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Un envoi de troupes au sol en Iran représenterait une "perte de temps", a estimé jeudi soir le président américain Donald Trump auprès de la chaîne NBC News, jugeant une telle option superflue.
"C'est une perte de temps. Ils ont tout perdu. Ils ont perdu leur marine. Ils ont perdu tout ce qu'ils pouvaient perdre", a-t-il déclaré à la chaîne américaine.
Invité à réagir une déclaration du chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, selon qui une opération au sol américaine se solderait pas un "désastre", M. Trump a estimé qu'il s'agissait de "propos inutiles".
Jeudi, M. Araghchi avait déclaré, déjà sur NBC, que les responsables iraniens étaient "préparés à toute éventualité, même à un débarquement". "Nous les attendons (les ennemis, NDLR). Nous avons la certitude de pouvoir les affronter et que ce serait un désastre pour eux", avait-il ajouté.
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Suite à la guerre, Lufthansa envisage des vols supplémentaires vers l'Asie et l'Afrique
Le groupe aérien allemand Lufthansa, maison-mère de Brussels Airlines, envisage d'ajouter des vols supplémentaires vers des destinations telles que Singapour, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud. Depuis le début de la guerre en Iran, la demande de vols long-courriers a en effet fortement augmenté, explique-t-il vendredi, "en particulier sur les liaisons vers et depuis l'Asie et l'Afrique".
En raison des tensions au Moyen-Orient, les grandes compagnies aériennes des États du Golfe, comme Emirates, Etihad et Qatar Airways, ne peuvent pratiquement plus voler depuis près d'une semaine. Or plusieurs aéroports de cette région sont traditionnellement des lieux de transit vers des destinations lointaines. Les voyageurs doivent donc chercher des alternatives pour s'y rendre ou en revenir.
Ces vols long-courriers peuvent être très lucratifs. Les prix des billets d'avion pour les liaisons vers l'Asie, par exemple entre Londres et Hong Kong, ont fortement augmenté, rapportait plus tôt cette semaine l'agence de presse Reuters.
Dubaï: alerte téléphonique aux habitants sur des "menaces potentielles de missile"
Les habitants de Dubaï ont reçu vendredi sur leur téléphone portable une alerte du ministère de l'Intérieur des Émirats arabes unis les exhortant à se mettre à l'abri en raison de "menaces potentielles de missiles", ont constaté des correspondants de l'AFP.
"Compte tenu de la situation actuelle et de la menace potentielle de missiles, mettez-vous immédiatement à l'abri dans le bâtiment sécurisé le plus proche et éloignez-vous des fenêtres, des portes et des espaces ouverts", indique l'alerte du ministère, alors que l'Iran poursuit sa campagne de représailles dans le Golfe.
La France va reprendre les vols de rapatriement
Paris va reprendre les vols de rapatriement de Français des Emirats arabes unis "dans les meilleures conditions de sécurité" possibles, a annoncé vendredi le ministre des Transports Philippe Tabarot.
Le rapatriement des Belges ne débutera pas aujourd'hui
Selon les informations de la VRT, la Belgique ne pourra pas débuter ce vendredi le raptriement des touristes belges présents au Moyen-Orient. La raison ? Notre pays n'a pas reçu les autorisations nécessaires de la part de l'Égypte pour survoler son espace aérien.
Normalement, un avion militaire aurait dû embarquer des touristes belges à Oman avec une escale en Égypte. Mais le pays africain n'a pas réussi à fournir les autorisations à temps. L'avion ne peut donc pas effectuer son voyage.
L'opération est donc reportée d'une journée.
Le Sri Lanka a pris le contrôle d'un navire de guerre iranien
Le Sri Lanka a pris le contrôle vendredi d'un navire de guerre iranien, après avoir évacué l'équipage qui avait signalé une avarie moteur, deux jours après le torpillage d'une frégate iranienne par les États-Unis.
Un haut responsable du gouvernement de l'île a indiqué que 204 marins, qui se trouvaient à bord de l'IRIS Bushehr, ont été transbordés sur trois navires de la marine sri-lankaise et sont désormais hébergés dans un camp militaire situé près de Colombo, la capitale.
