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Le président américain a estimé, samedi, qu’il fallait devancer Pékin dans ce domaine stratégique, en réponse aux inquiétudes des leaders de l’IA face aux capacités croissantes de leurs modèles. Un débat qui s’installe sur fond d’échéance électorale avant les midterms et de difficultés de financement pour les géants du secteur.

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Le président américain Donald Trump, à Doonbeg, en Irlande, le 13 septembre 2026. Le président américain Donald Trump, à Doonbeg, en Irlande, le 13 septembre 2026.

C’est le week-end où les « doomers », ces scientifiques qui prédisent que l’intelligence artificielle (IA) peut détruire l’humanité, naguère marginaux, ont été mis au cœur du débat politique. Ils ont été, au moins en apparence, éconduits par Donald Trump. Samedi 12 septembre, Dario Amodei, le patron d’Anthropic, leader mondial de l’IA a proposé une pause dans la course à cette technologie. « Nous devons ralentir la cadence à laquelle nous améliorons les capacités des modèles d’IA. Les progrès sembleront toujours rapides, et nous devons mettre à profit, avec sagesse, le temps ainsi gagné », écrit Dario Amodei, qui propose de faire évaluer ses modèles par des examinateurs indépendants.

Fait inhabituel, il a été rejoint par son rival Sam Altman, patron fondateur d’OpenAI, et Elon Musk, lui aussi fondateur d’OpenAI. « Je suis d’accord avec Dario : nous devons gérer le rythme de progression à la frontière technologique », écrit sur X Sam Altman. « Dario a raison », renchérit Elon Musk, qui rappelle qu’il « tire la sonnette d’alarme sur l’IA depuis longtemps » et reproduit un tweet de 2014 où il estime que l’IA « est potentiellement plus dangereuse que les armes nucléaires ».

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