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ENTRETIEN - Sur un coup de tête, le quadragénaire a décidé de tenter l’aventure dans le programme de dating sur M6. Compatible à 79% avec une autre participante, il se confie sur son expérience.
Son parcours a ému les téléspectateurs. Dès les premières minutes de sa présentation, Alexandre, 40 ans, est présenté comme un homme sensible, marqué par une enfance difficile. Lui-même révèle avoir été maltraité dans son jeune âge. Un passé «douloureux», comme il le décrit lui-même dans «Mariés au premier regard» sur M6, et qui a, malgré lui, impacté ses relations amoureuses. Très proche de sa famille paternelle, notamment de sa grand-mère mais surtout de ses deux fils de 4 et 12 ans, Alexandre se dit aujourd’hui prêt à trouver l’amour.
Installé tout près de ses cousins, dans la campagne périgourdine, il reconnaît aimer être entouré. Sa meilleure amie, Marion, dit de lui que c’est quelqu’un d’extrêmement généreux et vaillant. Le programme avec Estelle Dossin et Marie Tapernoux le décrit comme «un homme simple, très attaché à ses racines rurales». C’est auprès de Perrine que les expertes lui ont trouvé une compatibilité de 79%. Tous deux se sont dit «oui» au premier regard. Nous nous sommes entretenus avec Alexandre.
TV MAGAZINE. - Pourquoi avoir tenté l’aventure «Mariés au premier regard» ?
Alexandre. - C’était à l’occasion d’un dîner avec des amis. On discutait et l’un d’eux m’a lancé en rigolant : « Tu ne serais pas capable de t’inscrire à “Mariés au premier regard !” ». J’ai répondu, toujours en plaisantant, que je pouvais le faire, en me disant qu’au pire, même si je m’inscrivais, il n’y aurait pas de suite, parce qu’on ne s’y attend pas forcément. Alors je me suis inscrit et, une heure après, la production m’a appelé. C’était complètement fou et totalement improbable qu’ils me rappellent aussi vite. Au départ, c’était une blague entre amis et c’est devenu quelque chose de très sérieux. C’était la première fois que je tentais cette émission, mais j’avais déjà essayé de passer les castings d’autres programmes, comme «Pékin Express» sur M6 et «Koh-Lanta» sur TF1. J’ai un côté aventurier, je suis ambitieux dans tout ce que je fais, tout en restant dans l’humilité. L’aventure, c’est quelque chose qui me plaît aussi.
Que s’est-il passé dans votre vie amoureuse avant d’arriver à «Mariés au premier regard» ?
Je n’ai vraiment aimé que trois personnes. La première était quelqu’un de pétillant, avec un grain de folie. Ensuite, j’ai rencontré la maman de mon grand, avec qui je suis resté plusieurs années. Elle est arrivée à un moment de ma vie où j’avais besoin d’une personne maternelle, et c’est ce qu’elle a été. Après notre séparation, je suis parti vivre trois ans au Pays basque pour le travail, mais aussi pour sortir de ma bulle. Ça m’a permis de voir autre chose, de grandir, d’évoluer humainement. À mon retour, j’ai rencontré la maman de mon petit, avec qui je suis aussi resté quelque temps aussi. C’est une très belle personne, droite, carrée, mais très aimante. On a eu notre enfant, puis la vie a fait que nous nous sommes séparés. Mes enfants ont la chance d’avoir des parents séparés qui s’entendent très bien et vont dans le même sens. Je ferais n’importe quoi pour eux, c’est une certitude. Les deux mamans de mes enfants sont deux femmes formidables.
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Avant de voir Perrine, vous avez partagé l’un avec l’autre des musiques qui vous tiennent à cœur. Ces échanges ont-ils eu une incidence sur votre expérience ?
La musique a créé une connexion incroyable entre Perrine et moi. Je ne m’y attendais pas du tout. Quelques jours avant qu’elle ne m’envoie la reprise de la chanson de Lykke Li, I Follow Rivers, j’avais écouté le même titre dans ma voiture mais une autre version. Une connexion s’est créée, c’était simple et assez fort. Quand j’ai entendu sa voix le jour de la cérémonie, avant de la voir, je n’avais pas forcément d’image d’elle en tête, je n’avais pas idéalisé ma future femme. J’imaginais plutôt sa façon d’être dans la vie, comment elle pouvait être elle. J’ai entendu une voix enjouée, et c’est surtout ça qui a nourri cette connexion. Même si j’ai été un peu déstabilisé de l’entendre avant de la voir. Je ne m’attendais pas du tout à ça. Je pensais simplement que le rideau allait s’ouvrir. J’étais très stressé, avec la pression du moment, la chaleur, l’attente... Il y avait mon entourage et le sien. Je me suis senti observé de la tête aux pieds. Quand je la vois pour la première fois, c’est «Waouh». Elle m’a plu tout de suite, beaucoup. Sur le moment, j’hallucine. C’est un très beau moment, dont je me souviendrai toute ma vie. D’ailleurs, mes proches ont réagi comme moi. Ils l’ont trouvée canon, très belle. Pour eux aussi, c’était clairement mon style.
