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Des cris d’enfants en pleine prière, ça ne s’invente pas. À Bois des Singes, dans l’arrondissement de Douala II, un culte dominical a viré à la scène surréaliste le 6 septembre dernier. Le pasteur Johnson E., 49 ans, mécanicien-chauffeur de profession selon sa CNI, a fini à l’hôpital après avoir consommé un thé « fortifiant » venu d’Inde. La police évoque une affluence inhabituelle ce jour-là.
Un thé « fortifiant » et un prêche qui dérape
Tout commence vendredi, lors d’une nuit de prière. Johnson invite les fidèles à ne pas manquer le culte du dimanche, insistant particulièrement pour que les jeunes, élèves et étudiants soient de la partie. Il promet, pour ainsi dire, de faire pleuvoir des grâces.
Ce dimanche est un jour chargé pour le « pasto ». Le programme prévoit des prières spéciales pour les apprenants, les malades, les porteurs de dossiers, les aspirants voyageurs bloqués. Avant le service, Johnson demande à Helena, une brebis de l’assemblée, de lui préparer son petit-déjeuner avec un paquet de thé reçu d’un fidèle revenu d’Inde. Un sachet, et hop.
Vu qu’il compte bosser sans interruption jusqu’à résolution de tous les problèmes des fidèles, Johnson demande à Helena d’en faire une infusion douce. Il boit, il mange, il sort prêcher.
Une érection qui alerte le voisinage
Pendant l’office, le pasteur affiche une énergie d’athlète. Sa voix est tonique, ses gestes aussi. À un moment, il enchaîne des sautillements et clôt la séquence par un atterrissage de gymnaste. Et là, une protubérance apparaît sur son pantalon. Dans son élan, l’orateur ne remarque rien et continue de prêcher la Bonne nouvelle.
Mais des enfants ont relevé le renflement. D’autant plus que celui-ci se prolonge et s’allonge. Des cris fusent, le voisinage s’alerte, et la patrouille des Esir débarque pour trouver Johnson assis, mais sa virilité toujours debout. Le culte, évidemment, a été interrompu.
Difficile de ne pas y voir un malentendu sur la notice du produit. Le mot « fortifiant » est polysémique, et Johnson aurait dû la lire avant de servir ce thé à tout le monde. La police, à l’écoute du récit d’Helena, a demandé à voir le carton en question.
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Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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