Vitali Klitschko, qui avait appelé les habitants de la capitale ukrainienne à rester aux abris après des explosions, a affirmé que cinq habitants ont également été blessés suite à cette offensive, « selon des informations préliminaires ».

Lors d’une marche réclamant le retour de Mykhaïlo Fedorov au ministère de la défense ukrainien, à Kiev, le 31 juillet 2026. - GENYA SAVILOV/AFP Lors d’une marche réclamant le retour de Mykhaïlo Fedorov au ministère de la défense ukrainien, à Kiev, le 31 juillet 2026. GENYA SAVILOV/AFP

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Au moins trois morts à Kiev après une attaque de missiles balistiques russes, selon le maire

Au moins trois personnes ont été tuées et cinq autres blessées à Kiev, dans la nuit de samedi à dimanche, lors d’une attaque russe aux missiles balistiques, a déclaré le maire de la capitale Vitali Klitschko, sur son compte Telegram.

« Selon des informations préliminaires, trois personnes ont été tuées dans la capitale. Cinq habitants de Kiev ont été blessés. Les médecins ont hospitalisé tous les blessés », a écrit l’élu qui avait appelé les habitants à rester aux abris.

Des explosions à Kiev visée par des missiles balistiques

Des explosions ont été entendues dans la nuit à Kiev durant une alerte aux missiles balistiques, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse.

« Explosions dans la ville. Kiev est sous attaque de missiles balistiques. Restez dans les abris ! », a écrit le maire, Vitali Klitschko, sur son compte Telegram.

Selon l’administration militaire de Kiev, « un incendie s’est déclaré dans un immeuble de six étages, dans le district de Solomiansky à Kiev, à la suite de l’attaque ».

« Les conséquences de l’attaque sont actuellement recensées dans trois districts de la ville », selon la même source, qui ajoute que des vérifications sont en cours concernant d’éventuelles victimes.

« La menace d’utilisation de missiles balistiques reste élevée. Nous exhortons chacun à rester dans les abris jusqu’à la levée de l’alerte aérienne », précise encore cette autorité.

Le point sur la situation, vendredi 31 juillet à 21 heures

Les Etats-Unis doivent faire « très attention » avant d’autoriser l’Ukraine à produire des missiles pour les systèmes américains de défense antiaérienne Patriot, a estimé Donald Trump. Le président des Etats-Unis avait annoncé, le 8 juillet, son intention d’autoriser l’Ukraine à en fabriquer.

Plusieurs milliers de personnes défilent à nouveau à Kiev pour réclamer le retour de Mykhaïlo Fedorov au ministère de la défense. Selon un correspondant de Radio Liberté sur place, il s’agit du rassemblement le plus important depuis le début des manifestations, à la mi-juillet. D’autres se déroulent à Lviv, Ivano-Frankivsk, Oujhorod, Dnipro, Khmelnytsky, Tcherkassy et Mykolaïv.

L’ambassadeur russe à Varsovie a été convoqué au ministère des affaires étrangères, où une note de protestation lui a été remise, au lendemain de la chute d’un missile en Pologne. Celui-ci s’est abattu près de Tarnawa-Kolonia, dans la région de Lublin (Est), à 80 kilomètres de l’oblast ukrainien de Lviv, cible de bombardements russes au même moment.

Un deuxième missile balistique nord-coréen s’est abattu jeudi près de Radouchne, localité de l’oblast de Dnipropetrovsk proche de Kryvy Rih, où le premier missile a causé la mort de six membres d’une famille, dont trois enfants, et fait cinq disparus, a annoncé un conseiller du président ukrainien chargé des sanctions contre la Russie.

Des « tirs intensifs » de l’armée russe ont causé la mort d’une femme et fait quatre blessés, ce matin à Kramatorsk, dans l’oblast de Donetsk, selon le maire de la ville. Plusieurs immeubles d’habitation, un supermarché et un établissement scolaire ont été touchés, a-t-il précisé.

