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La commission des parcs de Vancouver a approuvé des projets inusités pour assurer l’avenir de deux de ses parcs les plus connus : le parc Stanley et le parc Queen Elizabeth.
Il s'agit d'un projet de tyrolienne et de parcours de la canopée sur passerelles suspendues pour le parc Queen Elizabeth, et de la reconnexion de l'étang Lost Lagoon à l’anse Burrard dans le cas du parc Stanley.
Retrouver la lagune perdue du parc Stanley
Les commissaires ont appuyé l’idée de reconnecter l’étang Lost Lagoon du parc Stanley avec l’anse Burrard et ordonné à ses fonctionnaires d’entamer les discussions avec les autres autres parties prenantes pour que le projet soit financé par tous ceux qui en profiteront.
À l’origine, le Lost Lagoon n’était pas un étang, mais un marais salé et une vasière qui servait de garde-manger aux peuples autochtones habitant dans le secteur.
La zone a été coupée de l’anse Burrard en 1916, quand la chaussée menant au parc a été construite. Cette chaussée forme aujourd’hui une portion de la route 99 qui mène à Whistler.
La situation actuelle n’est pas durable pour l’environnement ou les visiteurs, selon le rapport qui a été préparé par les fonctionnaires municipaux pour permettre aux élus de prendre une décision.
Au fil du temps, la qualité de l’eau s’est dégradée. À cause de ça, ces dernières années, on a observé beaucoup de floraisons d’algues, une eau qui est très verte et même des mortalités de poissons qui produisent au manque d’oxygène dans ce lac artificiel, explique Annie Chalifour, biologiste aquatique et écotoxicologue pour le groupe de consultants environnementaux LGL.
La situation pourrait être améliorée, disent les fonctionnaires municipaux dans leur rapport aux élus : L’idée de refaire le lien entre l’étang et les marées de l’océan est une occasion de rétablir la qualité de l’eau, l’habitat [et] la biodiversité. [...] Cette solution permet également une adaptation aux changements climatiques et à la hausse du niveau des océans tout en faisant un pas de plus vers la réconciliation avec les Premières Nations.
Annie Chalifour renchérit : Ça va amener la réintroduction d’espèces littorales, comme les palourdes, les moules, les crabes et d’autres invertébrés benthiques. Il va y avoir possiblement plus d’oiseaux migratoires, comme les bécasseaux, qui vont revenir pour se nourrir sur ce nouveau littoral-là, et une recolonisation de la végétation aquatique, comme les austères ou les quenouilles, par exemple.
Les Premières Nations de la région, les Musqueams, les Squamish et les Tsleil-Waututh, s’intéressent au projet. Elles veulent participer aux discussions afin d’assurer leurs droits, de protéger les espèces qui leur sont traditionnellement importantes et de transmettre leurs connaissances traditionnelles de l’endroit.
Le coût estimé du projet est de 30 millions de dollars, et les fonctionnaires notent qu’un important travail d’information auprès des citoyens et des visiteurs reste à être fait.

Le parc Queen Elizabeth offre un panorama prisé de Vancouver et des montagnes de la rive nord de l'anse Burrard.
Photo : maggie macpherson/cbc
Tyrolienne et passerelles au parc Queen Elizabeth
Le projet de tyrolienne et de parcours sur passerelles du parc Queen Elizabeth, quant à lui, s’inscrit dans le plan de développement sur 25 ans adopté par la commission des parcs de Vancouver. Ce plan propose la poursuite de l’équité, de la connectivité et de l’accès aux parcs ainsi qu'aux activités récréatives pour tous.
Les commissaires croient que le projet de tyrolienne en période estivale et de parcours sur passerelles offert toute l’année répond aux objectifs, et ils ont approuvé la négociation d’une entente de cinq ans en ce sens.
L’idée n’est pas venue de la commission, mais plutôt de la proposition non sollicitée d’un entrepreneur.
Des citoyens se sont opposés au projet, citant l’incidence sur la tranquillité du parc, sur sa flore ainsi que sur les oiseaux qui y résident ou qui y passent en période de migration.
Blair Worrall habite tout près du parc, qu’il visite fréquemment. Il a fait part au conseil de ses appréhensions quant à l’effet des cris des amateurs de tyroliennes quand il visitera les canards de l’étang du parc en compagnie de ses amis. J’ai eu l’impression que tout ce qui comptait, c’est de générer des revenus, d’attirer plus de touristes au parc pour qu’ils y dépensent de l’argent, a-t-il fait savoir à sa sortie de la réunion des commissaires.
La commission des parcs croit qu’un premier contrat sur cinq ans permettra d’évaluer la pérennité du projet et ses effets sur l’écosystème du parc.
Il y a déjà eu une tyrolienne au parc Queen Elizabeth pendant quelques mois, en 2015, pour célébrer les 75 ans de l'endroit.
Avec les informations de Nono Shen


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