Le président du Sri Lanka, Anura Kumara Dissanayake, a autorisé le navire iranien à pénétrer dans les eaux territoriales de l'île après que celui-ci eut signalé une panne sur l'un de ses deux moteurs. M. Dissanayake a expliqué avoir pris cette décision pour sauver des vies, les marins qui se trouvaient à bord ayant dit craindre que leur bâtiment soit pris pour cible, comme la frégate iranienne IRIS Dena coulée mercredi par l'armée américaine.
"Nous défendons jalousement notre politique de non-alignement tout en veillant à ce que les valeurs humanitaires et le sauvetage de vies humaines demeurent notre priorité absolue", a déclaré M. Dissanayake vendredi sur X. "En tant qu'État, le Sri Lanka est prêt à soutenir toute initiative visant à mettre fin aux hostilités et à faire prévaloir le principe d'humanité".
La marine srilankaise a retrouvé 84 corps de marins iraniens, 32 autres ont été secourus et les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver les 64 membres d'équipage toujours portés disparus.
Iran: plusieurs morts dans une attaque à Chiraz
Plusieurs personnes ont été tuées jeudi soir dans une attaque de missiles contre la ville de Chiraz, dans le sud de l'Iran, a affirmé vendredi l'agence de presse officielle Irna.
"Jeudi soir, un parc situé dans le quartier de Zibashahr à Shiraz a été la cible d'une attaque au missile menée par le régime criminel américano-sioniste", a écrit Irna sur Telegram.
"Selon les secours, plusieurs citoyens ont été tués ou blessés", a ajouté l'agence dans une rare évocation de victimes en province, précisant que "les opérations de sauvetage et d'évacuation des débris continuent".
Par ailleurs, l'armée israélienne a entamé vendredi une série de frappes "à grande échelle" sur Téhéran, disant viser les infrastructures du pouvoir, dans le cadre de ce qu'elle présente comme une nouvelle phase de son conflit contre l'Iran.
Plusieurs médias iraniens, dont la télévision d'État Irib, ont fait état tôt vendredi de séries d'explosions dans différents quartiers de la capitale, notamment à l'est et à l'ouest. L'armée israélienne a indiqué viser "l'infrastructure du régime" dans le cadre d'une vague de frappes "à grande échelle".
Liban: un média d'Etat fait état de raids aériens israéliens dans le sud du pays
L'agence de presse libanaise officielle Ani a fait état vendredi matin de frappes israéliennes nocturnes dans le sud du Liban, sans évoquer de victimes à ce stade.
D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm.
Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source.
Le Hezbollah libanais revendique des tirs de roquettes et d'artillerie vers Israël
Le Hezbollah libanais, mouvement chiite pro-iranien, a revendiqué vendredi des tirs d'artillerie et de roquettes vers des positions de l'armée israélienne près de la frontière.
"En réponse à l'agression criminelle israélienne qui a touché des dizaines de villes et villages libanais, y compris la banlieue sud de Beyrouth, les combattants de la Résistance islamique ont lancé une attaque (...) avec des salves de roquettes et des tirs d'artillerie", a écrit le Hezbollah dans un communiqué.
Au moment de l'attaque, vers 02H10 (00H10 GMT), des sirènes d'alarme ont retenti dans les localités israéliennes visées, sans qu'aucune victime ni dégât ne soient signalés.
Etihad va reprendre ce vendredi certaines liaisons commerciales avec Abou Dhabi
Etihad Airways va reprendre certaines liaisons commerciales avec Abou Dhabi ce vendredi et pour une dizaine de jours, a annoncé la compagnie aérienne émiratie sur son site internet. Les vols au départ ou vers Bruxelles ne sont pas repris dans la liste.
Entre le 6 et le 19 mars, Etihad desservira à nouveau 25 destinations, tant européennes (Londres, Madrid, Milan, Paris, Zurich...) qu'asiatiques (Bangkok, Hanoï, Séoul...), arabes (Ryad, Le Caire...) et américaines (New York, Toronto).
