NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Une ancienne apprentie de Decathlon avait rompu son contrat après avoir dénoncé une agression sexuelle lors d’une soirée d’entreprise. Les prud’hommes viennent de lui donner raison
Sur le même thèmeDroit des travailleursJusticeViolences sexuelles
Par Thomas Martin Publié le 10 sept. 2026 à 22h06
Le groupe Decathlon a été condamné par le conseil des prud’hommes de Créteil à verser des dommages et intérêts à une ancienne apprentie, qui avait rompu son contrat de travail après avoir dénoncé une agression sexuelle par une salariée, selon un document consulté jeudi par l’AFP. Le groupe a été condamné à payer 7 000 euros de dommages et intérêts, ainsi que 2 000 euros de frais d’avocats à Anaïs (prénom d’emprunt), dont la plainte pénale pour agression sexuelle a été classée sans suite pour infraction insuffisamment caractérisée en juillet 2024.
La rupture du contrat de travail imputable à Decathlon
Une enquête interne ouverte par Decathlon avait néanmoins abouti à une mise à pied de six jours de la déléguée du personnel qu’elle accusait. Les faits, révélés par le magazine Elle, remontent à une soirée d’entreprise le 26 juin 2023 à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).
Selon la plaignante, âgée de 23 ans à l’époque, la salariée mise en cause (56 ans) s’était assise derrière elle et lui avait passé sa main « avec insistance » au niveau du ventre et du haut du corps.
Le conseil des prud’hommes a estimé que la rupture de contrat de travail était « imputable » à Decathlon. Il a considéré que « la salariée était fondée » à mettre fin à son contrat « au vu de ce qu’elle avait subi, car les manquements avancés (de la gestion de la situation par Decathlon) étaient justifiés », analyse pour l’AFP l’avocate de la plaignante Laetitia Lencione du cabinet Avi Bitton, précisant que seule une partie de la décision – le dispositif, et non la motivation de la décision – a été communiquée à ce stade.
Pas de mesure d’éloignement pour la salariée
Pour Me Jérémy Chemla, collaborateur de Me Lencione, « il y a une disproportion dans la mesure » de mise à pied de la salariée au vu des accusations qui pesaient sur elle, « et surtout une absence de mesure d’éloignement pourtant demandée » par Anaïs. En revanche, Decathlon n’a pas été condamné pour harcèlement, comme le demandait la jeune femme.
« La société considère qu’elle a pleinement satisfait à ses obligations de santé et de sécurité », avait défendu Me Laura Lenoble, alors avocate de Decathlon, lors de l’audience le 28 mai.
Sollicité par l’AFP jeudi soir, le cabinet Capstan, qui défend le groupe spécialisé dans la vente d’articles de sports, n’a pas souhaité s’exprimer.
L’unité médico-judiciaire de l’hôpital de Créteil avait évalué le préjudice d’Anaïs à 3 jours d’incapacité totale de travail (ITT).
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


1 day_ago
57



























.jpg)






French (CA)