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Après 15 ans de construction et une facture qui a bondi à 13 milliards de dollars, le train léger d'Eglinton à Toronto entrera finalement en service dimanche. Le premier ministre ontarien, Doug Ford, admet que le projet a été un « cauchemar », mais il refuse de lancer une enquête publique.
On va tourner la page. On ne va pas perdre de temps avec une enquête publique, a affirmé M. Ford vendredi, en marge de l'inauguration officielle de la ligne d'Eglinton.
Les partis d'opposition provinciaux et des élus municipaux soutiennent, au contraire, qu'une enquête publique est essentielle pour aller au fond des choses et éviter la répétition des mêmes erreurs.
Il faut être un peu plus positif, mon ami, répond M. Ford à un journaliste qui lui demande si l'ouverture du train d'Eglinton devrait être matière à célébrations.
Je ne vois pas le verre à moitié vide. On construit le plus gros réseau de transport en commun en Amérique du Nord. Il va y avoir des cahots.
Michael Lindsay, PDG de l'agence provinciale Metrolinx qui a géré la construction de la ligne 5, assure que des leçons ont déjà été tirées du projet d'Eglinton, en matière d'octroi de contrats, notamment. Des leçons qui sont appliquées, dit-il, pour la construction de la ligne Ontario, une nouvelle ligne de métro à Toronto.
Sans s'excuser explicitement, M. Ford dit qu'il prend l'entière responsabilité des ratés du train léger d'Eglinton, mais les progressistes-conservateurs soulignent que le projet avait été lancé par le gouvernement libéral précédent.
La mairesse de Toronto, Olivia Chow, a elle aussi rejeté l'idée de demander à la province de lancer une enquête publique, affirmant qu'il était trop tard.


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