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La Ferme des Roumevies a encore raflé la mise au Concours général agricole du Salon de l'agriculture, avec neuf médailles.

Par Laetitia Lemaire Publié le 18 mars 2026 à 8h32
Depuis le temps qu’ils participent, il n’est pas exagéré de qualifier les éleveurs-gaveurs de la Ferme des Roumevies de « vieux briscards » du Concours général agricole (CGA). Au mur, dans leur magasin de vente directe, à Saint-Crépin-et-Carlucet, au bord de la route de Sarlat, les panneaux en haut des étagères ou les petits écussons sur les étiquettes des produits en témoignent : ils sont non seulement des habitués du CGA mais surtout des médailles qui y sont attribuées chaque année. Les trois métaux sont indistinctement représentés au fil des ans. Médaillé de bronze, d’argent ou d’or, pour des foies gras de canard ou d’oie, des rillettes ou des magrets séchés ou fumés, et de l’huile… en tout, en une décennie de participation, pas moins de 41 médailles ont été décrochées par cette exploitation familiale qui vise la constance autant que l’excellence.
Et pourtant, Lucas Leymarie s’avoue toujours aussi anxieux à cette période de l’année. « Quand on sait que c’est le concours, il y a deux soirs où on stresse un peu. Samedi et dimanche, on attend que le téléphone sonne et que les mails arrivent », sourit celui qui représente la 18e génération d’agriculteurs sur la Ferme des Roumevies avant d’ajouter : « Ça me stresse plus que quand j’ai passé mes examens. Pour le BTS ou le bac, je n’en avais à peu près rien à faire parce que je savais ce que je voulais faire de ma vie et que ce n’était pas les études qui allaient m’empêcher d’y arriver. Un concours, ce n’est pas pareil ; on ne maîtrise rien. »
Jusqu’à présent, le record datait de 2024 et était établi à sept médailles. Il a sauté cette année avec neuf médailles ramenées de Paris : quatre – dont trois en or, une en argent – pour les foies gras, rillettes et magrets, et – « c’est une nouveauté, on a fait un gros coup » – cinq pour les huiles de noix (deux en or, deux en argent et une en bronze).
Lucas Leymarie ne boude pas sa fierté ni son plaisir. D’autant que, sur cette brassée de médailles, « tout le monde a été un peu récompensé ». Il s’explique : « Pour la petite histoire, sur la partie huile de noix, c’est mon père qui a travaillé les assemblages ; comme pour le vin, il a tenté des choses. Pour la partie canards, le magret qui a eu la médaille d’or a été géré par ma mère, et les rillettes d’oie médaillées d’or ont été cuisinées par l’équipe au labo. Quant à moi, j’ai eu des médailles sur les foies gras d’oie. »
À la Ferme des Roumevies, c’est donc toujours et depuis toujours une affaire de famille et de collectif.
Article à lire en intégralité dans Réussir le Périgord du 13 mars 2026
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