Le gouvernement ukrainien accuse la Russie d’exploiter la situation à Ceuta. « Nous avons détecté une campagne de propagande russe intensive à travers l’Europe, utilisant des images de Ceuta pour semer la déstabilisation », écrit sur X le ministre des affaires étrangères ukrainien, Andrii Sybiha, évoquant la crise migratoire dans l’enclave espagnole.

Nouvelles manifestations en Ukraine pour le retour de Mykhaïlo Fedorov au ministère de la défense

Lors de la marche réclamant le retour de Mykhaïlo Fedorov au ministère de la défense, à Kiev, le 31 juillet 2026. Lors de la marche réclamant le retour de Mykhaïlo Fedorov au ministère de la défense, à Kiev, le 31 juillet 2026.

Plusieurs milliers de personnes défilent à nouveau, à Kiev, pour réclamer le retour de Mykhaïlo Fedorov au ministère de la défense, dont il a été écarté en raison de ses divergences avec le commandant en chef des armées, Oleksandr Syrsky, lui aussi limogé depuis.

Selon un correspondant de Radio Liberté sur place, il s’agit du rassemblement le plus important depuis le début des manifestations, à la mi-juillet. D’autres se déroulent à Lviv, Ivano-Frankivsk, Oujhorod, Dnipro, Khmelnytsky, Tcherkassy et Mykolaïv, selon la presse ukrainienne.

Sur les pancartes brandies par les manifestants, on peut notamment lire : « Rendez-nous Fedorov ou vous le regretterez », « Ne cassez pas ce qui fonctionne ! », « Votre corruption est dégoûtante » ou « Fedorov ministre de la victoire ».

A Kiev, une alerte aérienne a retenti alors que les manifestants défilaient, mais très peu de gens ont réagi, alors que les organisateurs avaient prévenu que l’événement serait annulé en cas d’alerte et menace de bombardements russes, selon l’Agence France-Presse. Au moins une explosion a retenti avant que l’alerte ne soit levée, vers 20 h 30 heure locale (19 h 30 à Paris), ajoute-t-elle.

M. Fedorov a déclaré à plusieurs reprises qu’il ne reviendrait au gouvernement qu’en tant que ministre de la défense. Dans une interview accordée cette semaine à l’Ukrainska Pravda, il affirme que ses tentatives pour rendre le système d’approvisionnement de l’armée plus transparent ont « mécontenté beaucoup de gens » et que cela peut avoir contribué à son limogeage.

Donald Trump dit vouloir faire « très attention » avant d’autoriser l’Ukraine à produire des missiles Patriot

Le président américain, Donald Trump, lors d’une réunion de son cabinet à Camp David (Maryland), le 31 juillet 2026. Le président américain, Donald Trump, lors d’une réunion de son cabinet à Camp David (Maryland), le 31 juillet 2026.

Les Etats-Unis doivent faire « très attention » avant d’autoriser l’Ukraine à produire des missiles pour les systèmes américains de défense antiaérienne Patriot, a estimé Donald Trump.

« Vous donnez cette technologie et, un jour, ils peuvent se retourner contre vous », a mis en garde le président américain, lors d’un conseil des ministres ouvert à la presse à sa résidence de Camp David.

Il avait annoncé, le 8 juillet, son intention d’autoriser l’Ukraine à fabriquer des missiles Patriot, lors d’une rencontre avec son homologue, Volodymyr Zelensky, à l’issue du sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) qui s’est déroulé à Ankara.

Sur Le Monde aujourd’hui

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Une protestation remise à l’ambassadeur russe à Varsorvie au lendemain de la chute d’un missile dans l’est de la Pologne

L’ambassadeur russe à Varsovie s’est vu remettre une note de protestation et « une condamnation sans équivoque », au lendemain de l’explosion d’un missile dans l’est de la Pologne, a annoncé le ministère des affaires étrangères polonais.

