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EN DIRECT - Colère des lycéens : les étudiants de HEC Paris bloquent l’entrée de l’école de commerce, une première

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09:53

Paulin Césari : « Pourquoi serait-il plus difficile d’être un lycéen pubère et divagant qu’un vieillard abandonné promis à l’euthanasie ? »

Les profondeurs de Mme Braun-Pivet sont insondables. C’est pourquoi, sans doute, l’expression de sa pensée semble souvent indéchiffrable. Commentant l’agitation lycéenne, la présidente de l’Assemblée nationale a récemment déclaré : « Il faut écouter les lycéens parce qu’aujourd’hui, il est difficile et angoissant d’être jeune. » La première remarque qu’inspire un tel propos est qu’il n’est manifestement pas « difficile et angoissant aujourd’hui » d’être la dame du perchoir.

En effet, si l’on admet que les pensées d’importance ne naissent jamais de la facilité et de la quiétude, on comprend à quel point il faut être serein pour énoncer une telle grandiloquente niaiserie.

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09:26

«Mélenchon est dans une logique de compromis bourgeois» : Le Poing levé, ce collectif trotskiste qui veut profiter des blocages pour renverser la table

Eustache est lycéen à Marseille. Ce mardi, devant une petite foule acclamant sa diatribe, main en l’air, micro collé aux lèvres, il vitupère contre la «police de Macron et Lecornu qui massacre les quartiers populaires», étrille le scénario d’une «négociation avec le gouvernement» proposé par «les organisations à Paris qui ne représentent que deux personnes», appelle «à la lutte générale et à l’auto-organisation», ponctue finalement son discours d’un très inspiré : «on ne s’arrêtera pas tant qu’on n’aura pas tout, tout, tout !» Les applaudissements éclatent. Sur le jean d’Eustache, un autocollant floqué de rouge proclame son adhésion au collectif étudiant «Le Poing levé».

Leur logo, représentant un poing serré et brandi, compose le patchwork des fanions d’organisations syndicales brandis lors des manifestations étudiantes et lycéennes qui battent le pavé ces dernières semaines. Le Poing levé, collectif étudiant dont la visibilité médiatique s’est accrue ces derniers mois, est en fait l’émanation étudiante du mouvement politique trotskiste «Révolution permanente» dont le porte-parole Anasse Kazib se présente à l’élection présidentielle.

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08:39

«Il faut changer le système», demande Bruno Retailleau

«Quand j’entends les lycéens dire qu’il faut 10 milliards d’euros : c’est faux. Regardez les hôpitaux, l’école, la justice… cela s’écroule, mais on n’a jamais eu autant de dépenses publiques», a expliqué Bruno Retailleau, candidat LR à l’élection présidentielle sur RTL.

«Donc on voit bien qu’il n’y a pas de liens entre les moyens et les systèmes qui fonctionnent mal. Il faut changer le cœur du système».

08:29

Les cours de la Faculté de Nanterre se dérouleront en distanciel

Les cours de la Faculté de Nanterre se dérouleront en distanciel à cause des blocus «en soutien» au mouvement lycéen. «La présidence fait passer les cours en distanciel pour casser la grève ! On doit les stopper ! On le refuse, Organisons-nous face à ça !», regrette l’UNEF Nanterre, dans une publication X. Le syndicat appelle à un nouveau blocage ce matin à 9h30.

08:26

« Nous, toute la France était dehors » : comment des militants de mai 68 voient les blocages lycéens d’aujourd’hui

La génération «Six Seven» refera-t-elle mai 68 ? C’est l’ambition de nombre de jeunes qui battent le pavé depuis près de trois semaines dans les rues des villes françaises. «Septembre 2026 is the new mai 68», «merci Papi pour mai 68, on prend la relève en 2026» ; «Macron, tu nous la mets à l’envers, on te la “mai 68”» ; parmi les pancartes bigarrées brandies bien haut dans les manifestations et les blocages, qui rivalisent de calembours pour fustiger pêle-mêle Parcoursup, le manque de professeurs, la vétusté des établissements, et puis les violences policières, le réchauffement climatique, le racisme, on y croise des références explicites à la gigantesque contestation sociale qui a bouleversé la France il y a soixante ans.

