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Le troisième-ligne toulousain est revenu sans langue de bois sur l’historique – par le nombre de points encaissés - défaite des Bleus, samedi à Murrayfield lors de la 4e journée du Tournoi des six nations.
Quel bilan dressez-vous de cette défaite historique par le nombre de points encaissés ?
François Cros : On est passé à travers. On a été pris dans l’engagement, dans l’état d’esprit et dans l’attitude. Ce n’était pas à l’image de ce qu’on se devait de faire sur un match comme celui-là. C’est très frustrant pour nous de sortir cette prestation-là. On a dû se planter un peu dans l’approche de ce match, même si la réaction à la fin est louable. Mais on n’était pas venus pour prendre 50 points. Nos 40 points sont anecdotiques. C’est un leurre car les Écossais s’étaient relâchés.
Dans quel secteur les Écossais vont ont particulièrement fait mal ?
Ils nous ont contrariés dans un peu tous les secteurs. Sur la conquête, on a été en difficulté. On perd des ballons importants. En mêlée, on a été pas mal pénalisés. Sur les ballons aériens, on n’a en pas eu un. En défense, on a pas mal subi. On a été souvent mis en difficulté avec beaucoup de fautes et de cartons jaunes. Forcément, c’est compliqué à ce niveau-là. On a donné une image un peu faible.
Peut-être qu’on s’est vu un peu beau, qu’on a pensé à d’autres choses avant de penser à combattre aujourd’hui…
Est-ce qu’il y a eu une forme d’excès de confiance à force d’entendre parler de Grand Chelem ?
Je ne sais pas. C’est sûr que ça donne à réfléchir… C’est dur et rageant de se manquer sur des matchs d’une telle importance. Peut-être qu’on s’est vu un peu beau, qu’on a pensé à d’autres choses avant de penser à combattre aujourd’hui. Tout n’est pas à jeter mais on prend quand même 50 points…
Le mérite n’en revient-il pas d’abord aux Écossais ?
C’est sûr que les Écossais font un match plein. Et bravo à eux. Mais, encore une fois, on les a laissés un peu trop jouer. On les a laissés dans un fauteuil pour développer leur jeu. Et on sait que, quand ils ont le temps de jouer et sont en confiance, c’est une équipe redoutable offensivement. Malheureusement, on n’a pas su les contrer.
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Quel est le tournant de la rencontre selon vous ?
Il y en a eu plusieurs. Les deux cartons jaunes, forcément. On en a payé les pots cassés. À la mi-temps, on est mené 19-15, il n’y a rien d’alarmant. SI je dois sortir un moment, c’est le début de la seconde mi-temps. On prend des points rapidement, on les laisse dérouler et prendre le large.
«On n’aura aucune excuse samedi prochain...»
Que vous étiez-vous dit dans les vestiaires à la mi-temps ?
Qu’il fallait en remettre un peu plus parce qu’on n’était pas en phase. Qu’il fallait une réaction. Malheureusement, elle n’a pas été à la hauteur de ce qu’on se devait de faire, elle est arrivée trop tard. Après qu’on a pris énormément de points sur des actions trop simples… Il faudra revoir ce qui a pêché. Mais c’est sûr qu’on a pris une belle claque. J’espère qu’on a payé pour apprendre et que ça nous servira pour la suite. Ce qui est dommage, c’est d’avoir manqué de caractère et de réaction après une première mi-temps déjà pas géniale. Mais on était encore dans le coup…
Comment s’en relever en une semaine ?
Tout n’est pas perdu. Le Grand Chelem s’envole, mais on est encore en position de gagner ce Tournoi. On va travailler, tirer les enseignements de ce match et essayer d’aborder le dernier match d’une manière différente. On n’aura aucune excuse samedi prochain (face à l’Angleterre, NDLR). À nous de bien nous préparer pour aller chercher quelque chose de beau. On a encore l’opportunité de remporter ce Tournoi, il faut la saisir. Dans le sport de haut niveau, il y a des hauts et des bas. Aujourd’hui (samedi), c’est compliqué, mais tout n’est pas perdu. On vise encore la victoire finale.
Votre capitaine, Antoine Dupont, n’a pas été à son niveau habituel. Comment l’expliquez-vous ?
À chaud, c’est difficile d’analyser les performances de chacun. Mais, en effet, Antoine a été muselé. Un peu à l’image de l’équipe. Quand on est dominé, pour lui, forcément, c’est plus compliqué. Mais il ne faut pointer personne du doigt. Il ne faut pas se désunir dans la défaite. Chacun a sa part de responsabilité. À nous tous de nous remettre en question. Et de repartir avec un état d’esprit différent et l’envie de bien faire.


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