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Les admirateurs de l’équipe olympique canadienne sont sur le point de disputer leur propre compétition. La dernière vente aux enchères de la maison Heffel, qui propose des trésors de La Baie d’Hudson, comprend des souvenirs olympiques canadiens.
Plusieurs vestes de l’équipe canadienne signées par des athlètes olympiques et des médaillés sont mises en vente dans le cadre de cette vente aux enchères en ligne lancée mardi, qui se terminera le 19 février.
Sont également proposés des uniformes de porte-drapeau et de porteur de flamme des Jeux olympiques de 2010 à Vancouver, une veste confectionnée pour les Jeux du Commonwealth de 1998 à Kuala Lumpur et plusieurs manteaux et tenues de l’équipe canadienne des 20 dernières années.
La Baie d’Hudson a conçu bon nombre de ces pièces au cours de ses 16 années en tant que fournisseur officiel de l’équipe canadienne, bien que la veste des Jeux du Commonwealth ait été fabriquée par Zellers, un grand magasin racheté par La Baie en 1978. Zellers appartient désormais à la famille Benitah, active dans le commerce de détail.

La vente aux enchères comprend des vestes autographiées comme celle-ci pour les JO d'hiver de Turin en 2006.
Photo : La Presse canadienne / Maison Heffel
La Baie d’Hudson, la plus ancienne entreprise canadienne qui s’est placée sous la protection de la loi sur la faillite l’année dernière, vend aux enchères depuis novembre sa collection de 4400 œuvres d’art et artefacts afin de générer des liquidités pour rembourser ses créanciers.
À ce jour, Heffel a organisé une vente aux enchères en direct et deux ventes en ligne pour vendre les œuvres d’art de La Baie. La vente aux enchères en direct a rapporté un total de 4,9 millions de dollars, tandis que les deux premières ventes en ligne ont rapporté respectivement 2,5 millions et 445 000 $, selon les documents judiciaires déposés mardi. Le prix d’adjudication ne comprend pas les taxes de vente et les primes versées au commissaire-priseur.
La vente aux enchères annoncée mardi est la troisième vente en ligne organisée par Heffel pour le compte de La Baie d’Hudson. Une quatrième est prévue en mars et deux autres devraient suivre, selon les documents déposés.
Aussi de l'art et des peluches
Si les vestes olympiques ornées des signatures des athlètes constituent l’un des points forts de cette vente aux enchères, on y trouve également des chapeaux en peau de mouton, des bagages, des pièces de monnaie, des broches et des écharpes de l’équipe canadienne.
La vente aux enchères propose également des œuvres d’art contemporain et d’après-guerre de Max Ackermann et Kuba Bryzgalski ainsi qu’une reproduction encadrée de la première page de la charte de 1670 qui a donné naissance à la Compagnie de la Baie d’Hudson.
L’original a été acheté pour 18 millions à la fin de l’année dernière par les familles Thomson et Weston afin d’être donné aux Archives du Manitoba, au Musée du Manitoba, au Musée canadien de l’histoire et au Musée royal de l’Ontario.
La partie Barbie de la collection mise aux enchères comprend les Barbies Zellers, Barbie on Bay, Arcadian Court, Governor’s Ball et Calvin Klein Jeans.
Une version ours de la mascotte de Zellers, Zeddy, ainsi que plusieurs ours en peluche portant des pulls et des écharpes La Baie sont également disponibles.
De nombreux articles rappellent les origines de La Baie d’Hudson en tant que société de commerce de fourrures. On y trouve, par exemple, une blouse de laboratoire de classificateur de fourrures, ainsi que des chapeaux haut-de-forme en vison, en laine, en castor et en cuir, six carnets d’acheteurs contenant des notes manuscrites et des échantillons de tissus, et un coupe-papier provenant de la Governor and Company of Adventurers of England, qui était le nom d’origine de La Baie.
Les articles liés à l’époque où la société exploitait de grands magasins sont également très présents. On trouve notamment une robe de mariée de 1928 et son coffret, de la vaisselle, des tasses et des soucoupes, une glacière de pique-nique, une veste de style universitaire et une enseigne qui ressemble aux plaques arborant les armoiries récemment retirées de son magasin phare du centre-ville de Toronto.
Pour compléter les articles mis aux enchères, on trouve de nombreux calendriers produits par La Baie d’Hudson entre 1913 et 1970 et distribués gratuitement dans ses grands magasins et ses comptoirs commerciaux.
Certains des articles de cette vente aux enchères, comme les ours en peluche, ont une valeur estimée à seulement 25 $, tandis que les vestes olympiques devraient valoir quelques centaines de dollars et les peintures, plusieurs milliers de dollars.
Les maisons de vente aux enchères comme Heffel attribuent régulièrement aux articles des estimations prudentes qui sont systématiquement dépassées.


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