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L’école Angik de Paulatuk parvient à rester ouverte grâce au dévouement de quatre femmes qui assurent le rôle de remplaçantes.
Le directeur de l’école, Kyle Sagert, souligne que, sans leur intervention, l’école aurait dû fermer à plusieurs reprises cette année.
Trois d’entre elles, Nikki Ruben, Katelinne Ruben et Bertha Ruben, ont terminé leurs études secondaires il y a quelques années à peine. Cette année, elles ont évolué vers le rôle de remplaçantes à l’avant de la classe. Pour sa part, Christen Green fait déjà de la suppléance depuis plusieurs années.
Des connaissances incomparables
Kyle Sagert est convaincu que la familiarité avec l’école et ses élèves est un atout majeur.
Elles comprennent la culture, la langue et les valeurs communautaires, précise-t-il. Elles ont déjà établi cette relation avec les élèves, ce qui est une partie importante de l’enseignement dans le Nord.
Alors que la plupart des enseignants des Territoires du Nord-Ouest viennent d’ailleurs, Nikki Ruben met également l’accent sur l’importance d’avoir des membres de la communauté qui travaillent à l’école.
Je crois que c’est plus facile pour les jeunes lorsqu’ils voient un visage familier, une personne avec qui ils peuvent s’identifier, soutient-elle.
Ce confort est réciproque, ajoute la jeune femme, qui a elle-même obtenu son diplôme de l’école en 2024.
Les enfants sont tous fantastiques. J’aurais pensé être plus stressée, mais finalement, ça va bien.
Elle aime particulièrement donner des cours d'anglais, en raison du contenu abordé. Par exemple, les élèves de la 7e, 8e, et 9e année se sont récemment plongés dans l’étude de l’Égypte antique.
Ils ont participé à une chasse au trésor avec des faits cachés partout dans la salle de classe, explique la suppléante. J’ai moi-même appris plusieurs choses.
Des futures professionnelles ?
Environ 80 élèves fréquentent l’école Angik; ils sont répartis dans cinq classes, allant de la prématernelle à la 12e année.
Katelinne Ruben se réjouit d’entendre les récits des jeunes, en particulier lorsqu’ils partagent leurs aventures vécues dans leur région.
Elle souligne que l’école propose aux élèves de se rendre fréquemment sur le territoire, comme une sortie de pêche chaque mois d’avril.
Il y a plusieurs élèves qui n’y auraient pas accès autrement, ajoute-t-elle.
Christen Green poursuit elle-même ses études pour devenir travailleuse sociale, mais son expérience comme suppléante l’amène à se questionner sur le fait de vouloir faire carrière dans l’enseignement.
Si c’est le cas, le directeur Kyle Sagert est prêt à l’aider. Il reconnaît toutefois que ce n’est probablement pas l’avenir que désirent toutes les suppléantes.
Elles font toutes du bon travail jusqu'à présent, mais devenir enseignante implique plusieurs années d'études. Espérons pouvoir les encourager à suivre cette voie.
Avec les informations de Liny Lamberink


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