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Du GNL à l’usine de Cacouna d’ici la fin de l’été?

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La Ville de Rivière-du-Loup prolonge une entente qui permet de détourner du gaz du lieu d'enfouissement technique et de l'envoyer vers l'usine de biométhanisation de Cacouna afin de poursuivre les tests pour produire du gaz naturel liquéfié (GNL).

Selon le maire de Rivière-du-Loup, Mario Bastille, ces tests devraient permettre à la Société d'économie mixte en énergie renouvelable (SEMER), qui gère l'usine, de produire du GNL d'ici la fin de l'été.

En détournant ce gaz, la Ville se prive de revenus et doit dédommager l'entreprise Terreau biogaz qui s'occupe de capter depuis plusieurs années le gaz produit au dépotoir. En avril dernier, le maire de Rivière-du-Loup évaluait les pertes de la ville à 1600 $ par jour. Pour Terreau biogaz, Mario Bastille avançait que les pertes pourraient atteindre 1100 $ par jour.

En prolongeant l'entente jusqu'à la fin du mois d'août, le maire, qui siège également au conseil d'administration de la SEMER, est d'avis que les derniers ajustements à faire pour liquéfier le gaz seront bientôt achevés.

L'objectif, c'est que ça fonctionne d'ici le 31 août.

Différents tests ont été effectués au cours des dernières semaines pour refroidir le gaz à l'aide d'un turbodétendeur. Ces tests ont été concluants, mais l'équipe de l'usine de biométhanisation doit encore réduire le nombre de particules de CO2 dans le gaz, puisque ces particules nuisent à la qualité du produit.

Portrait de Mario Bastille en train de parler.

Mario Bastille, maire de Rivière-du-Loup

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

Mario Bastille souligne que des progrès importants ont été effectués au cours des dernières semaines. Le nombre de parties par millions (PPM) de CO2 est passé de 50 000 à 500. Le seuil fixé est de 30 PPM, donc il faut continuer à peaufiner la recette pour en éliminer le plus possible.

Mario Bastille se dit bien conscient que plus la SEMER s'approchera de ce seuil, plus il sera difficile de retrancher les dernières traces excédentaires de CO2.

Joint au téléphone, le président de la Société d'économie mixte en énergie renouvelable, Michel Lagacé, n'a pas voulu accorder d'entrevue sur le processus en cours. Il préfère attendre le lancement officiel de la production de GNL pour commenter le dossier.

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