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Par David Reyrat envoyé spécial à Édimbourg
Le 6 mars 2026 à 19h20
À la veille du choc contre le XV du Chardon, le capitaine des Bleus a évoqué le jeu tricolore, l’engouement des supporters français… et la taille du vestiaire de Murrayfield.
Passer la publicité Passer la publicitéCe match contre l’Écosse est vu par beaucoup comme le plus dur de ce Tournoi. Qu’en pensez-vous ?
Antoine Dupont : Si notre premier match du Tournoi avait été Écosse-France, personne n’aurait dit que c’était le plus dur… Cette équipe écossaise est plus que dangereuse, avec une ligne de trois-quarts qui dispose du plus d’individualités dans ce Tournoi. Mais on est préparés à ça et on a les clés pour rivaliser.
Selon le sélectionneur écossais, Gregor Townsend, le jeu de la France est impossible à prévoir. Il parle d’un rugby instinctif…
Je suis habitué à ce rugby-là à Toulouse, comme pas mal d’entre nous. En équipe de France aussi, on marche beaucoup à l’instinct et aux opportunités, même s’il y a un cadre qui est défini. Pour les adversaires, c’est sans doute plus difficile de nous lire parce que, même nous parfois, on ne sait pas vraiment ce qu’on va faire (sourire). Ça peut être une qualité comme un défaut par moments. Ça nous a d’ailleurs coûté cher dans un passé pas si lointain. Il faut qu’on arrive à garder cet équilibre entre ordre et désordre.
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En 2020, vos rêves de Grand Chelem s’étaient évaporés à Édimbourg. Vous y avez repensé ?
On est quelques-uns à avoir vécu ce match et, oui, on l’a évoqué dans la semaine. Mais je pense qu’à l’époque, on n’était pas expérimenté à jouer les premiers rôles dans le Tournoi. Aujourd’hui, on peut mieux appréhender ce genre de match pour ne pas faire les mêmes erreurs qui nous ont coûté cher dans le passé. Je l’espère du moins…
On a le sentiment d’avoir relancé l’engouement du public français pour le XV de France
Près de 15.000 supporters français ont fait le déplacement. Comment vivez-vous cette ferveur ?
On a le sentiment d’avoir relancé l’engouement du public français pour le XV de France depuis quelques années. C’est monté graduellement. On atteint des sommets et ça nous rend très fiers de nous sentir aussi soutenus. On a envie de répondre aux attentes des gens. Ce dont ils ont envie, c’est qu’on donne le maximum, qu’on s’engage à 200 %. Quand on part avec cet état d’esprit, souvent, il y a de bonnes choses qui arrivent à la fin.
Fabien Galthié a dénoncé l’exiguïté du vestiaire du stade Murrayfield. Le sélectionneur écossais lui a répondu . Et vous, quelle est votre position sur le sujet ?
(Sourire) C’est plus pour le staff en fait, parce qu’il n’y a pas d’espace pour eux. Nous, les joueurs, c’est un peu plus exigu que ce qu’on a l’habitude de connaître, mais on n’est pas si mal loti.
Propos recueillis en conférence de presse


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