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Élisabeth Borne annonce se retirer de la direction de Renaissance, car elle ne se «retrouve pas» dans la ligne du parti

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Par Le Figaro avec AFP

Le 6 mai 2026 à 09h30

Élisabeth Borne annonce se retirer de la direction de Renaissance

«Je ne me retrouve pas complètement dans la ligne, qui n’est pas forcément débattue au sein de Renaissance», a déclaré l’ancienne première ministre sur France Inter ce mercredi matin.

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L’ancienne première ministre Élisabeth Borne a annoncé mercredi se retirer de la direction du parti Renaissance dont elle restera néanmoins adhérente, affirmant qu’elle ne se «retrouve pas complètement» dans la ligne portée par Gabriel Attal. «Je ne me retrouve pas complètement dans la ligne, qui n’est pas forcément débattue au sein de Renaissance», a-t-elle dit sur France Inter. «Donc j’ai décidé de démissionner du Conseil national de Renaissance, de me mettre en retrait du bureau exécutif et de me consacrer à la structure que j’ai créée, "Bâtissons ensemble"», qui a vocation à «rassembler au-delà des partis», a-t-elle déclaré.

Élisabeth Borne, qui publie jeudi «Réveillons-nous!» (Robert Laffont), a affirmé qu’elle resterait tout de même «simple adhérente» de Renaissance. «Je suis attachée aux militants et je suis attachée aux valeurs qu’on a portées en 2017, mais je ne souhaite pas participer aux instances.» Son annonce survient alors que Gabriel Attal s’active en vue de la présidentielle, multipliant les déplacements pour tenter de déloger Édouard Philippe de son rang de favori du bloc central pour la course à l’Élysée.

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En août 2024, Élisabeth Borne avait annoncé sa candidature à la tête du parti Renaissance. Quatre mois plus tard, elle renonçait à déposer sa propre liste, moyennant un accord avec Gabriel Attal qui lui assurait la présidence du Conseil national, sorte de Parlement du parti. Mais l’ancienne première ministre, qui avait accueilli Gabriel Attal sur le perron de Matignon en janvier 2024, n’a jamais semblé adhérer à la démarche de son éphémère successeur, qui s’est emparé du parti sans l’accord de l’Élysée et dirige également le groupe macroniste à l’Assemblée nationale. «Renaissance, ce n’est pas un parti, c’est l’agence de com de Gabriel Attal», avait-elle notamment déclaré à La Tribune Dimanche.

Contre un «pouvoir solitaire»

Interrogée sur ses propres ambitions pour la présidentielle de 2027, Élisabeth Borne a répondu mercredi que ce n’était «pas du tout le sens de (sa) démarche» et qu’elle voulait se concentrer sur des propositions. Elle s’est aussi livrée à une «critique de méthode» d’Emmanuel Macron. Évoquant sa vision du rôle du président, elle a affirmé être opposée à un «pouvoir solitaire et un peu vertical». Quant à ses points de désaccord avec la ligne de Renaissance, elle a cité le «respect du droit international», du Conseil constitutionnel et de la Constitution.

Elle avait déjà affiché son scepticisme, voire son opposition à certaines mesures de fond annoncées par Renaissance, comme l’interdiction du voile pour les mineures de moins de quinze ans. La députée du Calvados avait séché le discours de clôture du meeting d’Arras de Gabriel Attal en septembre 2025, comme un certain nombre de figures du parti, en désaccord avec sa prise de distance vis-à-vis d’Emmanuel Macron.

Elle n’était pas non plus présente lundi soir au bureau exécutif qui a examiné les propositions de désignation du candidat du parti à l’élection présidentielle. Celles-ci -désignation du secrétaire général ou primaire interne- doivent être tranchées le 12 mai lors d’un Conseil national, instance qu’elle présidait. «Elle aurait pu utiliser le Conseil national pour faire travailler des gens et venir challenger Gabriel avec des propositions de fond, elle ne l’a jamais fait», explique une source proche du secrétaire général du parti.

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