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En Écosse samedi, le demi de mêlée du XV de France Baptiste Serin fêtera sa 50e cape sous le maillot tricolore. Le Toulonnais assure pourtant se sentir comme un bleu. Explications.
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Par Emilie Dudon-Fournier Publié le 4 mars 2026 à 17h00
49 sélections, 1 Coupe du monde, 8 essais, 10 ans d’équipe de France… Baptiste Serin est ce qu’on appelle un taulier dans le groupe France. Pourtant, le joueur de 31 ans avoue se sentir comme un petit jeune dans ce groupe tricolore en ce Tournoi des 6 Nations 2026 : « Dans ma tête, j’ai l’impression de faire partie des nouveaux capés dans le sens où tout ce qu’on me donne, je le prends avec beaucoup d’envie et de plaisir », expliquait-il en conférence de presse ce mercredi à Marcoussis.
Sélectionné à 7 reprises seulement ces 5 dernières années (dont 3 dans ces quatre dernières semaines), le Toulonnais a rongé son frein depuis l’arrivée des Dupont, Lucu ou Le Garrec… Auteur d’une excellente première partie de saison avec son club, il « profite » à fond de ce retour en bleu, au sein d’une équipe qui « joue pour gagner le Tournoi et faire le grand chelem ».
Baptiste Serin : « La Coupe du monde, c’est tellement lointain »
Pas de plans sur la comète, alors, assure-t-il, mais juste vivre l’instant présent : « J’arrive de très loin, je sais le travail que j’ai fait pour revenir ici et les péripéties qui ont eu lieu avec toutes les blessures. Je préfère profiter de ce que je suis en train de vivre », réagit-il quand on lui parle de l’horizon Coupe du monde 2027.

« Franchement, c’est tellement lointain… J’en ai vécu des Coupes du monde, je sais ce que c’est. J’en ai fait une (en 2019, NDLR), il y en a une autre où je suis resté à quai (en 2023). Je sais que ça peut aller très vite dans un sens, comme dans l’autre. Pour l’instant, je vais rester concentré sur ce qui arrive. »
Ce qui arrive, à très court terme, c’est un match capital à Murrayfield pour les Bleus samedi, où il fera jouer son expérience en tant que « finisseur », ainsi que Fabien Galthié nomme ses remplaçants. Il connaît les Écossais et prévient : « C’est une équipe qui aime commencer ses matchs sur un certain rythme, imposer des choses, surtout chez elle. »
Écosse-France : Le duel des « magiciens » Russell/Jalibert, méfiance de White
La clé ? « Il va falloir essayer de les contrer. Jouer avec nos atouts aussi, car nous avons une très bonne défense et sommes performants sur les turnovers depuis le début du Tournoi. C’est une équipe qui va vouloir tenir le ballon. À nous de leur mettre la pression en défense, de récupérer des munitions et d’essayer de les prendre sur des contre-attaques ou des turnovers quand ils nous rendent le ballon. »
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Jamais avare d’un bon mot, Baptiste Serin évoque « le côté magicien » de Russell et Jalibert, dont le duel constituera aussi une clé de la rencontre. « Matthieu a un peu plus de cannes que Finn maintenant (sourire). Ce sont des 10 qui aiment prendre le jeu à leur compte, être distributeurs, mettre des mecs dans les espaces mais aussi créer des espaces par leurs qualités dans les duels. Ils ont un jeu au pied ultra-précis et aiment être à la baguette du match ».
Écosse-France : 50e sélection pour Baptiste Serin
Les Bleus devront aussi « faire attention » à son coéquipier toulonnais, le numéro 9 écossais Ben White, qu’il chambre par messages « depuis un moment déjà’ et « qui a tendance à t’endormir à passer, passer et passer le ballon mais qui peut d’un coup se faire la malle au bord d’un ruck ».
Le piège, selon lui, serait de se focaliser sur cette ligne de trois-quarts écossaise dont tout le monde parle : « Ce serait un peu réducteur. Les avants sont ultra-importants dans leur jeu de mouvement car ce sont eux qui libèrent des espaces pour les trois-quarts. C’est une équipe très complète ».
À Murrayfield samedi, Baptiste Serin vivra sa 50e sélection avec le XV de France. Comme un bleu assure-t-il, mais avec l’expérience, la facétie et les coups de génie qu’on lui connaît. Pour remporter, espérons-le, sa 24e victoire sous le maillot tricolore.
Avec Nicolas DENDRI, à Marcoussis
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