Perrine est très proche de ses deux filles qui étaient présentes le jour de la cérémonie à Gibraltar. Comment s’est passée votre rencontre avec elles ?
Ça a été un moment un peu stressant, particulier. Je me sentais scruté de haut en bas, ce qui est normal. Ce sont deux filles très solaires et gentilles. Elles me posaient des questions, on plaisantait aussi. Quand elles m’ont demandé si j’aimais la musique, j’ai répondu avec humour parce que ça m’a un peu déstabilisé, alors j’ai fait semblant d’être chanteur. Ça a fait rire tout le monde quand j’ai dit ensuite : «Non, chanteur, pas du tout !». Elles attendaient Pavarotti mais il n’était pas là ! L’échange a été court, mais très sympa, le courant est bien passé. Que ce soit du côté de Perrine ou du mien, quand nos proches valident, ça compte. C’est essentiel pour moi.
J’habite une petite ville et je me demandais comment ce serait perçu
AlexandreAvez-vous expliqué à vos fils de 4 et 12 ans que vous participiez à «Mariés au premier regard» ?
J’en ai parlé surtout à mon grand, parce que le deuxième est encore petit et je ne veux pas l’impliquer. Je lui ai un peu expliqué le fonctionnement de l’émission, mais je ne suis pas allé plus loin. Et le grand a très bien réagi, il a pris la nouvelle avec humour. Il y a des images que je n’ai pas voulues qu’il voie bien sûr, mais le reste, il peut les regarder. C’est en accord avec sa maman, avec laquelle je suis très proche. On en discute beaucoup. Je protège énormément mes enfants, c’est très important pour moi parce que, au-delà de l’émission, il y a l’extérieur, la société d’aujourd’hui. Certaines personnes peuvent être dures, notamment sur les réseaux sociaux.
L’exposition médiatique après la diffusion de l’émission et les réseaux sociaux vous faisaient-ils peur ?
J’ai un ami très proche qui m’aide sur les réseaux sociaux. On a fait un pacte : il m’est interdit de regarder les commentaires. Je trouve que c’est très bien comme ça. Au début, j’avais un peu peur des réseaux, parce que ce n’est pas un univers que je connaissais. Aujourd’hui, j’en suis content : je reçois beaucoup de messages de bienveillance et c’est agréable. Les critiques me passent un peu au-dessus, ce sont des personnes qui ne nous connaissent pas, qui voient seulement des images. C’est de la frustration, de la jalousie parfois. Mais il y a aussi des personnes qui s’identifient à vous, qui sont contentes pour vous et vous le disent. Il y a un peu de tout.
Votre enfance difficile a largement été évoquée dans l’émission, êtes-vous satisfait de la manière dont votre histoire a été racontée ?
Pour moi, ça a été très bien fait, très bien monté. J’avais des inquiétudes au début, parce que j’habite une petite ville et je me demandais comment ce serait perçu. Finalement, le rendu est très juste, très émouvant. Je suis quelqu’un de très émotif, et là, ça me ressemblait vraiment. C’était moi.
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Avez-vous envisagé de quitter l’aventure à un moment donné ?
Oui, il y a eu un moment compliqué pour moi, lié à ma grand-mère, où je ne savais plus trop quoi faire. Elle n’était pas en accord avec ma participation à l’émission. Je ne lui en ai jamais voulu, parce que ce n’est pas une expérience qu’elle connaît, ni qu’elle pouvait gérer. Elle m’a toujours soutenu dans tout ce que j’ai fait et c’est une chance inouïe. Mais elle avait peur pour moi et pour mes enfants à cause de l’exposition, des réseaux sociaux, de la télé. Je lui ai montré concrètement que mes enfants ne seraient jamais cités ni filmés, que je les protégeais énormément et que je continuerais à le faire. Je pense que ça l’a rassurée. Sa validation a été folle et inattendue. Le jour du mariage, quand je reçois sa lettre, c’est un moment hors du temps. Elle m’a toujours dit qu’elle m’aimait, elle a toujours tout fait pour moi, je suis fils et petit-fils unique, un peu son petit prince. C’était la première fois qu’elle m’écrivait une lettre et c’était incroyable.
Regardez-vous les épisodes à la télévision ?
Oui, je les regarde avec ma grand-mère, ma tante et mes cousins qui habitent près de chez moi. On se fait un petit moment autour de l’émission, tous ensemble. On débriefe, on en discute. Pour moi, c’est important que ma grand-mère voie les images. Je débriefe aussi beaucoup avec mon père, qui regarde avec sa femme. On échange ensuite, et c’est génial. Ce sont des moments exceptionnels. Mais c’est vrai que ça fait bizarre de se voir à la télé, c’est complètement fou. «Mariés au premier regard» est une expérience humaine hors du commun. Au-delà de la recherche de l’amour, cette expérience permet de s’apaiser. Elle m’a fait évoluer sur ma philosophie de vie et sur plein d’aspects. Ça m’a encore plus rapproché de mes proches. Avec ma famille, on a toujours été très soudés. On nous appelle «Une famille formidable».


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