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A deux jours du terme du cessez-le-feu de deux semaines et alors que le second cycle de pourparlers entre les Etats-Unis et l’Iran est en suspens, le président du Parlement de la République islamique, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé que le régime « n’accept[erait] pas de négocier sous la menace ».
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Pour Donald Trump, il sera « long et difficile » d’exhumer l’uranium iranien
Le président américain s’est montré prudent, dans un message publié sur son réseau Truth Social, sur le processus pour exhumer le stock d’uranium de l’Iran, dont la localisation et le niveau exact d’enrichissement restent incertains depuis les frappes américaines contre les sites nucléaires iraniens.
« L’opération Marteau de minuit a mené à l’anéantissement complet et total des sites de poussière nucléaire en Iran. C’est pourquoi la déterrer sera un processus long et difficile », a écrit Donald Trump employant une nouvelle fois l’expression de « poussière nucléaire » pour désigner le stock d’uranium enrichi de Téhéran.
Vendredi, il avait pourtant déclaré que l’uranium iranien serait rapporté « sous peu » aux Etats-Unis.
Le pétrole en repli en Asie, suspendu à la reprise des négociations entre Iran et Etats-Unis
A l’ouverture des bourses asiatiques, le pétrole reculait, suspendu à la reprise de négociations entre Téhéran et Washington à Islamabad.
Le cours du baril de West Texas Intermediate (WTI), référence du marché américain, se repliait ainsi de 1,72 %, à 88,07 dollars. Il retombait après avoir gagné jusqu’à 8 % en cours d’échanges la veille, après la saisie d’un cargo iranien par les Etats-Unis et la reprise du blocage d’Ormuz par l’Iran.
Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, cédait lui 0,77 %, à 94,74 dollars.
Soldat français tué au Liban : les membres du Conseil de sécurité de l’ONU condamnent l’attaque
Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont condamné lundi l’attaque qui a coûté la vie, deux jours plus tôt, à un soldat français et blessé trois autres au Liban. Exprimant leurs « plus sincères condoléances » aux familles des victimes, les quinze membres du Conseil ont rappelé dans un communiqué que « les Casques bleus ne doivent jamais être la cible d’attaques » et appelé à ce que les responsables « soient traduits en justice sans délai ».
L’Iran menace de nouvelles attaques si la guerre reprend
L’Iran est prêt à « abattre de nouvelles cartes sur le champ de bataille » si la guerre reprend, a averti lundi le président du Parlement de la République islamique, Mohammad Bagher Ghalibaf, à deux jours du terme du cessez-le-feu de deux semaines. « Nous n’acceptons pas de négocier sous la menace et, au cours des deux dernières semaines, nous nous sommes préparés à abattre de nouvelles cartes sur le champ de bataille », a-t-il écrit sur X.
Washington accueillera jeudi de nouvelles discussions entre le Liban et Israël
Les Etats-Unis accueilleront jeudi à Washington une nouvelle série de discussions entre le Liban et Israël, a fait savoir à l’AFP un responsable du département d’Etat, sous couvert d’anonymat. « Nous continuerons à faciliter des discussions directes et menées de bonne foi entre les deux gouvernements », a-t-il affirmé, précisant que les discussions auront lieu au niveau des ambassadeurs comme pour la première série qui s’était tenue le 14 avril.
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Le président libanais, Joseph Aoun, appelle au « plus large soutien national possible » aux négociations avec Israël
« Le choix des négociations a pour objectif de mettre fin aux hostilités et à l’occupation israélienne dans des régions du sud du Liban, et de déployer l’armée [libanaise] jusqu’aux frontières internationalement reconnues » avec Israël, a affirmé lundi le président libanais, Joseph Aoun, cité par un communiqué de la présidence. L’ancien ambassadeur du Liban à Washington, Simon Karam, présidera la délégation libanaise « dans les négociations bilatérales », qui seront « distinctes » des pourparlers entre l’Iran et les Etats-Unis, a-t-il poursuivi.