« Toute escalade à la frontière de l’Union européenne et de l’Alliance atlantique est inacceptable », a déclaré à la presse le porte-parole du ministère, Maciej Wewior. La convocation de l’ambassadeur avait été annoncée un peu plus tôt par le premier ministre polonais, Donald Tusk.

Un missile de croisière russe s’est abattu jeudi près de Tarnawa-Kolonia, dans la région de Lublin (Est), à 80 kilomètres de l’oblast ukrainien de Lviv, cible de bombardements russes au même moment.

Un deuxième missile nord-coréen tiré jeudi près de Kryvy Rih, selon les autorités ukrainiennes

Un deuxième missile balistique nord-coréen s’est abattu jeudi près de Radouchne, localité de l’oblast de Dnipropetrovsk proche de Kryvy Rih, où le premier a causé la mort de six membres d’une famille, dont trois enfants, et fait cinq disparus, annonce Vladyslav Vlasiuk, conseiller du président ukrainien, chargé des sanctions contre la Russie.

« Le deuxième KN-23 a explosé dans un champ. Les impacts sont distants de 3,5 kilomètres. Il n’y a aucune cible possible dans un rayon de 5 kilomètres. C’est ce que l’on appelle de la précision », souligne-t-il avec ironie sur Facebook, rappelant que ce missile est similaire à l’Iskander russe. « C’est l’un des exemples de la dépendance de la Fédération de Russie de l’aide militaire de la Corée du Nord », ajoute M. Vlasiuk.

Volodymyr Zelensky avait assuré la veille que le missile utilisé à Radouchne était nord-coréen.

Depuis un an les bains de vapeur traditionnels d’Europe de l’Est et de Russie fleurissent à Barcelone. Plébiscités tant par les Russes que par les Ukrainiens qui se sont installés par milliers sur la Costa Brava au début de la guerre, en 2022, ces établissements sont devenus un lieu de cohabitation inattendu entre les communautés des deux pays en guerre.

A Barcelone, Russes et Ukrainiens exilés se croisent aux bains : « La guerre, on n’en parle pas, même au “bania” »

Par Guillaume Delacroix

Dès qu’elle a su qu’un bania ouvrait à Barcelone, elle s’y est précipitée. C’était en juillet 2025 et, malgré la chaleur estivale, Bella Holovata, 16 ans, était trop heureuse de renouer avec les bains de vapeur traditionnels slaves qui lui manquaient tant depuis son arrivée en Catalogne, trois ans plus tôt. « Mes copines m’ont offert une entrée pour mon anniversaire et depuis j’y retourne deux à trois fois par mois. J’y vais pour me détendre, purifier mon corps et mon esprit. Et, surtout, oublier la guerre », explique-t-elle.

Quatre soldats blessés par l’explosion de munitions dans un camp de l’ouest de l’Ukraine

L’explosion de munitions a fait quatre blessés dans un camp militaire de Khmelnytsky, annonce le service de presse du procureur général. D’autres militaires qui se trouvaient sur les lieux de l’incident sont, par ailleurs, injoignables, poursuit-il dans un communiqué. La cause de l’incident est en cours d’investigation, et une enquête pour violation des règles de manipulation des armes a été ouverte, ajoute le parquet.

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Le gouvernement ukrainien accuse la Russie d’exploiter la situation à Ceuta

« Nous avons détecté une campagne de propagande russe intensive à travers l’Europe, utilisant des images de Ceuta pour semer la déstabilisation », écrit sur X le ministre des affaires étrangères ukrainien, Andrii Sybiha, évoquant la crise migratoire dans l’enclave espagnole.