Filiation assumée, et même revendiquée, par Jean-Luc Mélenchon, qui s’extasiait lundi de ce qui serait, à l’en croire, le «plus grand mouvement de jeunesse lycéenne et étudiante depuis 1968». Comparaison aussitôt reprise par certains représentants de la mobilisation lycéenne, dont Sabrine Kharbach, porte-parole de l’Union étudiante, laquelle estimait que la contestation actuelle était «beaucoup plus forte» que mai 68. Reste à savoir si le parallèle semble fondé, et surtout légitime, aux yeux de ceux qui l’ont orchestré : qu’en pensent ceux qui ont «fait 68», ce «peuple adolescent» aux cheveux désormais blancs, qui entend la jeune génération se targuer de marcher sur ses traces ?

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08:16

À Bordeaux, la façade d’un lycée privé dégradée après un incendie volontaire de poubelles

Un incendie s’est déclaré ce mercredi matin, aux alentours de 7 h 30, sur la rive droite de Bordeaux. Des poubelles ont été incendiées par des individus devant le lycée des métiers La Ruche (établissement professionnel privé catholique), endommageant une partie de la façade de bâtiment.

La circulation était interrompue en début de matinée dans la rue le temps de l’intervention des sapeurs-pompiers. La police nationale et la police municipale étaient également présentes sur place. Selon les premières constatations visibles, le portail de l’établissement est brûlé, tout comme une partie des ouvertures présentes sur la façade.

L’incendie a eu lieu au niveau de l’unique entrée de l’établissement. « Pour assurer la sécurité des toutes et tous, et parce que les dégâts ne permettent pas un accueil dans de bonnes conditions, les cours se poursuivront pour le moment en distanciel », indique la direction de l’Enseignement catholique de Gironde au Figaro.

08:08

L’École des hautes études commerciales de Paris (HEC) est bloquée

L’École des hautes études commerciales de Paris (HEC) est bloquée, sur campus de Jouy-en-Josas. Hier, un appel au blocage circulait sur les réseaux sociaux, révélé en exclusivité par Le Figaro, relayé par Jean-Luc Mélenchon. «Les élèves d’HEC Paris rejoignent le mouvement des lycéens. J’insiste pour qu’il soit bien clair que cela n’a rien à voir avec ma conférence tenue sur place il y a une semaine», a-t-il expliqué.

07:35

Blocage des lycées : pourquoi la majorité des mis en cause dans les violences échapperont à un procès

« La juridiction a enregistré en trois jours plus de déferrements que sur toute la séquence des émeutes de 2023 , ce qui a débouché sur un grand nombre de saisines du juge des enfants », témoigne le président du tribunal de Nanterre, Benjamin Deparis. Avant d’ajouter : « Pourtant à l’époque c’est chez nous que tout (l’affaire Nahel) avait commencé . »

Plus de trois semaines après le début des blocages de lycées, les services du ministre de la Justice, Gérald Darmanin, annoncent ce mercredi 7 950 gardes à vue, dont 1 177 concernent des majeurs et 6 773 des mineurs, soit 85 %. En tout, la Chancellerie a comptabilisé 2 735 poursuites (80 % de mineurs) et 2 225 alternatives aux poursuites. 2 545 mis en cause ont été déférés devant la justice. À Nanterre, on comptait mercredi soir 346 gardes à vue depuis le début du mouvement, « dont 22 % sont des atteintes aux forces de l’ordre. On compte 89 % de mineurs et 11 % de majeurs, eux-mêmes souvent scolarisés », souligne au débotté le procureur Yves Badorc. « En tout, nous avons déféré 87 mineurs devant le juge des enfants. »

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07:23

Incendie au lycée Mandela à Nantes : réouverture partielle envisagée mi-novembre

La réouverture du lycée Nelson Mandela, à Nantes, dont le hall a été détruit par un incendie lors d’un blocage début octobre, est envisagée pour le 16 novembre, selon un courrier de la présidente de région au recteur mercredi. Cette réouverture partielle «concernera la quasi-intégralité des salles de cours», précise Christelle Morançais dans cette lettre transmise à la presse.

