Le ministre Jean-Noël Barrot a indiqué samedi s'être entretenu avec Cécile Kohler et Jacques Paris, retenus à l'ambassade de France à Téhéran. « Nous allons continuer de tout faire pour obtenir leur retour en France immédiat », a dit le ministre, alors que la capitale iranienne ploie sous les bombes américano-israéliennes depuis une semaine.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 20:34 | mis à jour aujourd'hui à 20:44 - Temps de lecture :

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Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a dit samedi s'être entretenu avec Cécile Kohler et Jacques Paris, libérés de détention en novembre et assignés à l'ambassade de France à Téhéran, la capitale iranienne touchée depuis une semaines par des frappes américano-israéliennes.

« Je me suis entretenu aujourd'hui avec eux. Ils traversent une épreuve très difficile et ils font preuve, comme depuis bientôt quatre ans, d'un courage extraordinaire », a déclaré le ministre sur France 5. « Nous allons continuer de tout faire pour obtenir leur retour en France immédiat et leur libération définitive », a-t-il ajouté, précisant avoir « passé des messages » en ce sens à son « homologue iranien ».

Photo Sipa/Aurelien Morissard/AP

Photo Sipa/Aurelien Morissard/AP

Jean-Noël Barrot s'est entretenu mercredi avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi. Le ministre a écarté à ce stade l'hypothèse d'une évacuation de l'ambassade de France.

Leurs familles « très inquiètes »

« Le personnel diplomatique présent à Téhéran mène sa mission dans un contexte très dégradé, en faisant preuve de beaucoup de dévouement. Et une partie de la mission, c'est précisément d'assurer la sécurité de Cécile Kohler et Jacques Paris. (...) Ils continueront d'appliquer leur mission. C'est leur honneur », a-t-il dit.

Les familles de Cécile Kohler et Jacques Paris s'étaient dites mardi « très inquiètes » au vu des nombreux bombardements frappant la capitale iranienne.

Après plus de trois ans de détention, les deux Français avaient été condamnés en octobre dernier respectivement à 20 et 17 ans de prison pour espionnage au profit notamment d'Israël, puis libérés début novembre mais avec l'interdiction de quitter le territoire iranien.
Ils sont en attente d'un potentiel échange avec une ressortissante iranienne, Mahdieh Esfandiari, que la justice française a condamné à un an de prison ferme fin février.

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