Face à la réticence d’une partie de la population, le président Aoun a insisté sur la souveraineté du Liban dans ces discussions annoncées par Donald Trump. « Personne ne partagera cette tâche avec le Liban, ni le remplacera dans cette mission », a-t-il assuré, appelant au « plus large soutien national possible » afin que les pourparlers atteignent leurs objectifs.
« Le Liban a deux choix, soit la poursuite de la guerre avec ses conséquences humanitaires, sociales, économiques (...) soit les négociations pour mettre fin à la guerre et aboutir à une stabilité durable », a insisté le chef de l’Etat, alors que les deux pays sont officiellement en état de guerre depuis des décennies.
Au Liban, la guerre avec Israël a fait près de 2 400 morts, selon un bilan officiel
Pendant les funérailles d’officiers libanais, tués le 10 avril par des bombardements israéliens, à Saïda (Liban), le 11 avril 2026. Les autorités libanaises ont annoncé que la guerre avec Israël, déclenchée au début de mars et objet d’un cessez-le-feu fragile, avait fait 2 387 morts en six semaines. D’après l’organisme de gestion des catastrophes, 7 602 personnes ont été blessées sur la même période.
Depuis l’entrée en vigueur de la trêve, vendredi, les autorités et les secouristes ont retrouvé des corps sous les décombres de bâtiments dans des régions qui étaient soumises à d’intenses bombardements israéliens. Un bilan publié alors faisait état de 2 294 morts.
Le point sur la situation, lundi 20 avril à 21 heures
- Le plus grand flou règne autour des négociations américano-iraniennes qui, selon Donald Trump, devaient commencer lundi à Islamabad. Le président des Etats-Unis a assuré que la délégation emmenée par J. D. Vance était en route, mais le New York Times, qui cite deux membres de l’administration américaine, a annoncé qu’elle devrait quitter Washington mardi.
- Esmaeil Baghaei, porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, a répété qu’aucune décision n’avait été prise quant à la participation de Téhéran.
- Selon l’agence Reuters, qui cite un représentant de la République islamique, cette participation est toutefois « examinée positivement ». Les médiateurs pakistanais s’efforcent, selon elle, de mettre fin au blocus naval américain pour l’obtenir.
- « Les signaux contradictoires et non constructifs » émis par les Etats-Unis montrent qu’ils « cherchent à obtenir la capitulation de l’Iran, mais les Iraniens ne se soumettent pas à la force », a assuré leur président, Massoud Pezeshkian.
- Lors d’un entretien téléphonique avec son homologue iranien, Abbas Araghtchi, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, « a souligné une nouvelle fois la nécessité de préserver la trêve » entre l’Iran et les Etats-Unis, qui expire dans la nuit de mardi à mercredi.
- Au Liban, l’armée israélienne a annoncé avoir « éliminé » deux groupes de « terroristes » qui avaient, selon elle, violé l’accord de cessez-le-feu en vigueur depuis vendredi en pénétrant dans ce qu’elle appelle sa « zone de défense avancée » et représentaient une « menace imminente », près de Bint Jbeil, sans en préciser le nombre.
- Le Hezbollah brisera la « ligne jaune » qui délimite cette zone en faisant valoir son « droit légitime » à défendre le Liban, a promis Hassan Fadlallah, député du mouvement chiite pro-iranien, à l’Agence France-Presse, en ajoutant que « nul, au Liban ou à l’étranger », ne pourrait désarmer le mouvement pro-iranien.
- Les ambassadeurs d’Israël et du Liban aux Etats-Unis se retrouveront jeudi à Washington pour un deuxième cycle de négociations, annoncent le New York Times et la presse israélienne. Le quotidien américain et The Times of Israël disent en avoir eu confirmation auprès du département d’Etat.
- Les Etats membres de l’Union européenne discuteront mardi de leur accord d’association avec Israël, à la demande de plusieurs d’entre eux, dont l’Espagne, qui a réclamé sa rupture. Une telle décision requiert une improbable unanimité.