Cette date pourrait cependant «être décalée d’une semaine, si de nouveaux aléas apparaissaient lors de la phase de mise en sécurité de la partie sinistrée, et en fonction de la commission de sécurité». La région communiquera «dès que possible» sur la réouverture de la restauration scolaire et de l’internat, écrit Mme Morançais.

Le rectorat a indiqué à l’AFP être «attentif aux travaux menés par la région» afin que les lycéens et les professeurs «puissent retrouver leur cadre de travail dans les meilleures conditions de sécurité après le traumatisme qu’a constitué l’incendie». Les premières estimations faisaient état, selon la région, d’un coût de remise en état d’au moins deux millions d’euros.

«Attentif à la continuité de l’enseignement, le recteur a demandé aux inspecteurs d’appuyer l’équipe pédagogique du lycée Mandela pour que les élèves bénéficient, dans cette période, d’un enseignement à distance de haute qualité», a ajouté le rectorat. Une enquête pour dégradation par incendie est en cours.

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07:15

Près de 8000 gardes à vue depuis le début du mouvement lycéen

Près de 8000 personnes (7950) ont été placées en garde à vue depuis le début du mouvement lycéen, 26 ayant été placées en détention provisoire, selon un bilan judiciaire fourni mercredi par la Chancellerie.

Dans le détail, 1177 majeurs et 6773 mineurs ont fait l’objet de gardes à vue, donnant lieu à 2735 poursuites, 2225 alternatives aux poursuites et 1263 classements sans suite.

07:15

Batailles d’aura, «Bismillah c’est les ténèbres» : les lycéens manifestent avec les codes du web

Venue soutenir les lycéens français, Greta Thunberg observe amusée une «bataille d’aura», duel humoristique de charisme. Des blocus aux cortèges, ils puisent dans les codes des réseaux sociaux pour tourner l’autorité en dérision et mettre en scène leur propre récit de la contestation.

Dans une vidéo appelant à soutenir les lycéens sur le compte Instagram du collectif militant Œil au beurre noire, la militante écologiste suédoise enchaîne le «scuba», nez pincé et mouvement de vague de l’autre main et le «six-seven», paumes tournées vers le ciel et mains levées alternativement, des gestes de connivence popularisés sur les réseaux sociaux et largement repris dans le mouvement lycéen.

«Bismillah, c’est les ténèbres», lance-t-elle également. La formule renvoie à un message viral attribué à un supposé policier qui, pour se fondre parmi les lycéens, aurait accumulé les clichés sur leur langage. Si son authenticité n’est pas établie, la caricature circule largement.

Dans les cortèges, ces références deviennent des slogans: «Lecornu, t’es foutu, le 6-7 est dans la rue», «Ton budget, on le plie avec un scuba». «C’est comme ça qu’on s’exprime tous les jours. On a grandi sur TikTok, Insta, donc c’est naturel pour nous», explique une lycéenne interrogée par l’AFP, qui n’a pas souhaité donner son nom. Cela «dédramatise un peu. Manifester c’est stressant, il y a les CRS, les lacrymos, les blocus... Quand tu fais une pancarte drôle avec un mème (concept parodique viral NDLR), tu as moins peur, tu rigoles avec tes potes», poursuit-elle.

À lire aussi Un policier, un proviseur, des professeurs… Les «battle d’aura» s’invitent dans les manifestations lycéennes

06:58

37 établissements «partiellement incendiés» depuis le début du mouvement selon Édouard Geffray

Selon le ministre de l’Éducation Nationale Édouard Geffray, sur les 3700 lycées en France, «un tiers des lycées n’a jamais été perturbé», «un tiers des lycées a connu une perturbation très modérée sur une durée très limitée, généralement une journée ou une matinée» et «un tiers des lycées a connu une perturbation plus importante».

