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A l’inverse de son prédécesseur Gustavo Petro, le président d’extrême droite Abelardo de La Espriella multiplie les coups de force contre les trafiquants de stupéfiants, alors que la culture de coca a atteint des niveaux record dans le pays.
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Des policiers à un point de contrôle, à la suite d’une opération militaire menée contre les Autodefensas Conquistadoras de la Sierra Nevada (ACSN), un groupe armé lié au trafic de drogue, à Santa Marta (Colombie), le 23 septembre 2026. « A l’ère du Tigre, le trafic de drogue ne connaîtra aucun répit ». Ainsi parle Abelardo de la Espriella, le nouveau président colombien : à la troisième personne, en se comparant à un félin, et en promettant le retour d’une politique de « main de fer » contre le narcotrafic dans le premier pays producteur de cocaïne au monde. « Celui qui ne se soumet pas sera envoyé en enfer dans un sac mortuaire », a-t-il répété mardi 22 septembre, alors qu’il annonçait la « militarisation » de Santa Marta.
Cette ville caribéenne est en proie à des troubles après que les forces de l’ordre ont abattu, lundi, « Cholo », l’un des chefs du groupe paramilitaire et narcotrafiquant des Autodefensas Conquistadoras de la Sierra Nevada (ACSN), ainsi que 12 autres personnes présentées comme des « rats » par le chef d’Etat d’extrême droite. Le lendemain, ce dernier était filmé patrouillant, de nuit, dans les rues de Cali, où il déployait 1 200 hommes pour « récupérer » la ville.
Voilà moins de deux mois que le richissime ex-avocat et homme d’affaires a pris ses fonctions, et il a déjà bombardé plusieurs camps de narcotrafiquants présumés, publié une résolution pour relancer les épandages aériens d’herbicides sur des champs de coca et reçu, le 8 septembre, le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, actant un rapprochement au service de la lutte antidrogue, après quatre années d’un gouvernement de gauche en froid avec les Etats-Unis.
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