au conflit, ajoutant que la guerre au Moyen-Orient avait « une influence considérable » sur l’Ukraine et l’Europe.
Volodymyr Zelensky est arrivé mardi à Londres, où il a été reçu par le roi Charles III au palais de Buckingham, avant des discussions avec Keir Starmer et le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte.
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L’UE ne doit « pas donner à la Russie ce qu’elle veut », déclare la cheffe de la diplomatie de l’Union, réagissant aux propos de Bart De Wever
A la suite de l’appel, samedi, du premier ministre belge, Bart De Wever, à négocier avec Moscou pour mettre un terme à la guerre en Ukraine et restaurer un accès à une énergie bon marché, Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, a soutenu mardi : « Si nous reprenons simplement le cours normal des choses, nous aurons plus de situations de ce genre, plus de guerres. »
« Nous avons déjà vu cela auparavant, nous devons donc être très vigilants et ne pas donner à la Russie ce qu’elle veut, car son appétit ne fera que croître », a-t-elle ajouté, dans une interview à l’agence de presse Reuters à Bruxelles
La Hongrie dénonce une « opération politique » de l’UE, qui a annoncé aider l’Ukraine à rouvrir l’oléoduc Droujba
« Il n’y a absolument aucun problème avec cet oléoduc : il est pleinement opérationnel et prêt à acheminer du pétrole vers la Hongrie dès aujourd’hui. Assez de ce théâtre. Rouvrez dès aujourd’hui l’oléoduc Droujba », a déclaré mardi, dans une vidéo sur Facebook, le chef de la diplomatie hongroise, Péter Szijjarto.
Le politicien considère que la mise à l’arrêt de cet oléoduc, qui achemine du pétrole russe en Hongrie et en Slovaquie, mais est endommagé en Ukraine, est « un blocus pétrolier » contre la Hongrie, en cours depuis « cinquante jours ». Il réagissait au communiqué publié plus tôt dans la journée par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, annonçant que l’Union européenne allait aider à rouvrir l’oléoduc.
En pleine campagne électorale avant le scrutin du 12 avril, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, meilleur allié de Moscou dans l’UE, accuse l’Ukraine et l’UE de vouloir entraîner son pays dans la guerre contre la Russie.
📸 Volodymyr Zelensky rencontre Charles III à Buckingham Palace
Ouverture à Stuttgart du procès de trois Ukrainiens suspectés de préparer des sabotages pour Moscou
Les accusés ukrainiens, soupçonnés d’avoir comploté pour envoyer des colis piégés d’Allemagne en Ukraine sur ordre des services de renseignement russes, dans la salle d’audience du tribunal régional supérieur de Stuttgart-Stammheim (Allemagne), le 17 mars 2026. Daniil Bielskyi, 22 ans, Vladyslav Tkachenko, 25 ans, et Yevhen Bezchasnyi, 30 ans, ces trois Ukrainiens comparaissent devant le tribunal régional de Stuttgart depuis mardi. Ils sont accusés d’avoir tenté d’expédier « des colis piégés avec des engins incendiaires » qui devaient « s’enflammer en Allemagne ou ailleurs sur le trajet vers des parties de l’Ukraine non occupées par la Russie, afin de causer le plus de dégâts possible ».
Selon le procureur fédéral du tribunal de Stuttgart, Gerd Kaiser, en préparation de cette opération, des « colis tests » ont été envoyés depuis les villes de Constance et Cologne en mars 2025, contenant des pièces automobiles et des traceurs GPS, qui devaient permettre d’espionner les routes logistiques et d’identifier des « cibles potentielles ».
Deux chefs d’accusation ont été retenus contre ces ressortissants ukrainiens, celui d’« entente en vue de commettre un incendie criminel aggravé » et d’« activité d’agent à des fins de sabotage ». Le chef d’accusation d’« activité d’agent de renseignement » a également été retenu contre MM. Bezchasnyi et Bielskyi.