« Plus de 1 500 publications ont été recensées concernant des médias identifiés par les analystes comme faisant partie d’un réseau prorusse, mené par Pravda et RT. La version espagnole de Pravda en a publié près de 300 », poursuit le chef de la diplomatie ukrainienne, ajoutant : « Moscou exploite depuis des années l’immigration et d’autres sujets sensibles pour attiser la peur et déstabiliser les pays européens. »

Volodymyr Zelensky souligne l’importance de la contribution ukrainienne à la sécurité alimentaire mondiale

Le président ukrainien a chargé le gouvernement de lui fournir, pour la semaine prochaine, « une liste précise de mesures » pour garantir la diversification des itinéraires d’exportation, en raison de la paralysie des exportations par voie maritime, notamment celles de céréales, due aux bombardements russes.

Volodymyr Zelensky exprime sa gratitude envers les pays voisins qui ont proposé leur aide. « Une coopération efficace en matière d’exportation de céréales et de garantie d’une logistique normale constitue une contribution à la sécurité alimentaire mondiale et à la lutte contre l’aggravation de la crise du coût de la vie dans les pays et régions limitrophes de l’Europe, notamment au Proche-Orient et en Afrique du Nord », souligne-t-il.

« Tout problème social là-bas (…) représenterait de nouveaux risques importants pour l’Europe. Chaque crise dans les régions proches de l’Europe provoque des vagues migratoires supplémentaires », poursuit le chef de l’Etat, alors que 60 000 personnes sont arrivées clandestinement à Ceuta, enclave espagnole en Afrique du Nord.

« Par conséquent, la garantie réelle de la sécurité alimentaire et la protection contre le terrorisme russe qui vise le secteur agricole et les voies maritimes commerciales sont dans l’intérêt direct de nous tous en Europe », ajoute-t-il.

L’ambassadeur russe à Varsovie convoqué au ministère des affaires étrangères après la chute d’un missile en Pologne

« Le ministère des affaires étrangères polonais a convoqué, aujourd’hui, l’ambassadeur russe au sujet du missile qui a touché, hier, le territoire polonais », annonce le premier ministre, Donald Tusk, sur X.

Jeudi tôt dans la matinée, un missile de croisière s’est abattu près de la localité de Tarnawa-Kolonia, dans la région de Lublin (Est), à 80 kilomètres de l’oblast ukrainien de Lviv, cible de bombardements russes au même moment.

L’explosion n’a fait aucune victime, mais a provoqué un cratère de dix mètres de diamètre pour cinq de profondeur. Le premier ministre polonais a annoncé par la suite que « les fragments récupérés indiquent qu’il s’agit d’un missile russe Kh-101 ». L’information a été confirmée par les autorités ukrainiennes.

Selon le parquet, cité vendredi par le ministre de la défense polonais, Wladyslaw Kosiniak-Kamysz, le missile a été produit « au deuxième trimestre de cette année dans une usine près de Moscou ».

« Cela signifie que la Russie utilise des missiles produits actuellement pour bombarder l’Ukraine. Cela confirme les informations selon lesquelles les réserves de guerre russes sont épuisées », a-t-il déclaré sur X.

Un officier ukrainien cible d’une tentative d’assassinat, selon Volodymyr Zelensky

Ihor Obolensky, commandant du deuxième corps de la Garde nationale ukrainienne, a été la cible d’une tentative d’assassinat, annonce le chef de l’Etat sur les réseaux sociaux. « L’agresseur et son complice ont été arrêtés. Les procédures judiciaires nécessaires sont en cours », poursuit-il, ajoutant avoir parlé à l’officier, sans préciser son état. Volodymyr Zelensky promet, en outre, de « réagir sans faute » à cette agression.

Le service de sécurité d’Ukraine a, par la suite, annoncé l’arrestation d’un homme de 69 ans originaire de Kharkiv, recruté, selon lui, par des membres des services de renseignements russes qui se faisaient passer pour des agents ukrainiens et l’ont convaincu qu’Ihor Obolensky collaborait avec Moscou.