Le blocus des ports iraniens ne sera pas levé tant qu’il n’y aura pas d’accord, promet Donald Trump
« LE BLOCUS, que nous ne lèverons pas tant qu’il n’y aura pas de “DEAL”, est en train de détruire complètement l’Iran », écrit le président des Etats-Unis sur son réseau, Truth Social. « Ils perdent 500 millions de dollars par jour, un chiffre intenable pour eux, même à court terme », poursuit-il, en critiquant violemment les médias américains pour leur couverture du conflit.
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📷 A Washington, une manifestation contre la guerre en Iran à l’initiative de vétérans et de proches de militaires
About Face (anciennement Iraq Veterans Against the War) est une association fondée en 2004 par d’anciens militaires américains, vétérans des guerres d’Irak et d’Afghanistan, ainsi que d’autres ayant servi depuis les attentats du 11 septembre 2001.
Ces derniers s’opposaient à l’invasion et à l’occupation de l’Irak par les Etats-Unis entre 2003 et 2011. L’association militait pour le retrait immédiat de toutes les forces de la coalition d’Irak et pour le versement de réparations au peuple irakien. Elle propose également des services de soutien aux vétérans de retour au pays, notamment en matière de santé physique et mentale.
Le quartier administratif et diplomatique d’Islamabad restera fermé mardi
La « zone rouge » d’Islamabad, où se trouvent les principaux bâtiments gouvernementaux et les missions diplomatiques, ainsi que l’hôtel où les négociations américano-iraniennes ont eu lieu les 11 et 12 avril, restera fermée mardi, rapporte le quotidien pakistanais Dawn, en citant les autorités locales. La mesure est entrée en vigueur dimanche.
Les forces israéliennes disent avoir tué plusieurs « terroristes » au Liban sud
L’armée israélienne annonce avoir « éliminé », lundi, deux groupes de « terroristes » qui avaient, selon elle, violé l’accord de cessez-le-feu en pénétrant dans ce qu’elle appelle sa « zone de défense avancée » et représentaient une « menace imminente », près de Bint Jbeil, dans le sud du Liban, sans en préciser le nombre.
Elle dit, en outre, en avoir pris pour cible au bord du fleuve Litani, dont une partie se trouve dans cette zone. L’Agence nationale de l’information (NNA) libanaise avait auparavant signalé un bombardement israélien à Qaaqaïyet El-Jisr, sur le cours du fleuve. Citant le ministère de la santé, elle a, par la suite, fait état de six blessés.
Le ministre de la défense israélien, Israel Katz, a promis, dimanche, que l’armée emploierait « toute sa force » au Liban si elle faisait l’objet d’une « quelconque menace ».
La Russie souligne « la nécessité de préserver la trêve » entre l’Iran et les Etats-Unis
Lors d’un entretien téléphonique avec son homologue iranien, Abbas Araghtchi, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, « a souligné une nouvelle fois la nécessité de préserver la trêve, qui doit être respectée selon les paramètres initialement convenus et annoncés par les médiateurs pakistanais », rapporte son ministère.
Il a également fait valoir « l’importance de poursuivre les efforts diplomatiques visant à empêcher que la situation ne devienne incontrôlable et à éviter une nouvelle confrontation armée », dans un communiqué diffusé sur Telegram, ajoutant que le ministre des affaires étrangères iranien « a confirmé sa disposition à faire tout ce qui est en son pouvoir pour garantir le passage sans entrave des navires et des cargaisons russes » dans le détroit d’Ormuz.
Une nouvelle rencontre entre les ambassadeurs d’Israël et du Liban prévue jeudi à Washington, selon la presse
Les ambassadeurs d’Israël et du Liban aux Etats-Unis se retrouveront jeudi à Washington pour un deuxième cycle de négociations, annoncent le New York Times et la presse israélienne. Le quotidien américain et The Times of Israël disent en avoir eu confirmation auprès du département d’Etat. Le premier cycle s’est déroulé le 14 avril, en présence du secrétaire d’Etat, Marco Rubio.