Au premier jour du procès, prévu pour durer jusqu’en septembre, seul l’avocat de M. Tkachenko, Martin Heising, s’est exprimé pour défendre son client. Il a reproché à l’acte d’accusation une « faiblesse méthodologique », estimant que les preuves, des conversations sur Telegram notamment, n’étaient pas suffisantes pour affirmer que M. Tkachenko avait eu l’intention ou conscience de commettre des actes de sabotage.
Ce procès a lieu dans un contexte d’accusations croissantes du gouvernement allemand, soutien majeur de l’Ukraine, selon lesquelles la Russie orchestre une campagne de sabotages et de déstabilisation visant l’Allemagne et ses alliés. Ces opérations ont pris de nombreuses formes selon Berlin, touchant des câbles de communication, des lignes ferroviaires, ou encore des aéroports survolés par des drones.
Selon le parquet fédéral, les faits jugés mardi « auraient été ordonnés par un service de renseignement russe grâce à des intermédiaires à Marioupol », ville ukrainienne occupée dans les premiers mois de l’invasion et ravagée par les bombardements russes. Au-delà des dégâts matériels, l’objectif était d’entamer « le sentiment de sécurité de la population », d’après le ministère public compétent pour l’antiterrorisme.
Ce dossier rappelle le cas d’un colis qui avait pris feu dans un centre du transporteur DHL à Leipzig, dans l’est du pays, en juillet 2024. Le renseignement intérieur allemand avait alors déjà accusé Moscou.
Les députés allemands ont adopté récemment une loi visant à renforcer la « résilience » des infrastructures critiques du pays en identifiant celles qui sont indispensables à la population et à l’économie, pour ensuite obliger leurs exploitants à les sécuriser davantage.
Le Kremlin nie menacer la sécurité des Européens et assure au contraire que ce sont eux qui veulent « détruire » la Russie.
Aucune région russe n’est à l’abri des drones ukrainiens, constate Sergueï Choïgou
S’exprimant lors d’une réunion à Iekaterinbourg, Sergueï Choïgou, le secrétaire du Conseil de sécurité russe a affirmé que « la dynamique de développement des drones ukrainiens et leurs modes d’utilisation » font qu’« aucune région de Russie ne peut se sentir en sécurité », rapporte l’agence officielle russe Interfax.
« Jusqu’à récemment, l’Oural était hors de portée des frappes aériennes venues du territoire ukrainien, mais aujourd’hui il se trouve en zone de menace directe », a-t-il ajouté.
Selon lui, cette région constitue une cible stratégique, abritant notamment des entreprises du complexe militaro-industriel, des infrastructures énergétiques et des gisements pétroliers et gaziers.
Il a également souligné la vulnérabilité des infrastructures de transport, parmi lesquelles figurent de grandes lignes ferroviaires et des axes routiers, en avertissant que leur mise hors service pourrait perturber l’économie et les chaînes d’approvisionnement, y compris celles qui sont liées à l’effort militaire russe.
La Moldavie convoque l’ambassadeur russe à la suite d’une frappe en Ukraine qui a déclenché une alerte à la pollution en Moldavie
La Moldavie a convoqué l’ambassadeur de Russie pour protester contre une frappe russe en Ukraine ayant provoqué une pollution du fleuve Dniestr et menaçant l’approvisionnement en eau du pays, ont annoncé mardi les autorités.
Le ministère des affaires étrangères moldave a adressé une note de protestation à la suite d’une attaque menée le 7 mars contre la centrale hydroélectrique de Novodnistrovsk, à l’origine d’un déversement de produits pétroliers dans le fleuve. L’ambassadeur de Russie, Oleg Ozerov, s’est vu présenter au ministère une bouteille d’eau provenant du Dniestr. Une photo de la rencontre, publiée sur Facebook, montre une bouteille en verre remplie d’une eau trouble.
Selon Chisinau, cet incident fait peser des « risques majeurs » sur l’environnement et la sécurité hydrique, le Dniestr fournissant de l’eau à environ 80 % de la population moldave, qui compte 2,4 millions d’habitants. La présidente, Maia Sandu, a affirmé que « la Russie portait l’entière responsabilité » de cette pollution.