Une femme tuée par des « tirs intenses » de l’armée russe à Kramatorsk, selon le maire

Des « tirs intenses » de l’armée russe ont causé la mort d’une femme et fait quatre blessés, ce matin à Kramatorsk, dans l’oblast de Donetsk, annonce Oleksandr Hontcharenko, maire de la ville. Plusieurs immeubles d’habitation, un supermarché et un établissement scolaire ont été touchés, précise-t-il sur Facebook.

Le point sur la situation, vendredi 31 juillet à 14 heures

  • Donald Trump dit ne pas avoir encore décidé d’autoriser la production de missiles Patriot en Ukraine. Ces déclarations interviennent deux jours après une rencontre à la Maison Blanche avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.
  • L’Ukraine mène une série de frappes sur Volgograd. Les services de sécurité ukrainiens (SBU) ont revendiqué vendredi une frappe contre la raffinerie Loukoïl-Volgogradneftepererabotka, sans préciser l’ampleur des dégâts. Des drones ukrainiens ont aussi touché un entrepôt appartenant au géant russe de l’e-commerce Wildberries.
  • La France gèle les avoirs de la propagandiste russe Xenia Fedorova pour six mois. La propagandiste pro-Poutine visée par un arrêté d’expulsion.
  • La raffinerie de Riazan à l’arrêt à la suite d’une attaque de drones ukrainiens, selon Reuters. Elle pourrait rester à l’arrêt pendant deux semaines.
  • Volodymyr Zelensky affirme que la Russie a perdu environ 700 000 soldats tués depuis le début de l’invasion. D’après le Center for Strategic and International Studies (CSIS), un think tank américain, l’armée russe aurait subi environ 1,4 million de pertes – morts, blessés et disparus – depuis l’invasion de l’Ukraine, en février 2022. Le nombre de morts serait de 400 000 à 450 000.
  • Varsovie dit avoir reçu une proposition de Kiev pour échanger des MiG-29 contre des drones a annoncé jeudi, Magdalena Sobkowiak-Czarnecka, la vice-ministre de la défense polonaise.
  • Antoni Lallican, photojournaliste tué en Ukraine, fait chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume selon le Journal officiel publié vendredi 31 juillet.

Un pilote ukrainien a suivi le missile russe tombé sur le territoire polonais jusqu’à la frontière, selon Varsovie

Un pilote ukrainien a suivi jusqu’au dernier moment le missile qui s’est écrasé en Pologne le 30 juillet, mais n’a pas pu l’abattre avant qu’il ne franchisse la frontière, a déclaré le vice-ministre de la défense polonais, Cezary Tomczyk, sur la chaîne de télévision polonaise TN24. Le ministre a par ailleurs confirmé qu’il s’agissait bien d’un missile de croisière russe Kh-101.

Selon lui, le pilote ukrainien a été contraint de faire demi-tour environ 20 secondes avant la frontière, les avions ukrainiens n’étant pas autorisés à pénétrer dans l’espace aérien polonais. Il a ajouté qu’une telle incursion aurait également fait courir le risque que l’appareil soit pris pour cible par des chasseurs polonais F-16.

M. Tomczyk a indiqué que la Russie lance habituellement entre 10 et 20 missiles lors de ses attaques, mais qu’environ 70 missiles avaient été tirés le 30 juillet, dont une vingtaine se dirigeait vers la frontière polonaise vers 3 heures. Il a souligné que la grande majorité de ces missiles avaient été interceptés par les défenses aériennes ukrainiennes au-dessus du territoire ukrainien.

Interrogé sur le caractère intentionnel ou non de l’incursion du missile en Pologne, le vice-ministre a estimé que les deux hypothèses restaient possibles, ajoutant que les conclusions dépendraient des renseignements recueillis au cours des prochaines semaines.

Ce Kh-101 a été fabriqué au deuxième trimestre 2026 dans une usine située dans la région de Moscou, a annoncé vendredi le parquet régional de Lublin.

Volodymyr Zelensky affirme que la Russie a perdu environ 700 000 soldats tués depuis le début de l’invasion

Dans un entretien accordé à la chaîne américaine Fox News, le président ukrainien a déclaré que les pertes russes s’élevaient à « environ 1,6 million de personnes, dont environ 700 000 morts ».

