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Est-ce qu'une cour d'école peut être plus que du gravier? C’est la question qui a inspiré le projet de végétalisation, Le Jardin de Protection, de la cour de l’école primaire Notre-Dame-de-Protection, située dans le Vieux-Noranda.
En optant pour une démarche participative avec les élèves, la cour sera transformée en espace vert grâce à l’Organisme de bassin versant du Témiscamingue (OBVT) et Nature Québec, en collaboration avec le Collectif Territoire et Projet lac Osisko.
Favoriser un sentiment d’appartenance
Au-delà de l’action de planter des végétaux dans un endroit où ils sont en carence, ce que l’OBVT souhaite faire, c’est de favoriser le sentiment d’appartenance de la part des jeunes qui vont évoluer dans cet espace. Près de 380 élèves de l’école ont participé à un premier atelier de sensibilisation et de co-conception.

« Ça part de mes petites marches le soir, je trouvais que cet endroit manquait énormément d'amour », souligne Yohan Jalouzot, directeur adjoint en charge des opérations à l’Organisme de bassin versant du Témiscamingue (OBVT)
Photo : Radio-Canada / Jessica Lesage
Ce qui en est ressorti, c'est que les jeunes sont tannés d'avoir des grosses flaques d’eau qui s'accumulent dans cette gravelle sur de l'argile. Ils aimeraient ramener la nature là-dedans, créer des ruisseaux, des mares. Ils aimeraient avoir plus de couleurs, peut-être une murale. Ils aimeraient avoir des espaces de tranquillité, des petits lieux où ils peuvent échanger, puis avoir une meilleure cohésion sociale entre eux, partage Yohan Jalouzot, directeur adjoint en charge des opérations pour l’OBVT.
Ce qu'on veut faire en fait, c’est partir du rêve des jeunes. Ils vont imaginer leur cour de demain. Ils ont souvent de meilleures idées que nous!

Une ébauche de concept pour la cour d’école a été créée à la suite d’une première consultation.
Photo : Gracieuseté, Lukas Daunora, Nature Québec
Un comité d’aménagement, composé d'enseignants, de parents, de jeunes et de professionnels aménagement, accompagnera le projet.
Un pas de plus vers la protection du lac Osisko
Ce projet de verdissement aura un impact positif direct sur l’écosystème des élèves de l’école primaire Notre-Dame-de-Protection, mais aussi sur celui du lac Osisko situé au cœur du centre-ville de Rouyn-Noranda.
Quand on parle de protection de l'eau, on parle de protection du bassin versant. L'école se situe sur le bassin versant du lac Osisko, donc de végétaliser cette école, ça permet de protéger à la fois le lac Osisko, mais également de reverdir le quartier et que ça profite à nos communautés actuelles et futures, explique M. Jalouzot.
Des activités de financement
L’initiative Le Jardin de Protection a été dévoilée lors de la conférence de presse du 22e Festival des guitares du monde de l’Abitibi-Témiscamingue puisqu’un concert-bénéfice mettant en vedette PELCH permettra de soutenir la concrétisation du projet. D’autres levées de fonds seront organisées jusqu’à la phase de réalisation participative à l’été 2027.

Yohan Jalouzot présente le projet lors du dévoilement de la programmation du 22e Festival des guitares du monde de l’Abitibi-Témiscamingue. Ce verdissement participatif est financé par le ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie et Environnement et Changement climatique Canada.
Photo : Radio-Canada / Jessica Lesage
Plusieurs acteurs du milieu municipal, communautaire, scientifique, artistique et industriel s’engageront dans cette végétalisation collective. Une idée imaginée qui viendra répondre aussi aux enjeux de gestion des eaux pluviales et de perte de la biodiversité.


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