Les autorités ont « déclaré l’état d’alerte environnementale dans le bassin du fleuve Dniestr pour une durée de quinze jours, à partir du 16 mars 2026 », a fait savoir lundi l’agence gouvernementale de gestion des crises CNMC dans un communiqué.
Les autorités ukrainiennes avaient signalé mardi pour la première fois une contamination de la rivière près de Lyadova et d’autres localités, qualifiant l’incident de « manifestation de l’agression environnementale de la Russie ». La quantité de carburant répandue n’est pas connue, mais les autorités ukrainiennes ont évoqué une « fuite de grande ampleur ».
Les autorités moldaves ont également annoncé mardi que de nouveaux fragments d’un drone écrasé avaient été découverts dans le village de Tudora (Sud-Est), près de la frontière avec l’Ukraine.
Ce qu’il faut retenir, mardi 17 mars à 14 heures
- L’UE va aider à rouvrir l’oléoduc Droujba en Ukraine, une condition fixée par Budapest pour lever son veto à l’octroi d’un prêt européen de 90 milliards d’euros à Kiev, a annoncé mardi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
- Volodymyr Zelensky est arrivé à Londres pour rencontrer le premier ministre britannique, Keir Starmer, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, et le roi Charles III, et pour renforcer la coopération militaire face à la menace des drones.
- Plus de 150 drones russes abattus ou neutralisés dans la nuit, selon l’armée de l’air ukrainienne. Dans la nuit, une attaque russe a endommagé des infrastructures industrielles, portuaires et énergétiques dans l’oblast d’Odessa.
- La Russie affirme avoir abattu 206 drones ukrainiens dans la nuit de lundi à mardi, dont une quarantaine se dirigeait vers Moscou.
- Kiev avait prévenu de la menace que représente cette coopération militaire entre Moscou et Téhéran, rappelle Volodymyr Zelensky dans un entretien accordé à la chaîne i24NEWS et au Jerusalem Post.
- Moscou réduit la production de missiles au profit des drones, a affirmé mardi le président ukrainien, faisant allusion à son entretien au New York Post, la veille.
- Moscou profite de la flambée des prix du pétrole et d’un répit sur les sanctions, accélérant le chargement de pétrole sur des pétroliers, selon l’agence Bloomberg.
- Le méthanier russe Arctic-Metagaz à la dérive entre Malte et l’Italie représente une menace « imminente et grave » de catastrophe environnementale selon l’Italie, la France et sept autres pays qui ont alerté la Commission européenne sur le risque écologique.
L’offensive russe a ralenti, mais a repris dans les oblasts de Soumy et de Louhansk, selon DeepState
Les forces russes ont étendu leur contrôle territorial en Ukraine d’environ 34 kilomètres carrés (km2) entre le 9 et le 15 mars, un rythme en ralentissement par rapport à la semaine précédente, selon des données issues du projet OSINT ukrainien DeepState, rapporte l’agence Interfax-Ukraine.
Dans l’oblast de Donetsk, principal théâtre des combats, les avancées ont toutefois été plus marquées, avec environ 11,7 km² supplémentaires conquis, notamment près du village de Horikhove, à la frontière administrative avec la région de Dnipropetrovsk. En revanche, la progression russe a été stoppée dans la zone de l’agglomération de Pokrovsk-Myrnohrad.
Sur d’autres axes du front dans l’Est, les gains sont restés limités. Les avancées ont également ralenti dans les secteurs d’Oleksandrivka et de Houliaïpole, à la jonction des régions de Donetsk, Dnipropetrovsk et Zaporijia.
Dans l’oblast frontalier de Soumy, l’offensive russe a marqué le pas après des gains significatifs la semaine précédente, même si de nouvelles positions ont été établies près de la frontière.
Pour la première fois depuis juillet 2025, les forces russes ont aussi progressé dans la région de Louhansk, avec une avancée d’environ 6 km².