Concernant les pertes ukrainiennes, M. Zelensky a indiqué que son pays comptait « environ 50 000 soldats tués » et « 400 000 blessés », ainsi qu’un « grand nombre » de militaires portés disparus. Il a précisé que Kiev ne publiait pas l’ensemble de ses données pour des raisons de sécurité.

Le président ukrainien a également estimé que son pays n’était pas en train de perdre la guerre, affirmant que le maintien de l’indépendance et de la souveraineté de l’Ukraine constituait déjà une victoire. « Nous ne perdons pas et la Russie ne gagne pas », a-t-il déclaré, tout en jugeant essentiel que Moscou ne reprenne pas l’initiative sur le champ de bataille.

Lors d’une interview sur France 2, le 4 février, le président ukrainien avait déclaré : « En Ukraine, officiellement, sur le champ de bataille, le nombre de militaires tués – qu’ils soient militaires de carrière ou mobilisés – est de 55 000. [S’y ajoute] un grand nombre de personnes que l’Ukraine considère comme disparues. »

Le 2 juillet, le Center for Strategic and International Studies (CSIS), un think tank américain établi à Washington, spécialisé dans les questions de sécurité, défense, géopolitique et politique internationale, a publié une estimation des pertes russes et ukrainiennes. D’après le think tank américain, l’armée russe aurait subi environ 1,4 million de pertes – morts, blessés et disparus – depuis l’invasion de l’Ukraine, en février 2022. Le nombre de morts serait de 400 000 à 450 000.

Le CSIS estime que les pertes russes mensuelles, comprises entre 30 000 et 34 000 hommes en 2026, dépassent probablement le rythme de recrutement, évalué à environ 27 000 nouveaux soldats par mois. Le rapport évoque aussi les pertes ukrainiennes, estimées entre 525 000 et 625 000 soldats tués, blessés ou disparus, dont 125 000 à 150 000 morts.

L’Ukraine revendique une frappe contre la raffinerie de Volgograd de Loukoïl

Les services de sécurité ukrainiens (SBU) ont revendiqué vendredi une frappe contre la raffinerie Loukoïl-Volgogradneftepererabotka [🚩], dans l’oblast de Volgograd, sans préciser l’ampleur des dégâts. Les autorités russes n’ont pas confirmé que la raffinerie avait été touchée. Le gouverneur de la région de Volgograd, Andreï Botcharov, a toutefois fait état d’un incendie sur un site du complexe énergétique régional à la suite d’une attaque massive de drones, sans identifier l’installation concernée.

Selon Bloomberg, la raffinerie de Volgograd dispose d’une capacité de traitement d’environ 300 000 barils de pétrole par jour. Déjà visée à plusieurs reprises par des frappes ukrainiennes, elle venait de retrouver un niveau de production proche de celui d’avant les précédentes attaques.

Kiev a intensifié cette année ses frappes contre les infrastructures énergétiques russes, contribuant, selon Bloomberg, à une baisse des capacités de raffinage et à des tensions sur l’approvisionnement en carburant en Russie.

Le SBU affirme avoir aussi visé deux hangars abritant du matériel aéronautique ainsi qu’un atelier de production de l’usine aéronautique d’Eupatoria, en Crimée, annexée par la Russie depuis 2014, et des infrastructures du port russe de Taman, où un important incendie aurait été observé. Par ailleurs, des drones ukrainiens ont touché un entrepôt appartenant au géant russe de l’e-commerce Wildberries à Volgograd dans la nuit de jeudi à vendredi, a annoncé la compagnie de commerce en ligne.

L’armée ukrainienne mise sur des obus à longue portée pour accroître la pression sur la Russie

L’Ukraine prévoit de déployer d’ici à la fin de l’été des obus d’artillerie à longue portée afin d’étendre sa capacité de frappe sur le front et d’accroître la pression militaire sur la Russie, rapporte l’agence Bloomberg.

