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Du basketball en français, un atout pour l’École Sainte-Anne

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Le basketball a de plus en plus la cote auprès des jeunes francophones. Et ça donne un bon coup de pouce aux écoles acadiennes pour garder des élèves.

Les Castors de l'École Sainte-Anne, de Fredericton, l'ont constaté. Après avoir remporté leur premier championnat provincial, en mars dernier, l'équipe de la capitale réussit à maintenir son programme de basketball à un bon niveau.

Ce sport attire de bons athlètes qui choisissent de plus en plus de rester dans le système scolaire francophone.

Caleb en entrevue, avec une main en l'air.

Caleb Boudreau évolue à la position d'arrière avec les Castors.

Photo : Radio-Canada / Marie-Ève Lamarche

Caleb Boudreau, un vétéran de l'équipe, est heureux de la progression du basketball à son école.

C'est un bon sentiment. Il y a des personnes qui partent de notre école pour aller à une école anglophone parce que, habituellement, on ne gagnait pas. Mais le fait qu'ils restent pour jouer plus longtemps, c'est bon, dit le jeune athlète de 12e année.

Joueur, de dos, regarde un coéquipier être bloqué par un adversaire.

Caleb Boudreau, de dos, regarde ses coéquipiers qui tentent de percer la défense des Jaguars en demi-finale de la Coupe de l'Acadie.

Photo : Radio-Canada / François Le Blanc

Dans un milieu minoritaire comme Fredericton, où le bassin d'élèves de langue française est plus petit, le sport aide à la rétention des jeunes.

Dans le cas des Castors, ils ont gagné en crédibilité en étant finalistes, en 2024, et puis champions, en 2025, lors de la finale provinciale senior AA.

Ce changement ne s'est pas fait en claquant des doigts, rappelle l'entraîneur-chef, Mario Vautour.

Homme barbu qui sourit devant la caméra.

Mario Vautour est passionné par le basketball depuis longtemps.

Photo : Radio-Canada / Marie-Ève Lamarche

Ç'a commencé vraiment en 2019, quand les Raptors ont gagné leur championnat [de la NBA], explique le mentor.

Tous les jeunes disaient "Heille, moi je veux jouer au basketball". Puis on voit la différence. Il y a beaucoup plus de jeunes francophones qui jouent au basketball maintenant à Fredericton.

Cependant, offrir seulement une occasion de jouer au basketball en français n'est pas un gage de succès. Il faut bien encadrer le programme.

Il y a trois ans, on avait juste une équipe, avec des joueurs de 9e à la 12e année, se souvient M. Vautour. Puis, on a démarré une équipe junior pour les joueurs de 7e à la 9e année, qui se développe bien. Les gars montent avec nous autres et sont déjà prêts à jouer. Ça fait une grosse différence.

Dans le passé, après de grands succès dans un sport méconnu des francophones, il s'est déjà produit des situations où des équipes ont arrêté leurs activités, faute de relève.

Ballon dans les airs, les joueurs regardent où il ira.

Maxon Quesnelle, le numéro 23, regarde le ballon qu'il vient de lancer, espérant obtenir trois autres points pour les Castors de l'École Sainte-Anne.

Photo : Radio-Canada / François Le Blanc

Maintenant, des événements comme la Coupe de l'Acadie, à Moncton, témoignent de l'effervescence du basket en français.

Des écoles établies comme Mathieu-Martin, à Dieppe, et L'Odyssée, de Moncton, côtoient celles de Samuel-de-Champlain (Saint-Jean), ÉSN (Bathurst), Cité des Jeunes (Edmundston) et Roland-Pépin (Campbellton), pour n'en nommer que quelques-unes.

Mario Vautour aimerait bien, pour maximiser encore plus le potentiel des jeunes francophones, que le basketball soit de retour dans la programmation des Jeux de l'Acadie.

Il y a du basketball francophone à travers la province, remarque-t-il.

Une saison de transition

Cela dit, les lendemains de championnat sont un peu plus difficiles pour les Castors.

Ça va bien, mais c'est tellement difficile, explique Caleb Boudreau, qui a vécu le championnat en 2025. On avait de grands gars qui étaient tellement de bons joueurs. On fait ce qu'on peut.

Banc des joueurs.

Les Castors ont eu leur lot de blessures en début de saison, ce qui a parfois faussé la perception des résultats.

Photo : Radio-Canada / François Le Blanc

Il avoue que, parfois, ça peut être décourageant. Mais il garde la tête haute et a confiance dans l'avenir.

On se reconstruit et c'est bon, affirme-t-il.

Il y a deux semaines, l'École Sainte-Anne s'est inclinée en demi-finale de la Coupe de l'Acadie, contre les Jaguars du Centre scolaire Samuel-de-Champlain.

On a du talent dans l'équipe, mais c'est un processus, explique M. Vautour.

On a bien commencé la saison et on a eu des blessures. C'était un peu difficile.

Le week-end de la Coupe de l'Acadie était la première fois où tout le monde était en santé.

Tu sais, ça ne va pas être facile. Mais, on peut se rendre à la finale à nouveau cette année. Il faudra juste qu'on joue parfaitement, conclut l'instructeur en souriant.

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