NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Originaire de Tunisie, Omar Ben Chedli a toujours rêvé de posséder son propre restaurant. Le rêve de cet immigrant maintenant établi à Rouyn-Noranda pourrait bientôt devenir réalité.
Chef cuisinier et directeur du Pub Goût Gueule, sur l’avenue Larivière, M. Ben Chedli se prépare à prendre la relève du propriétaire Kevin Turgeon, qui est prêt à vendre son entreprise pour s’attaquer à de nouveaux projets.
Avant d'atterrir au Goût Gueule, c’est par un passage au restaurant La Cage de Rouyn-Noranda que le parcours de M. Ben Chedli a démarré au Québec.

Omar Ben Chedli a toujours rêvé d'avoir son propre restaurant. Kevin Turgeon et lui-même y travaillent puisque ces deux partenaires préparent la passation des pouvoirs au Pub Goût Gueule.
Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir
Ils sont venus en Tunisie pour faire du recrutement. J’ai commencé comme cuisinier et, après six mois, je suis devenu chef cuisinier, relate-t-il.
Bien qu’il aime ce travail, Omar Ben Chedli estime qu’il ne lui permet pas de laisser place à toute sa créativité.
Le seul hic à La Cage, c’est que je ne pouvais pas créer mes affaires à moi. Je ne pouvais pas créer mes plats, je ne pouvais pas donner ma touche à moi dans le resto, explique-t-il.
Fort de longues années de formation et d’une expérience de travail comme intendant de l’ambassade de France en Tunisie, notamment, ce passionné s’estime mûr pour un défi plus relevé.

Omar Ben Chedli dispose d'une impressionnante feuille de route en restauration et en événementiel, car il a notamment été intendant pour l'ambassade de France en Tunisie.
Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir
Son ancienne patronne à La Cage connaît bien Kevin Turgeon. Elle les a donc mis en contact.
On a eu un bon fit, dit d’emblée cet homme d’affaires. Omar m’a parlé un peu de ce qu’il voulait, de ce qu’il visait, ses objectifs, son plan. Omar avait un plan d’affaires très solide. Il connaît exactement les menus, les coûts de main-d'œuvre, de la nourriture. C’est un gars très structuré et très talentueux.
L’arrivée d’Omar au Pub Goût Gueule arrive à point. Après une décennie dans le monde de la restauration, Kevin Turgeon se dit quant à lui prêt pour un nouveau projet dans un autre secteur.
J’ai envie d’aller apprendre autre chose. C’était déjà prévu à la base, quand j’ai acheté le restaurant, que c’était pour 10 ans, affirme-t-il.
À la hauteur du défi
Une telle reprise de restaurant représente un défi de taille. Les deux hommes en sont conscients.
Kevin Turgeon, qui s’engage à mentorer son partenaire d’affaires actuel, est persuadé que ce dernier possède les qualités pour réussir.

Kevin Turgeon est propriétaire du Pub Goût Gueule à Rouyn-Noranda depuis une dizaine d'années.
Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir
Quand il est venu faire son premier tour, il regardait et s’imaginait tous les équipements et leur [futur] emplacement. Tout est prêt et structuré. À ce moment-là, avec un aussi beau background, un aussi bon plan et quelqu’un qui est prêt à faire autant d’efforts, c’est dur de croire qu’il pourrait ne pas avoir de succès, estime-t-il.
Même si rien n’est encore conclu, Omar Ben Chedli sent qu’il s’approche de son objectif.
C’est mon rêve depuis que je suis tout jeune. Avant d’arriver ici, j’ai dit à ma femme : "Donne-moi cinq ans et j’aurai mon resto." Là, je suis pile poil à cinq ans.
Le défi demeure de taille pour cet homme qui supervise désormais les équipes en cuisine au Goût Gueule et qui doit subvenir aux besoins d’une famille de deux enfants.
C’est un très grand défi, reconnaît M. Ben Chedli. Gérer la famille, gérer les dépenses de la famille et tout ça... Dans la restauration, la banque, ils ne te donnent pas facilement un prêt. C’est un projet à haut risque, donc il te faut une bonne mise de fonds.
Sans vouloir entrer dans les détails, Kevin Turgeon soutient que les deux partenaires s’affairent présentement à établir des paramètres qui faciliteront l’achat du restaurant par Omar.
« C’est possible », dit la SADC
Questionné sur les obstacles associés à de tels transferts d’entreprises dans le domaine de la restauration, le directeur général de la SADC de Rouyn-Noranda, Jocelyn Lévesque, affirme que c’est possible, mais il concède que le défi sur le plan du financement peut s’avérer complexe.
Souvent, pour les financiers qui peuvent faire des injections de fonds, il n’y a pas de garanties. On est sur une valeur d’organisation basée sur le passé, mais est-ce que le passé va être garant de l’avenir? soulève-t-il.
Pour atténuer le risque, Jocelyn Lévesque soutient que les institutions financières ou les organisations comme la sienne vont parfois demander une plus grosse mise de fonds avant d’autoriser un prêt.

Jocelyn Lévesque est le directeur général de la SADC de Rouyn-Noranda.
Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir
Tout est dans la valeur de l’entreprise. Quand on a des restaurants ou des commerces de détail comme ça, il faut se demander : où est la valeur de l’entreprise? Est-ce que c’est dans mes recettes? Est-ce que c’est dans mon inventaire? Souvent, on va dire que c’est dans les employés clés, mentionne-t-il.
D’après Jocelyn Lévesque, les employés clés sont les premières personnes vers qui un propriétaire devrait se tourner lorsque celui-ci est prêt à vendre son commerce étant donné le savoir-faire et l’expertise qu’ils possèdent.
Il est déjà dans la boîte. C’est bien mieux que de rentrer quelqu’un de nouveau qui ne sait pas comment faire et qu’on ne sait pas comment il va "fitter" avec l’équipe.
Malgré les défis, M. Lévesque encourage les gens à se lancer dans le repreunariat.
Il y a vraiment de belles relèves d’entreprises de possibles. C’est le fun de savoir qu’il y a des entreprises qui perdurent dans le temps, que ceux qui ont porté ça à bout de bras réussissent à revendre et à recevoir de l’argent. C’est plus facile d’y aller avec des relèves d’entreprises que de démarrer. C’est de trouver le bon mix, la bonne recette, mais c’est faisable, termine-t-il en ajoutant qu’il existe des programmes de financement, notamment pour la jeune relève en affaires.


3 month_ago
42



























.jpg)






French (CA)