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Emmanuel Macron avait imaginé des référendums en 2025, cet engagement est tombé à l’eau

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Le 31 janvier 2024, Emmanuel Macron voulait demander aux Français de « trancher » sur des sujets en 2025. Une ambition restée lettre morte.

Emmanuel Macron, lors de son déplacement auprès des forces armées aux Emirats Arabes Unis le 22 décembre 2025.

LUDOVIC MARIN / AFP

Emmanuel Macron, lors de son déplacement auprès des forces armées aux Emirats Arabes Unis le 22 décembre 2025.

EN BREF Le 31 décembre 2024 Emmanuel Macron avait dit que les Français seraient amenés à trancher certains sujets au cours de l’année 2025.
Un an plus tard, cette promesse de référendums n’a pas vu le jour, la crise politique pouvant expliquer ce recul.
Une consultation est toujours envisagée, celle sur la fin de vie en cas d’enlisement des discussions au Parlement.

Heureusement qu’il n’avait pas fait la promesse du petit doigt. La fin d’année approchant, il est l’heure de faire le bilan des engagements pris par Emmanuel Macron pour 2025. L’année n’a pas été simple pour le chef de l’État entre une perte d’influence à l’international et une popularité sans éclat. Sans compter quelques ratés, dont son engagement à consulter les Français qui ne s’est jamais concrétisé.

31 décembre 2024. Emmanuel Macron s’adresse aux Français depuis son bureau de l’Élysée. « Nous aurons des choix à faire pour notre économie, notre démocratie, notre sécurité, nos enfants. (...) C’est pour cela qu’en 2025 nous continuerons de décider et je vous demanderai aussi de trancher certains de ces sujets déterminants », déclare-t-il dans son allocution traditionnelle.

Le chef de l’État reste flou sur la thématique de ces référendums annoncés. Le champ des possibles est donc vaste et la classe politique s’y engouffre : légalisation du cannabis, immigration et droit du sol, retour de l’ISF, réécriture de la Constitution, réforme des retraites…

Un référendum sur les retraites, une « perspective » vague

Ce dernier point a bien refait irruption dans le débat, mais pas par le biais du président de la République. Dans le débat budgétaire sur le projet de loi de la Sécurité sociale, Sébastien Lecornu introduit une suspension de la réforme pour obtenir l’appui des socialistes. Un débat s’ensuit : s’agit-il d’une « suspension » ou d’un simple « décalage » ? Emmanuel Macron met les pieds dans le plat et parle d’un décalage, quitte à compliquer la tâche de son premier ministre. Et le président de la République d’évoquer des « perspectives de référendum possibles » sur ce sujet épineux. Nous sommes alors le 21 octobre 2025. Depuis, cette hypothèse n’a pas été évoquée à nouveau par le chef de l’État. Comme d’autres sujets.

En mai, le président de la République a bien redit son intention de lancer « plusieurs référendums », « en même temps », « sur les grandes réformes économiques, éducatives ou sociales ». Il écarte alors une consultation sur l’immigration et sur la proportionnelle, mais cherche le gouvernement de François Bayrou de lui « proposer plusieurs réformes. » « Sur cette base-là, je dirais on va au référendum », assure-t-il. Il refuse cependant de « s’enfermer » sur un calendrier.

Macron piégé par son calendrier et la crise politique

Bien lui en a pris. Car quatre mois plus tard, le Premier ministre palois chute à la suite d’un vote de confiance de l’Assemblée. La crise politique ouverte depuis la dissolution est plus vivace que jamais. Sébastien Lecornu, nommé, démissionnaire et renommé, reprend le bail de Matignon. Et se consacre quasi exclusivement à une mission : doter la France d’un budget. Il parviendra à faire adopter celui de la Sécurité sociale mais échouera à faire passer dans les délais celui de l’État. Au 31 décembre, c’est une loi spéciale qui permettra d’éviter la paralysie budgétaire, avant de nouveau débat en janvier.

Reste un dernier sujet sur lequel Emmanuel Macron s’était dit prêt à consulter les Français, la fin de vie. Sur ce texte sensible, susceptible de devenir un marqueur sociétal de son second quinquennat, le président de la République s’était dit en mai prêt à faire trancher les Français, mais seulement en cas « d’enlisement » du texte au Parlement. Il faudra attendre 2026 pour savoir ce qu’il en est. Ce n’est qu’à partir du 20 janvier que le Sénat se penchera sur le projet de loi, désormais divisé en deux textes sur les soins palliatifs et l’aide à mourir. Le gouvernement espère les soumettre à l’Assemblée nationale en février. Le référendum, si référendum il y a, attendra. La fin du deuxième mandat approchera alors très vite et le chef de l’État pourrait finalement devenir le troisième consécutif à ne pas recourir à cet outil de la Constitution utilisé à dix reprises depuis 1958.

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