Selon l’agence, une première série d’obus de 155 mm permettra d’atteindre des cibles situées à plus de 60 kilomètres, contre environ 30 kilomètres pour les munitions conventionnelles. Des versions plus avancées, équipées de statoréacteurs (ramjets), pourraient porter cette distance à plus de 150 kilomètres. Ces munitions seraient compatibles avec les systèmes d’artillerie de 155 mm déjà utilisés par les forces ukrainiennes.

Kiev espère ainsi repousser les lignes logistiques russes, perturber les contre-offensives et renforcer sa position dans d’éventuelles négociations, alors que ses frappes en profondeur contre des raffineries et d’autres infrastructures russes se sont multipliées ces derniers mois.

Selon Bloomberg, l’Ukraine a consacré environ 540 millions de dollars à l’acquisition de ces munitions grâce au soutien de la Norvège, du Danemark, de la Lituanie, du Luxembourg et de l’Espagne, notamment dans le cadre de l’initiative tchèque d’approvisionnement en obus. L’Allemagne a, de son côté, annoncé un financement de 300 millions d’euros, correspondant à environ 50 000 obus.

Le groupe allemand Rheinmetall prévoit de livrer environ 100 000 obus de 155 mm à longue portée à l’Ukraine cette année, tandis que plusieurs industriels, dont Nammo, Boeing, Raytheon, BAE Systems et le groupe tchèque CSG, développent ou produisent des munitions de ce type.

Des analystes militaires interrogés par Bloomberg estiment toutefois que ces obus ne remplaceront pas, à court terme, les besoins massifs de l’Ukraine en munitions conventionnelles, indispensables pour soutenir les opérations quotidiennes sur le front.

La raffinerie de Riazan à l’arrêt à la suite d’une attaque de drones ukrainiens, selon Reuters

La raffinerie de pétrole de Riazan, l’une des plus importantes de Russie, a suspendu le traitement du pétrole brut mercredi à la suite d’une attaque de drones et pourrait rester à l’arrêt pendant deux semaines, ont fait savoir à l’agence Reuters deux sources du secteur.

L’Ukraine a affirmé mercredi que son armée avait frappé dans la nuit la raffinerie de Riazan, exploitée par le groupe public Rosneft. « La raffinerie de Riazan a cessé ses activités mercredi. L’arrêt devrait durer environ deux semaines », a déclaré jeudi l’une des sources. Rosneft n’a pas répondu dans à la demande de commentaire de Reuters.

Le gouverneur de la région de Riazan, Pavel Malkov, avait déclaré, mercredi, que les défenses antiaériennes russes avaient abattu 45 drones au-dessus de la région au cours de la nuit. Selon lui, la chute de débris a provoqué des incendies sur des sites industriels.

Les sources du secteur ont expliqué qu’après un arrêt non planifié, la remise en service d’une raffinerie nécessite généralement un délai important afin de redémarrer les unités de traitement primaire et secondaire, de rétablir les procédés industriels et de garantir à nouveau la conformité des produits aux normes de qualité.

Les infrastructures de la raffinerie avaient déjà été endommagées lors d’une attaque de drones le 15 mai, qui avait également entraîné une suspension des activités.

Malgré cet arrêt, la raffinerie continuait jeudi de proposer à la vente des produits pétroliers sur la Bourse internationale des matières premières de Saint-Pétersbourg. Les données de la place boursière montrent que des volumes d’essence et de gazole étaient toujours offerts à la vente.

Selon des sources du secteur, la raffinerie a traité 13,1 millions de tonnes de pétrole brut en 2024, soit environ 4,9 % des capacités totales de raffinage de la Russie. Elle a produit l’an dernier 2,2 millions de tonnes d’essence, 3,4 millions de tonnes de gazole et 4,3 millions de tonnes de fioul.