Plus de 530 000 candidats planchent, ce lundi matin, sur les sujets philosophie du bac 2026, coup d'envoi des épreuves écrites.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 09:37 | mis à jour aujourd'hui à 10:02 - Temps de lecture :

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« Vous allez voir, ça va bien se passer ! » : dans un lycée de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray a donné ce lundi matin le coup d'envoi des écrits du bac qui débute avec la philosophie pour 530 000 élèves de terminale.

Après l'épreuve de français jeudi et, pour la première fois, celle de mathématiques vendredi pour les élèves de première, 386 312 élèves de terminale pour le bac général et 146 687 pour le bac technologique ont commencé à plancher à 8h sur un des trois sujets de philosophie (deux dissertations et un commentaire de texte). 

« Un véritable entraînement »

En voie générale, les candidats ont eu le choix entre : « Avons-nous la maîtrise de nos paroles ? » ;  Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ? ; et un texte de Friedrich Nietzsche, extrait de Humain, trop humain.  En voie technologique, les candidats ont eu le choix entre : « Débattre, est-ce chercher la vérité ? » ; « La technique peut-elle être mauvaise ? » ; un texte de Paul Ricoeur, extrait de Le Juste. Ils ont jusqu'à midi pour rendre leur copie.

Pour les lycéens de terminale, le bac se poursuivra avec les épreuves de spécialités, programmées entre mardi et jeudi et qui représentent à elles deux un tiers des résultats de l'examen (avec un coefficient de 16 chacune). La philosophie, elle, ne compte que coefficient huit pour les candidats au bac général et quatre pour les candidats au bac technologique, sur un total de 100.

C'est parti pour les épreuves écrites du bac 2026. Photo Ugo Amz/Sipa

C'est parti pour les épreuves écrites du bac 2026. Photo Ugo Amz/Sipa

Souvent perçue « comme une discipline qui se résume à un exposé d'opinions », la philosophie exige pourtant « un véritable entraînement », souligne Vincent Renault, président de l’Association des professeurs de philosophie de l'enseignement public (Appep).

« Le grand flou »

Cette année, l'accent sera particulièrement mis sur « la maîtrise de la langue », a prévenu à plusieurs reprises le ministre de l'Éducation depuis mai. « Lorsqu'on passe le baccalauréat (...) il y a une exigence de qualité globale de la langue », a-t-il rappelé jeudi, en marge de l'épreuve écrite de français. « Une copie qui serait manifestement écrite avec un niveau de langue très problématique (...) ne pourrait pas avoir la moyenne », a-t-il insisté. « Dans toutes les disciplines (...) il y aura un barème qui précisera notamment le niveau de langue attendu et donc les points à retirer. »

Les consignes devraient être transmises aux correcteurs dès la semaine prochaine, mais « à date, on n'a pas du tout d'information, c'est le plus grand flou », a fustigé Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, syndicat majoritaire dans le second degré. Depuis la réforme du bac en 2019, la note de l'examen repose à 40% sur le contrôle continu et à 60% sur des épreuves dites terminales (le français écrit et oral et désormais les mathématiques, passés en classe de première, les épreuves de spécialité, la philosophie et le grand oral en terminale).

Arrivera ensuite le grand oral pour tous les élèves (coefficient 8 en général et 12 en voie technologique) entre le 22 juin et le 1er juillet. Les résultats seront publiés le 7 juillet.
Le taux de réussite au baccalauréat dépasse depuis 2012 les 80%. L'an dernier, il était de 91,8%, en hausse de 0,6 point en un an.

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