Les passagers qui ont vu leur voyage précédemment annulé en raison de la guerre qui fait rage depuis samedi dans la région du Golfe seront replacés sur ces vols "aussi rapidement que possible", précise la compagnie. Ils seront contactés par Etihad. Celle-ci mettra aussi en vente de nouveaux billets.
L'entreprise précise avoir pris cette décision "en concertation avec les autorités compétentes et après une évaluation approfondie de la sécurité". Ces vols ne seront opérés que si "l'ensemble des critères de sécurité sont remplis", insiste-t-elle.
Etihad Airways assure d'ordinaire un aller-retour quotidien entre Brussels Airport et l'aéroport international d'Abu Dhabi.
Les pays du Golfe comme les Émirats arabes unis, le Qatar ou Dubaï constituent d'importantes plateformes de correspondance ("hubs") aéroportuaires entre les Amériques, l'Europe, l'Asie et l'Océanie. Leurs activités sont mises à mal depuis l'attaque israélo-américaine portée samedi contre l'Iran. La République islamique a en effet riposté en ciblant ses voisins du Golfe qui abritent des forces militaires américaines. En conséquence, la plupart de ces pays ont fermé leur espace aérien.
Certains avions Emirates ont encore quitté Dubaï jeudi, tandis que Qatar Airways a suspendu ses opérations à Doha jusqu'à nouvel ordre.
Les Gardiens de la Révolution annoncent tirer des missiles vers Tel-Aviv
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé vendredi avoir tiré des missiles et des drones en direction de Tel-Aviv, en Israël.
"L'opération comprend une attaque combinée de missiles et de drones, ainsi que le lancement d'un barrage de missiles Kheibar, visant des cibles situées au coeur de Tel-Aviv", selon un communiqué des Gardiens cité par l'agence officielle Irna.
Beyrouth et Abou Dhabi ciblés
Jeudi, les tensions ont continué à se propager au Moyen-Orient. Des missiles tirés depuis l'Iran ont été interceptés au-dessus d'Israël, des explosions ont été signalées à Abou Dhabi et l'armée israélienne a appelé les habitants de la banlieue sud de Beyrouth à évacuer.
Le bilan humain a continué de s'alourdir et le conflit perturbe désormais fortement le trafic maritime et aérien dans le Golfe, où des milliers de marins et de passagers restent bloqués.
Les conclusions du CNS présentées à la chambre : les touristes belges au Moyen-Orient rapatriés dès ce vendrediConseil national de sécurité
En Belgique, un Conseil national de sécurité (CNS) s'est réuni pour évaluer les conséquences du conflit. Le Premier ministre Bart De Wever a indiqué que le gouvernement se concentrait sur trois priorités : la sécurité des Belges présents dans la région, l'impact sur la politique nationale et internationale, et les répercussions économiques, notamment autour du détroit d'Ormuz. La protection de plusieurs ambassades à Bruxelles a également été renforcée, tandis qu'aucun déploiement de soldats dans les rues n'est prévu pour le moment.
Plusieurs dizaines de Belges ont par ailleurs commencé à être rapatriés du Golfe. Certains ont déjà pu quitter la région via des vols organisés par le Luxembourg depuis Oman, et d'autres retours sont en préparation. Au total, 51 Belges doivent être évacués grâce à cette coopération. Des vols militaires belges doivent ensuite les ramener vers Bruxelles, pour un coût annoncé de 600 euros par passager.
600 euros par personne pour être rapatrié du Moyen-Orient : Maxime Prévot s'explique et répond aux critiquesTrump doit "être impliqué" dans la succession de Khamenei
Donald Trump a affirmé qu'il devait être impliqué dans le choix du successeur du guide suprême iranien Ali Khamenei, rejetant explicitement l'hypothèse d'une succession par son fils Mojtaba Khamenei. Le président américain a expliqué qu'il ne considérerait pas cette option comme acceptable et qu'il souhaitait voir émerger un dirigeant capable d'apporter "paix et harmonie" à l'Iran.
Réunion de crise sur l'Iran : Boris Dilliès, un "nouveau shérif" aux leviers limités

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