«Trente-sept établissements ont été partiellement incendiés», a-t-il également affirmé depuis le Sénat où il était auditionné. Mercredi, «160 établissements en fin de matinée étaient bloqués».

06:54

Pour Jean-Luc Mélenchon, la plainte du syndicat Alliance démontre «les carences de la formation des policiers»

Pour Jean-Luc Mélenchon, la plainte du syndicat Alliance contre l’État pour mise en danger de la vie d’autrui démontre «les carences de la formation des policiers».

«Ses motivations : les consignes du pouvoir sont contradictoires et cela mettrait en jeu la vie des personnes. Lesquelles ? On ne sait pas. Mais c’est peut-être vrai», énonce le candidat LFI à l’élection présidentielle 2027, avant de reprendre : «la plainte démontre bien, une fois encore, les carences de la formation des policiers : l’État est la seule personne morale qui n’est pas responsable pénalement (art. 121-2 du Code pénal)…»

06:49

Plainte du syndicat de police Alliance contre l’État pour mise en danger de la vie d’autrui

Le syndicat de police Alliance a annoncé mercredi déposer «une plainte contre l’État pour mise en danger de la vie d’autrui», dénonçant les «injonctions contradictoires» faites aux policiers, «exposés à la violence et livrés à la vindicte», dans le cadre du mouvement lycéen. «Après l’empathie envers les émeutiers et la pédagogie affichées par le chef de l’État, place aux consignes floues, aux injonctions contradictoires et aux discours de façade», dénonce le syndicat dans un communiqué transmis à l’AFP.

«Sur le terrain, la réalité est tout autre : des policiers esseulés, trahis, abandonnés, exposés à la violence et livrés à la vindicte», ajoute Alliance. «Entre les déclarations publiques de Laurent Nuñez», le ministre de l’Intérieur, «et les consignes verbales transmises par la hiérarchie, la dissonance est devenue insupportable !», déplore le syndicat composé majoritairement de gardiens de la paix et de policiers adjoints (agents contractuels).

«Monsieur le ministre, votre administration vous ment-elle ? Ou les policiers sont-ils délibérément sacrifiés sur l’autel de la communication politique», interpelle le syndicat. «Qui donne les ordres ? Qui transmet les consignes ? Qui assume les contradictions ? Et surtout, qui assumera les conséquences lorsqu’un drame surviendra dans nos rangs ?», demande-t-il.

06:48

Une nouvelle réunion prévue entre organisations et ministre

Après plusieurs semaines de mobilisation, les organisations lycéennes doivent être reçues pour la troisième fois jeudi par le ministre de l’Éducation et devraient aborder une nouvelle fois les problèmes de bâti scolaire, Parcoursup et les emplois du temps. Avant cette rencontre, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, doit se rendre dans la matinée dans l’agglomération bordelaise.

La réunion est prévue à 17H30 au ministère de l’Éducation à Paris.

«On attend des choses concrètes sur Parcoursup, le bâti scolaire, les emplois du temps», rappelle à l’AFP Pierre Sourzat, représentant de Les Lycéens!, déplorant n’avoir eu que des «miettes» jusqu’à présent. À l’issue de la précédente réunion, jeudi 8 octobre, son association et l’Union syndicale lycéenne (USL) s’étaient dites insatisfaites et avaient appelé à la poursuite des actions.

Le ministre français de l’Éducation, Edouard Geffray, quitte le palais de l’Élysée à Paris. Sarah Meyssonnier / REUTERS

06:24

Bienvenue dans ce direct

Bonjour et bienvenue dans ce nouveau direct. Après plusieurs semaines de mobilisation, les organisations lycéennes doivent être reçues pour la troisième fois jeudi par le ministre de l’Éducation et devraient aborder une nouvelle fois les problèmes de bâti scolaire, Parcoursup et les emplois du temps. Suivez avec le Figaro les temps forts de cette nouvelle journée de blocus des lycées.

Lire le dossier Blocus des lycées : la mobilisation continue et la contestation se répand en France

Les publications apparaîtront ici

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