Aucun changement notable n’a été observé sur les autres secteurs du front. Au total, les forces russes ont progressé en moyenne d’environ 4,9 km² par jour sur la période, tandis que certaines zones de pénétration ont légèrement reculé.
Volodymyr Zelensky est arrivé à Londres pour rencontrer Keir Starmer, Mark Rutte, le secrétaire général de l’OTAN et le roi Charles III
Le président ukrainien est arrivé à Londres pour rencontrer le premier ministre britannique Keir Starmer et le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte, a annoncé mardi le porte-parole de la présidence ukrainienne.
M. Zelensky doit également rencontrer le roi Charles III au palais de Buckingham et s’adresser aux membres du parlement, a précisé son porte-parole Serhi Nykyforov.
L’UE va aider à rouvrir l’oléoduc Droujba en Ukraine, annonce Ursula von der Leyen
L’Union européenne va aider à rouvrir l’oléoduc Droujba acheminant du pétrole russe en Hongrie et en Slovaquie, mais endommagé en Ukraine, une condition fixée par Budapest pour lever son veto à l’octroi d’un prêt européen de 90 milliards à Kiev, a annoncé mardi la présidente de la Commission.
« L’UE a proposé à l’Ukraine un soutien technique et des financements. Les Ukrainiens ont accueilli favorablement et accepté cette offre. Des experts européens sont immédiatement disponibles », a-t-elle déclaré dans un communiqué signé également par le président du Conseil européen Antonio Costa, et accompagné d’une lettre du président ukrainien Volodymyr Zelensky, exprimant son accord.
Le méthanier russe « Arctic-Metagaz » à la dérive entre Malte et l’Italie représente une menace « imminente et grave » de catastrophe environnementale
Le MT « Arctic-Metagaz » attaqué au début de mars et à la dérive près de Malte, le 15 mars 2026. L’Italie, la France et sept autres pays ont alerté la Commission européenne sur le risque écologique posé par l’Arctic-Metagaz, un méthanier russe à la dérive en Méditerranée, rapporte l’agence Reuters. Des images prises par l’Agence France-Presse d’un avion dimanche à la mi-journée le montrent à 50 milles nautiques au sud-ouest de Malte, des parties noircies et gravement endommagées par le feu, avec deux trous de chaque côté au milieu de la coque.
Le navire dérive dans des eaux situées entre Malte et l’Italie, ces deux Etats évoquant un « risque imminent et grave » de catastrophe environnementale en raison de son état et de sa cargaison. Selon cette lettre, la situation constitue un « double défi » : garantir la sécurité maritime tout en respectant les sanctions de l’Union européenne contre la Russie.
La Commission européenne considère que ce navire fait partie de la flotte fantôme utilisée par Moscou pour contourner les sanctions liées à l’invasion de l’Ukraine. Il est placé sous sanctions. Toute intervention, notamment en matière de surveillance ou d’assistance technique, pourrait toutefois fragiliser l’efficacité du régime de sanctions, ont souligné les signataires.
Moscou a confirmé que le navire était à la dérive, précisant être en contact avec son propriétaire et des autorités étrangères. « Au moment où le navire a été abandonné, il y avait toujours du carburant dans les soutes à combustible [450 tonnes métriques de fioul lourd et 250 tonnes métriques de gazole], ainsi qu’une quantité importante de gaz naturel », a déclaré lundi Maria Zakharova, la porte-parole du ministère des affaires étrangères russe. La Russie a estimé que la responsabilité de la gestion de la situation incombe aux Etats côtiers concernés, tout en indiquant que son implication dépendrait des circonstances.
Selon les autorités russes, le navire, parti de Mourmansk, aurait été visé au début de mars par des drones navals ukrainiens. Des sources libyennes ont toutefois affirmé qu’il avait pris feu puis coulé entre la Libye et Malte. L’ONG environnementale WWF a dit vendredi craindre une pollution « durable de l’eau et de l’atmosphère ».
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