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Par Adrien Bez
Le 2 mai 2026 à 09h04
Le fondateur de l’organisation antifasciste, dont la dissolution a été confirmée jeudi par la plus haute instance administrative, a regretté vendredi de ne pas avoir pu lui «dire au revoir».
Passer la publicité Passer la publicitéLa Jeune Garde n’est plus, mais Raphaël Arnault, son fondateur, l’assure : «Croire qu’on va se débarrasser de l’antifascisme en dissolvant des organisations comme La Jeune Garde, c’est se mettre le doigt dans l’œil.» Au micro d’ICI Vaucluse vendredi en marge du défilé du 1er mai à Avignon, le député insoumis est revenu sur la dissolution du mouvement d’ultragauche qu’il a créé en 2018, décidée en Conseil des ministres en juin 2025 après des rixes violentes survenues à Strasbourg, Paris et Lyon durant les deux années précédentes. Jeudi, le Conseil d’État a rejeté le recours de La Jeune Garde, entérinant sa disparition.
«Ce qui nous a le plus atteint collectivement, c’est qu’on n’a pas pu dire au revoir à notre organisation comme on le souhaitait, dans des conditions qui sont celles que vous connaissez, avec le drame de Lyon», déplore Raphaël Arnault, en référence à la mort en février du militant nationaliste Quentin Deranque. Plusieurs des agresseurs présumés étaient membres de La Jeune Garde et proches de Raphaël Arnault, qui dénonce tout de même une «cabale médiatique» et des «fantasmes» sur son organisation. Une enquête a par ailleurs été ouverte fin février après un signalement du ministère de l’Intérieur soupçonnant une reconstitution du mouvement antifasciste
«Le but, c’est que l’antifascisme perdure»
L’Insoumis, député de la 1ère circonscription du Vaucluse, vante un «outil organisationnel très intéressant». «Je suis fier de son bilan sur plein d’aspects. Maintenant, le but, c’est que l’antifascisme perdure bien au-delà de La Jeune Garde. Toutes les luttes sur lesquelles on a obtenu victoire ces dernières années, c’était La Jeune Garde avec la CGT, avec le Parti communiste, avec La France insoumise, avec des associations, avec des Écologistes», poursuit-il.
Jeudi, le Conseil d’État a estimé que la décision de dissoudre La Jeune Garde était «adaptée, nécessaire et proportionnée à la gravité des atteintes portées à l’ordre public». «La Jeune Garde a mené et incité à commettre des agissements violents de confrontation et d’exclusion physique de l’espace public, tant par le comportement de ses membres que par ses soutiens à certains comptes sur les réseaux sociaux et son absence de réaction à leurs contenus», souligne le Conseil d’État dans un communiqué.
Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a estimé dans un message posté sur X qu’il s’agissait d’une «décision importante pour la défense de l’ordre public et de nos valeurs républicaines». «La violence n’aura jamais le dernier mot. Ce ne sera jamais un mode d’expression», ajoute-t-il.


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