Soldat tué au Liban : la France n’a pas été visée spécifiquement, selon Emmanuel Macron
Evoquant la mort du sergent-chef Florian Montorio, samedi, au Liban, le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, a déclaré que c’est « le Hezbollah qui, en effet, a visé nos soldats ». « Ils ne les ont pas visés parce qu’ils étaient français. Ils les ont visés parce qu’ils tenaient la mission d’être aux côtés des populations civiles », a-t-il toutefois ajouté, lors d’une conférence de presse à Gdansk en Pologne.
Le mouvement chiite a nié toute implication et a appelé à « faire preuve de prudence (…) avant d’attribuer des responsabilités concernant l’incident, en attendant les résultats de l’enquête de l’armée libanaise ».
Emmanuel Macron dénonce une « erreur des deux côtés » et appelle à « revenir au calme »
« Il est vraisemblable que, suite à la décision américaine de maintenir un blocus ciblé sur Ormuz (…) les autorités iraniennes ont changé leur position initiale (…) C’est une erreur des deux côtés », a déclaré le président de la République, lors d’une conférence de presse à Gdansk, en Pologne.
Les autorités iraniennes ont annoncé, vendredi, la réouverture du détroit d’Ormuz, après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu entre l’armée israélienne et le Hezbollah, au Liban, mais Donald Trump a promis que le blocus des ports de la République islamique resterait en vigueur jusqu’à la conclusion d’un accord de paix, ce qui a conduit Téhéran à le refermer.
« Tout ça ne doit pas nous conduire à l’escalade. Tout ça doit nous conduire plutôt à consolider ce qui avait été obtenu vendredi, la réouverture inconditionnelle, sans sélection, sans péage du détroit d’Ormuz. Et donc, il faut continuer de calmer les esprits (…) Nous restons sur cette ligne qui consiste à dire que les choses se règlent par la voie diplomatique. Tout le monde doit revenir au calme », a ajouté Emmanuel Macron.
Les Etats-Unis veulent une capitulation, « mais les Iraniens ne se soumettent pas à la force », dit leur président
« Le respect des engagements est le fondement d’un dialogue constructif », écrit le président iranien, Massoud Pezeshkian, sur X. « Une profonde méfiance historique persiste en Iran à l’égard de la conduite du gouvernement américain, tandis que les signaux contradictoires et non constructifs émis par [ses] responsables véhiculent un message amer : ils cherchent à obtenir la capitulation de l’Iran », poursuit-il, ajoutant que « les Iraniens ne se soumettent pas à la force ».
Les Vingt-Sept débattront mardi de l’accord d’association avec Israël
Les Etats membres de l’Union européenne (UE) vont discuter demain de leur accord d’association avec Israël, à la demande de plusieurs d’entre eux, dont l’Espagne, a annoncé, lundi, Kaja Kallas, haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, qui est toutefois restée prudente quant à l’issue de ces discussions.
« Des Etats membres ont mis cela sur la table », a-t-elle déclaré à la presse, à la veille d’une réunion à Luxembourg des ministres des affaires étrangères de l’UE.
L’Espagne a réclamé, dimanche, la rupture de l’accord, ce qui requiert l’unanimité des 27 Etats membres. La Commission européenne a, quant à elle, proposé la suspension du volet commercial de l’accord, une décision qui peut être prise à la majorité qualifiée.
Interrogée sur ce point, la cheffe de la diplomatie de l’UE a souligné qu’il fallait d’abord « évaluer s’il [était] possible d’avancer » sur les mesures commerciales, « si les Etats membres souhaitent le faire, ce dont nous allons discuter demain ».
La suspension de l’accord commercial a déjà été évoquée par les Vingt-Sept, mais aucune décision n’a été prise faute de majorité, en raison des réticences de plusieurs Etats membres, dont l’Allemagne.
Le départ de J. D. Vance pour Islamabad est bien prévu mardi, selon le « New York Times »
Le quotidien, qui cite deux membres non identifiés de l’administration américaine, écrit, lui aussi, que le vice-président devrait quitter Washington mardi, à destination d’Islamabad, ce que CNN avait annoncé un peu plus tôt.


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